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CULTURE

[CULTURE-LIVRE] – L’écrivain panafricaniste sénégalais Mimo Dia Leydimen signe avec son nouvel ouvrage « Nos larmes noires »

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C’est seulement quelques mois après la sortie de son premier ouvrage, un essai « L’Afrique humiliée, l’enfer de la vérité » dont la journée de dédicace s’est tenue au mois de septembre 2021, que l’écrivain panafricaniste sénégalais Mimo Dia Leydimen nous revient avec une nouvelle production cette fois-ci littéraire « Nos larmes noires » chez les Éditions l’Harmattan. 

Dans cet ouvrage qu’on peut classer dans le domaine de littéraire engagée, il traite de la géopolitique et de l’histoire de l’Afrique, des problèmes ethniques, de guerres religieuses, de l’organisation de la société noire africaine et de la négrophobie. Des thèmes comme l’égoïsme, des fléaux comme l’ethnocentrisme chez les noirs africains mais aussi et surtout le racisme que les peuples d’Afrique subissent en occident, leur nouvelle terre d’immigration et d’installation y sont également traités.

La question malienne est abordée dans ce livre dans un contexte politique assez tendu. On y retrouve des passages édifiants sur la chute de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta mais aussi les déboires de son fils se montant sur un yatch en bonne compagnie. La question des coups d’état qui se sont succédés dans le pays a été traitée de manière explicite dans ce livre.

Les Peuls, ce peuple nomade depuis des millénaires, leur origine, leur histoire, leur croyance religieuse, leur système d’organisation sociétale, leur hiérarchisation clanique, tribale et surtout la question des castes entre autres, a été étudiée, analysée dans ses plus fins détails. Les guerres de religion des Peuls en Afrique, l’installation de l’islam, l’histoires des conquérants Peuls entre le 17ème et le 18ème siècle à leur tête Cheikh Omar Foutiyou Tall, et autres conquérants ou chef de guerre ou de tribu comme Koly Tenghella Ba, Thierno Souleymane Baal, Soni Ali Ber, Ousmane Dan Fadio Dème et ou Ahmadou Amadou ont eu droit au chapitre. L’histoire de la formation de leur empire, leur longévité jusqu’à leur dislocation ; les différends entre les Dogons et les Peuls mais surtout la tuerie de ces derniers au Mali, au Burkina Faso, au Niger et en Centrafrique, est une problématique dont l’auteur a posé : « Pourquoi s’en prendre à la population peule quelque soit leur situation géographique ? Pourquoi ce massacre volontaire sur cette ethnie, et qui est derrière ces massacres ciblés ? »

Parler de la genèse des Peuls, fut aussi une occasion pour le panafricaniste de poser des questions contemporaines. C’est la raison pour laquelle, il fut nécessaire pour lui, de parler du racisme contre les noires en occident notamment en France, son pays de résidence. Le cas du feu docteur Amadou Barry, un professeur guinéen tué par un franco-turque Damien Aktaf a été abordé. Les causes, les conséquences, l’organisation des manifestations qui en sont découlées, mais aussi les avancements du dossier judicaire devant la justice française 

Une autre histoire poignante, celle de Sarah Baartman, la Vénus de Hottentote, cette femme d’origine sud-africaine, qui a été exposée dans un zoo humain parisien comme un animal, qui a été prostituée, mutilée génialement, chosifiée, son corps et ses organes génitaux exposés au musée de l’Homme de Paris, a été dressé dans cet ouvrage. L’objectif est de montrer oh combien, la barbarie humaine a été imposée à l’homme noir à travers les siècles.

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En sommes, vous pouvez découvrir de vous-mêmes les autres thèmes abordés dans ce livre « Nos larmes noires » de Mimo Dia Leydimen. Un livre qui promet de faire des émules dans le milieu des lecteurs férus d’histoire d’Afrique noire. 

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CULTURE

SÉNÉGAL – Hervé Samb : l’ambassadeur du Jazz Sabar sur la scène internationale

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Originaire de Rufisque, Hervé Samb s’est affirmé comme l’une des figures majeures du jazz sénégalais contemporain. Guitariste hors pair, compositeur et arrangeur audacieux, il se distingue par une créativité qui lui a ouvert les portes des scènes internationales. Très tôt, son talent éclate : à seulement 15 ans, il clôt l’édition 1993 du Festival de Jazz de Saint-Louis, succédant à des légendes comme McCoy Tyner et Jack DeJohnette, annonçant une carrière d’exception.

Au fil des ans, Samb a collaboré avec certains des plus grands noms de la musique mondiale, tels que Marcus Miller, Pat Metheny, Oumou Sangaré, Salif Keïta, David Murray et Meshell Ndegeocello. Sa véritable signature artistique réside dans le Jazz Sabar, une fusion novatrice qui mêle les rythmes traditionnels sénégalais, le jazz et des influences contemporaines. Ses albums témoignent de cette évolution : Cross Over (2009) et Time to Feel (2013) posent les fondations de son univers musical, Teranga (2018) affirme le Jazz Sabar comme style à part entière, Benn (2021) explore une dimension plus introspective, tandis que Jolof (2023) plonge dans l’histoire et la mémoire de l’ancien empire tout en affirmant une modernité enracinée.

Hervé Samb excelle également derrière la scène comme directeur musical et réalisateur. Il a dirigé les albums All Is Well et My World de Lisa Simone, ainsi que Climat d’Omar Pene, et a reçu de nombreuses distinctions, dont une nomination aux Grammy Awards pour l’album Holy Room de Somi, et une sélection au prix AUDELCO à New York pour sa direction musicale dans la comédie musicale Dreaming Zenzilé.

Toujours en quête de nouvelles explorations, Hervé Samb continue de captiver le public international. Entre héritage culturel et audace créative, il incarne l’excellence du jazz sénégalais et demeure une voix incontournable de la scène musicale africaine contemporaine.

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CULTURE

CÔTE D’IVOIRE – Josey dévoile « Raisonance », un album intime et puissant

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L’artiste ivoirienne Josey marque un tournant important dans sa carrière avec la sortie officielle de son nouvel album intitulé « Raisonance ». Composé de douze titres, ce projet se veut une plongée profonde dans les émotions humaines, un espace où la chanteuse explore ses propres vérités tout en cherchant à toucher celles de son public. Pour Josey, cet opus représente bien plus qu’une simple production musicale : c’est une œuvre assumée, intime et cohérente, pensée pour résonner avec les expériences personnelles des auditeurs.

Selon les informations révélées par Kawtef, les thèmes abordés dans « Raisonance » tournent autour de l’amour, de la résilience, de la quête d’harmonie intérieure et de la découverte de soi. Chaque morceau a été conçu comme une étape dans un voyage émotionnel, invitant l’auditeur à réfléchir, ressentir et parfois se reconstruire. La démarche artistique met en lumière la volonté de Josey de proposer une musique authentique, capable de franchir les frontières culturelles et de susciter une véritable connexion.

Sur le plan musical, l’album offre une palette riche et diversifiée. Josey y mêle des sonorités afropop, du coupé-décalé, de la soul, ainsi que des influences urbaines, créant un ensemble à la fois moderne et fidèle à son identité. Sa voix, connue pour sa puissance et sa capacité à transmettre des émotions intenses, y occupe une place centrale. Cette variété de styles témoigne de la maturité artistique de la chanteuse et de son désir d’élargir son univers musical.

Avec « Raisonance », Josey s’affirme comme l’une des voix majeures de la scène ivoirienne contemporaine. Cette sortie contribue également à dynamiser l’actualité musicale francophone, marquée par d’autres projets attendus, tels que l’album « Destiné » d’Aya Nakamura. Une période particulièrement riche pour les amateurs de musique africaine et urbaine.

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CINÉMA

ALGÉRIE – Festival de Timimoun : une oasis de cinéma et de coopération

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Timimoun, oasis saharienne d’Algérie, accueille du 13 au 18 novembre la première édition du Festival international du court métrage, avec le Sénégal comme invité d’honneur. Cette ville historique, célèbre pour sa culture zenette et ses paysages ocre, s’est transformée en haut lieu du cinéma.

Le festival, dirigé artistiquement par Fayçal Sahbi, attire un large public dans son unique salle de cinéma et son théâtre de verdure. Il met à l’honneur des figures algériennes telles que Mounès Khammar et Lyes Salem.

Lors de la cérémonie d’ouverture, la ministre algérienne de la Culture, Malika Bendouda, a salué le partenariat culturel avec le Sénégal, représenté par l’ambassadeur Mbaba Coura Ndiaye. La délégation sénégalaise a exprimé sa volonté de renforcer les échanges cinématographiques avec l’Algérie, ouvrant la voie à de futures coproductions africaines.

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