CULTURE
MUSIC-IN – « Do yourself » d’Angélique Kidjo et de Burna Boy : Une combinaison électrique
C’est un duo de choc que viennent de nous offrir, la diva béninoise Angélique Kidjo et la star nigérian Burna Boy. « Do Yourself » (Fais-le toi-même) est la nouvelle production que les deux artistes chanteurs nous ont concoctés. C’est sur sa page Facebook qu’Angalique Kidjo a diffusez le clip officiel ce lundi 10 février 2022.
« Burna Boy et moi sommes ravi.e.s de partager avec vous le nouveau clip de notre chanson nominée aux Grammy Awards, « Do Yourself » ! Nous avons écrit l’hymne d’une nouvelle Afrique – empreinte de modernité, de beauté et d’énergie. Nous vénérons l’Afrique parce qu’elle est le berceau de toute l’humanité. Nous ne la laisserons pas s’effondrer, nous savons qu’elle est forte comme le métal et l’acier. Il y a longtemps, nous avons appris que si vous voulez que l’Afrique change, vous devez le faire vous-même. », a déclaré Angélique Kidjo, la diva de la musique africaine, sur sa page Facebook. Cette vidéo « Do Yourself » (Fais-le toi-même) est moment de complicité entre deux stars, extrait du dernier album « Mother Nature » sorti en 2021.
Un clip d’extraction africaine
Plusieurs langues africaines hérissent ce clip versicolore sur lequel on peut entendre : le Fon, l’Anglais ou le Yoruba, une musicalité puisée dans les bas-fonds d’une Afrique en élévation et qui s’ouvre à d’autres cultures importées. Sur des rythmes cassés et dansants, Angélique Kidjo et Burna Boy sonnent le réveil de l’Afrique avec des paroles de fer et de métal. Des paroles qui sonnent comme l’horloge matinale d’une église catholique romaine. Avec des paroles tirées de leurs meilleurs sucs, ces deux légendes invitent l’Afrique à s’asseoir sur le banc de l’histoire pour écouter les délices d’une sonorité qui constitue l’essence à laquelle doit carburer du peuple noir. Selon eux, la jeunesse africaine a l’obligation de regarder désormais le monde comme un phare enflammé qui guide un monde à la dérive sur une mer inclémente qui lutte elle-aussi pour s’imposer.
Angélique Kidjo ou Kidjo-Gram : phare d’un continent ?
Angélique Kidjo n’a plus à être présentée. Plusieurs fois lauréate des Grammy Awards, fondatrice de Batonga, une organisation caritative, Top 10 des meilleures musiques africaines pour son album « Mother Nature » (2021), autrice de renom, compositrice de talent, interprète chevronnée, chanteuse exceptionnelle. Kidjo a écumé toutes les scènes, récolté toutes les récompenses qu’une icône de son envergure peut moissonner. Cette artiste d’origine béninoise, installée aux États-Unis, fait la fierté du continent africain. Malgré un calendrier serré et chargé de spectacles qu’elle prépare à travers les États-Unis pour la promotion de son dernier album, la diva de la musique africaine a trouvé le temps pour faire un clip dont l’annonce a fait trembler le continent.
Burna Boy ou Burna-Gram : un « African Geant » ?
Considéré comme le digne héritier de l’inventeur de l’afrobeat Féla Kuti, Burna Boy est devenu en espace de quelques années un artiste de classe mondiale. Burna, après avoir manqué le Grammy Awards en 2020, revient, héroïque à la charge en 2021, un plus tard. Il va à l’assaut, porte l’estocade et finit par le remporter. Enfin. Un symbole de courage et d’abnégation au travail. Ce nouveau géant africain de la musique – n’y voyez aucune grandiloquente prétention, enflamme les scènes. Il se produira dans la mythique Arena à Paris en Mars 2022.

Burna Boy@ Page Facebook Burna Boy
Kidjo et Burna : un duo d’enfer !
L’annonce et la mise en ligne du clip de leur featuring « Do Yourself » (Fais-le toi-même) a mis les réseaux sociaux en ébullition. Burna Boy et Angélique Kidjo ne sont d’ailleurs pas à leur première collaboration. En 2019, ils se sont réunis sur le titre « Anybody » qui a remué toutes les plateformes de téléchargement. Mais il n’est pas le seul artiste africain avec qui la diva a collaboré. Il y a entre autres des artistes de la jeune génération comme Yemi Aladé, Mr Easy ou Shungudzo, mais également d’autres grands noms comme Salif Keita ou Manu Dibango.
CULTURE
TCHAD – le Festival des cultures sahariennes fait vibrer Amdjarass
La cité d’Amdjarass, à l’est du Tchad, vit au rythme des parades équestres, des chorégraphies traditionnelles et des percussions du désert. La sixième édition du Festival international des cultures sahariennes y rassemble plusieurs communautés venues célébrer la pluralité et l’héritage commun du Sahara et du Sahel.
Des délégations représentant de nombreux groupes ethnolinguistiques ont fait le déplacement, depuis différentes régions du Tchad mais aussi de pays voisins. Pour cette édition, le Niger occupe la place d’invité d’honneur, tandis que la Mauritanie, le Burkina Faso, le Mali et le Maroc figurent parmi les participants. Les organisateurs entendent faire de ce rendez-vous un espace de dialogue interculturel et de mise en valeur d’un patrimoine parfois peu connu du grand public.
Présent à Amdjarass, Mokhtar Abdallah, maire de Tamchekett en Mauritanie, insiste sur la portée symbolique de l’initiative. Selon lui, ce type de rencontre contribue à rapprocher des univers qui peuvent sembler éloignés et révèle la force culturelle partagée par les peuples sahéliens.
Les exhibitions de cavaliers constituent l’un des temps forts du programme. Harnachés d’atours traditionnels, les chevaux occupent une place centrale dans l’imaginaire collectif de nombreuses communautés. Abdel-Nassir Abdelrahmane, cavalier zaghawa originaire du Wadi Fira, rappelle que ces ornements participent à la dignité même de l’animal, comparant leur absence à une tenue incomplète.
Au-delà des festivités, les promoteurs du projet affichent une ambition plus large. Le fondateur et coordinateur du festival, Issouf Elli Moussami, veut inscrire durablement l’événement sur la carte des grands rendez-vous culturels et touristiques, convaincu que son attractivité ira croissant au fil des éditions.
CULTURE
BENIN – La vengeance d’ Aïcha Khadafi, un thriller explosif signé Mouftaou Badarou
Une explosion déchire le quartier Saint-Lazare. Des voitures et des habitations dévorées par les flammes. Des corps sans vie jonchant le lieu de l’explosion. Et quelques survivants errant, hagards. Le chaos.
Les pro-Kadhafi ont frappé. Le GIGN intervient, la DGSE, elle aussi, traque les cerveaux de l’attentat. Mais le danger n’est pas totalement écarté ! Un terroriste suppléant est entré clandestinement en France. Sa mission : frapper à nouveau. Plus fort.
Un roman au rythme haletant, entre coulisses du renseignement et menace terroriste, où chaque minute compte.

À propos de l’auteur
Mouftaou Badarou est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages, dont Coup d’État au Gabon, Une taupe à l’Élysée et La vengeance de Poutine, qui lui ont valu la faveur du public. Il a également reçu de nombreux prix, notamment le Prix de la radio Africa N°1 en 1990 et le Prix Francophonie/Union Européenne en 1996.
Mouftaou Badarou a été champion du Bénin du Scrabble et des Jeux de lettres à la Télévision nationale du Bénin en 1992.
CULTURE
GUINÉE – AFRIMA 2026 : Bangoura Manamba Kanté sacrée reine de la pop africaine
La scène musicale africaine a consacré, ce dimanche 11 janvier, une figure montante héritière d’un patrimoine artistique majeur. Bangoura Manamba Kanté, fille du regretté et mythique Mory Kanté, a été sacrée Meilleure Artiste Africaine de Pop lors des All Africa Music Awards (AFRIMA), organisés cette année au Nigeria.
Cette distinction vient récompenser le parcours artistique et la constance musicale de la chanteuse, qui s’impose progressivement comme l’une des voix féminines les plus marquantes de la pop africaine contemporaine. Selon des informations rapportées par Kawtef, le jury a salué la qualité de ses productions, son identité musicale affirmée et sa capacité à conjuguer modernité et héritage culturel.
À travers ce sacre, Bangoura Manamba Kanté confirme qu’elle ne se contente pas de porter un nom prestigieux. Elle construit, pas à pas, une carrière singulière, tout en perpétuant l’esprit créatif et panafricain qui a fait la renommée internationale de son père, icône de la musique mandingue et mondiale.
Les AFRIMA, rendez-vous incontournable de l’industrie musicale africaine, réunissent chaque année artistes, producteurs, auteurs et professionnels venus de tout le continent et de la diaspora. L’édition 2026 a une nouvelle fois mis en lumière la vitalité et la diversité de la création africaine, en offrant une tribune à une génération d’artistes qui réinventent les codes tout en restant ancrés dans leurs racines.
La soirée de gala a également été marquée par une reconnaissance sénégalaise. Bakhaw Dioum, parolier reconnu, a remporté le trophée de Meilleur Songwriter, confirmant l’excellence de l’écriture musicale sénégalaise et son rayonnement sur la scène africaine.
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