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NIGERIA – Le Naira qui a déjà perdu 171% de sa valeur, tend vers une nouvelle dévaluation
Le Naira, monnaie du Nigeria, première économie d’Afrique en termes de PIB, a perdu une bonne partie de sa valeur ces dix dernières années. A cause de la crise sanitaire et de son impact sur l’économie mondiale, le Naira n’a plus le pouvoir pour lequel il était réputé en 2010. La monnaie nigériane a perdu 171% de sa valeur sur le dollar au cours de la dernière décennie. Une situation qui risque de s’aggraver notamment en raison d’un déficit de 4000 milliards de nairas (environ 9,8 milliards $) sur son commerce avec l’extérieur au premier trimestre de 2021.
Le Naira pourrait de nouveau être dévalué. La monnaie nigériane a perdu 171% de sa valeur sur le dollar de 2010 à 2021. Selon le Bureau des statistiques officielles (National Bureau of Statistics), le Nigeria a connu un déficit de 4000 milliards de nairas (environ 9,8 milliards $) sur son commerce avec l’extérieur au cours du premier semestre de 2021. L’année d’avant (2020), le pays avait un déficit de 7375 milliards de nairas (18 milliards $). Les difficultés ne s’arrêtent pas là. Le Nigéria traîne une dette extérieure d’un montant de 33 milliards. D’ailleurs de janvier à mars 2021, le pays a dû payer 1 milliard $ de service de la dette, en montants principaux et en intérêts. À tout cela, s’ajoute la difficulté du Nigéria à attirer les investisseurs étrangers. Par exemple, au cours du premier semestre de 2021, la première économie d’Afrique n’a accueilli que 2,7 milliards $ de capitaux étrangers contre 7,15 milliards $ et 14,5 milliards $ sur la même période, respectivement en 2020 et 2019.
Dans un pays où l’importation permet de couvrir une bonne partie des besoins alimentaires, la difficulté d’accéder aux devises va sans doute causer la hausse des prix des denrées de première nécessité. Déjà en juin 2021, selon de récentes données sur l’inflation, les aliments importés ont connu une hausse de 21%. Une situation qui, au fil du temps, pourrait être à l’origine d’une nouvelle dévaluation.
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SÉNÉGAL – FONGIP : un levier stratégique pour le financement des entrepreneurs au Sénégal
Le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (FONGIP) s’impose aujourd’hui comme un outil clé de l’État du Sénégal pour faciliter l’accès au financement des entrepreneurs, notamment les femmes et les jeunes.
Dans un entretien, l’administratrice générale, Ndèye Fatou Mbodj Diattara, a mis en lumière le rôle central de cette structure dans le soutien à l’entrepreneuriat et au développement économique.
Lever le principal obstacle : la garantie
L’accès au financement reste un défi majeur pour les porteurs de projets, en raison des garanties exigées par les banques. Pour y remédier, le FONGIP intervient en apportant une garantie pouvant atteindre jusqu’à 80 % du financement, permettant ainsi aux entrepreneurs de concrétiser leurs projets.
« La garantie est aujourd’hui l’un des principaux freins à l’accès au crédit. Le FONGIP est là pour faciliter ce processus », explique Ndèye Fatou Mbodj Diattara.
Des résultats concrets sur le terrain
Depuis sa création en 2013, le FONGIP a accompagné des milliers de projets à travers le pays, contribuant à la création de nombreux emplois.
Les interventions du fonds couvrent plusieurs secteurs stratégiques, notamment :
• l’agriculture
• la pêche
• l’artisanat
• la santé
Des milliards de FCFA de garanties ont été mobilisés, illustrant l’impact du dispositif sur le tissu économique national.
Un accompagnement dédié à la diaspora
Le FONGIP accorde également une attention particulière aux Sénégalais de la diaspora. L’objectif est de les encourager à investir au Sénégal, en leur offrant des solutions de financement sécurisées.
Les projets financés doivent toutefois être réalisés sur le territoire national.
Des critères d’accès structurés
Pour bénéficier de l’accompagnement du FONGIP, les porteurs de projets doivent répondre à plusieurs exigences :
• disposer d’un projet formalisé
• apporter un minimum de 10 % de financement personnel
• présenter un business plan viable
• démontrer l’impact du projet, notamment en termes de création d’emplois
Un entretien est également réalisé afin d’évaluer la solidité du projet.
Une priorité pour les femmes et les régions
Pour les années à venir, le FONGIP entend renforcer son action en direction des femmes, des jeunes et des zones rurales.
« Nous voulons aller davantage dans les régions et toucher les populations qui ont le plus besoin de financement », souligne l’administratrice générale.
Un outil au service de l’économie nationale
En facilitant l’accès au crédit et en soutenant les initiatives entrepreneuriales, le FONGIP joue un rôle déterminant dans la création d’emplois et la dynamisation de l’économie sénégalaise.
Un dispositif qui contribue à réduire les inégalités d’accès au financement et à encourager l’investissement productif.
À travers ses actions, le FONGIP s’affirme comme un acteur incontournable de l’écosystème entrepreneurial au Sénégal. En levant le frein de la garantie bancaire, il ouvre de nouvelles perspectives aux porteurs de projets et participe activement au développement économique du pays.
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CENTRE AFRIQUE – Une reprise économique fragile, 2,8% de croissance visée d’ici 2027
La République centrafricaine a traversé de profondes turbulences économiques, marquées par les crises politico-militaires et la pandémie de COVID-19. Entre 2020 et 2023, la croissance a péniblement atteint 0,7%, freinée par l’instabilité et les chocs extérieurs.
En 2024, une légère embellie a été enregistrée : la Banque mondiale a estimé la croissance à 1,5%, signe d’un redémarrage progressif de l’activité.
Les moteurs de la reprise
Guido Rurangwa, représentant de la Banque mondiale à Bangui, attribue cette reprise à plusieurs facteurs :
- – la relance de l’agriculture et de l’agro-industrie,
- – l’essor de l’exploitation aurifère, favorisée par la hausse des prix de l’or,
- ainsi que des investissements visibles dans les infrastructures, avec de nouveaux immeubles et des routes réhabilitées dans la capitale.
« La croissance, ce n’est pas que des chiffres. Elle se mesure aussi par les chantiers visibles et la vitalité retrouvée de certains secteurs », a-t-il déclaré.
Un objectif de 2,8% d’ici 2027
Fort de cette dynamique, la Banque mondiale projette une croissance de 2,8% à l’horizon 2027. Mais pour y parvenir, des réformes structurelles seront nécessaires.
L’économiste Lorenzo Ganazoui, coordonnateur de l’ONG Constellations Internationale, insiste sur la nécessité de :
- – renforcer le secteur minier, en particulier l’or et le diamant,
- – développer le transport et l’énergie,
- – et surtout investir massivement dans l’agriculture, considéré comme le secteur clé pour produire,
- – nourrir et enrichir la nation.
Le défi social
Malgré ces perspectives, la situation sociale reste préoccupante : 65,3% de la population vit encore dans une pauvreté extrême. Les experts estiment que la lutte contre la mauvaise gouvernance et la valorisation du potentiel agricole et minier seront déterminants pour sortir le pays du cercle vicieux de la précarité.
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BAD : Le mauritanien Sidi Ould Tah prend les rênes de l’institution
La Mauritanie est à l’honneur. Ce jeudi 29 mai 2025, Sidi Ould Tah a été élu président de la Banque Africaine de Développement (BAD), lors de l’assemblée annuelle de l’institution tenue à Abidjan. Il succède ainsi au Nigérian Akinwumi Adesina, en poste depuis 2015.
Son élection s’est jouée à l’issue d’un duel très disputé face au Zambien Samuel Munzele Maimbo, qui termine en deuxième position. Le scrutin, marqué par des enjeux géopolitiques et économiques majeurs, s’est déroulé dans un contexte d’attentes fortes autour de la gouvernance et du financement du développement sur le continent.
Le Sénégalais Amadou Hott, longtemps perçu comme l’un des favoris, termine à la troisième place, suivi par la Sud-Africaine Bajabulile Swazi Tshabalala. Malgré des soutiens diplomatiques notables, notamment pour Hott, la dynamique en faveur de Sidi Ould Tah s’est imposée dans les derniers tours.
Ancien ministre et directeur général de la Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique (BADEA), Sidi Ould Tah est reconnu pour son expérience et sa vision stratégique. Il prendra officiellement ses fonctions le 1er septembre 2025.
Crédit photo : Forbes Afrique
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