AFRIQUE DE L’OUEST
COTE D’IVOIRE : Un député écope d’un an de prison ferme pour un tweet.
Le verdict est tombé. L’ex-ministre des Sports et député Alain Lobognon, proche de Guillaume Soro, a été reconnu coupable de « propagation de fausses nouvelles, incitation à la violence et trouble à l’ordre public » suite à un tweet et condamné à un an de prison ferme et 300 000 F CFA d’amende, mardi, au terme d’un procès lors duquel toutes les exceptions de la défense ont été rejetées.
L’ancien ministre des Sports va encore séjourner à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) où il était détenu depuis le 15 janvier. Dans son réquisitoire, le procureur Richard Christophe Adou avait réclamé « une peine exemplaire de 24 mois d’emprisonnement ferme », affirmant notamment que le tweet à la suite duquel l’ex-ministre et député avait été inculpé, le 15 janvier dernier, avait eu « des conséquences », et que « des affrontements ont eu lieu ». La sentence, a été prononcée au terme d’un procès qui s’est déroulé dans un climat tendu, notamment marqué par le départ des avocats de la défense, qui protestaient contre le rejet de leurs exceptions
Un « procès politique », selon la défense
« C’est un procès politique tout simplement parce que notre client Alain Lobognon est un proche de Guillaume Soro et parce qu’il s’est prononcé très clairement contre la tentative d’un troisième mandat anticonstitutionnel du président de la République », a déclaré mardi Me Affoussiata Bamba-Lamine, après avoir quitté la salle d’audience en compagnie de plusieurs avocats qui s’étaient portés volontaires pour défendre l’accusé. Pour ce procès, l’ex-porte-parole adjointe du gouvernement et ancienne porte-parole de la rébellion des Forces nouvelles (FN) avait enfilé sa toge d’avocate.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Au Koweït, Le président Bassirou Diomaye Faye à l’écoute de la diaspora sénégalaise
En clôture de sa journée officielle au Koweït, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé un temps d’échange à la communauté sénégalaise résidant dans le pays. Cette rencontre, empreinte de proximité, s’inscrit dans la volonté affichée par le Chef de l’État de renforcer les liens entre le Sénégal et sa diaspora.

Face à ses compatriotes, le Président a mis en avant leur capacité d’intégration et leur contribution positive à l’image du Sénégal à l’étranger. Il a salué une communauté respectueuse des lois du pays d’accueil, tout en restant profondément attachée aux valeurs nationales. Pour le Chef de l’État, les Sénégalais du Koweït incarnent une diaspora responsable, consciente de son rôle économique, social et diplomatique.

Bassirou Diomaye Faye a également tenu à rappeler l’engagement des autorités sénégalaises à veiller à la protection des droits de leurs ressortissants à l’étranger. Il a insisté sur l’importance d’un accompagnement institutionnel constant afin de garantir leur sécurité, leur dignité et leur épanouissement.

Dans son adresse, le Président a souligné le rôle stratégique de cette communauté, qu’il considère comme un levier essentiel du rapprochement entre Dakar et Koweït City. Il a invité ses membres à poursuivre leurs efforts en faveur de l’unité, de la solidarité et du rayonnement du Sénégal, contribuant ainsi au renforcement de l’image du pays sur la scène internationale.
Source : Présidence de la république
Crédit photo : Présidence de la république
AFRIQUE
BURKINA FASO – Un gouvernement resserré et des ministères rebaptisés pour marquer la transition
Le Burkina Faso a procédé à un remaniement gouvernemental le 12 janvier 2026, annoncé officiellement par le secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres. Sans bouleverser l’architecture générale de l’exécutif, cette recomposition confirme le maintien du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo à la tête du gouvernement, tout en introduisant des ajustements ciblés, tant sur les hommes que sur les portefeuilles ministériels.
La nouvelle équipe gouvernementale compte désormais vingt-deux ministres. Le remaniement enregistre quatre départs, deux nouvelles entrées et une série de changements de dénomination de ministères, traduisant une volonté politique affirmée de redéfinir les priorités de l’action publique dans un contexte de transition sécuritaire et institutionnelle.
Parmi les changements notables figure le départ de Roland Somda, jusque-là ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi. Son éviction intervient dans un contexte marqué par l’élimination précoce des Étalons du Burkina Faso dès les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations au Maroc, un échec sportif qui semble avoir pesé lourd dans la décision. Il est remplacé par Annick Lydie Zingué Ouattara, nouvelle figure appelée à redynamiser ce département stratégique pour la jeunesse burkinabè.
D’autres ministres quittent également le gouvernement. Luc Sorgho cède son poste aux Infrastructures, Roger Barro quitte le portefeuille de l’Environnement, tandis que Boubacar Sawadogo n’est plus en charge de l’Enseignement secondaire. Ces départs traduisent une volonté de réajustement sectoriel dans des domaines clés du développement national.
Au-delà des changements de personnes, ce remaniement se distingue surtout par l’adoption de nouvelles appellations ministérielles à forte charge symbolique. Le ministère de la Défense devient officiellement le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique, toujours dirigé par le général de division Célestin Simporé. Le ministère de la Fonction publique et du Travail est rebaptisé ministère des Serviteurs du peuple, tandis que l’Habitat et l’Urbanisme sont fusionnés au sein du ministère de la Construction de la Patrie.
Certains départements stratégiques conservent toutefois leur stabilité. Karamoko Jean Marie Traoré reste à la tête du ministère des Affaires étrangères, même si les références à la coopération régionale et aux Burkinabè de l’extérieur disparaissent de son intitulé. De son côté, Edasso Rodrigue Bayala demeure ministre de la Justice, mais sans le portefeuille des Droits humains.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Koweït City : Le Président Bassirou Diomaye Faye reçu avec les honneurs pour relancer la coopération.
L’offensive diplomatique sénégalaise se poursuit dans le Golfe. Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a foulé le sol koweïtien ce lundi en début de soirée, marquant le début d’une visite officielle hautement stratégique. L’accueil réservé au président sénégalais à son arrivée à Koweït City témoigne de l’importance que l’émirat accorde à son partenariat avec le Sénégal.

Loin du simple protocole, la réception a pris des allures de sommet diplomatique dès le tarmac. Le Président Faye a été accueilli par les plus hautes autorités de l’État, notamment le Prince héritier Cheikh Sabah Khaled Al Ahmad Al Sabah et le Premier ministre Cheikh Ahmad Abdullah Al-Ahmad Al-Sabah. La présence du Dr Cheikh Bassel Homoud Al-Malek Al-Sabah, conseiller au Conseil des ministres, en tant que chef de la mission d’honneur, souligne le soin particulier apporté à cette visite.




Crédit photo : Présidence de la république
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