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AFRIQUE DE L’OUEST

COTE D’IVOIRE : Alassane Ouattara sera-t-il candidat à sa propre succession aux élections présidentielles d’octobre 2020 ?

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Le RHDP organisait le samedi 26 janvier 2019 au stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan devant plus de 50 000 personnes son premier congrès ordinaire. Lors de cet événement consacrant la naissance du parti unifié, Alassane Ouattara a évoqué la possibilité de briguer un 3e mandat en 2020 et annoncé qu’il « donnerait sa décision l’année prochaine ».

Alassane Ouattara sera-t-il candidat à sa propre succession aux élections présidentielles d’octobre 2020 ? La question agite la scène politique ivoirienne depuis plusieurs semaines. En juin 2018, le chef de l’État déclarait dans une interview à Jeune Afrique qu’il prendrait sa décision en 2020.  « Vous m’avez dit que vous vouliez que je fasse un troisième mandat. Je vous donnerai ma réponse l’année prochaine », a-t-il déclaré samedi 26 janvier, lors du congrès ordinaire du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) qu’il préside, sans dire s’il l’avait désormais prise.

Alassane Ouattara a précisé que le RHDP désignera son candidat en 2020. « Tout le monde pourra être candidat. Même ceux qui sont absents » au congrès, a-t-il déclaré. S’adressait-il à Guillaume Soro ? Comme prévu, le président de l’Assemblée nationale a brillé par son absence alors que plusieurs cadres du PDCI, en désaccord avec la décision de leur parti, étaient néanmoins présents ce samedi. Le vice-président Daniel Kablan Duncan, le secrétaire général de la présidence Patrick Achi, les ministres Jean-Claude Kouassi, Alain-Richard Donwahi et Kobenan Kouassi Adjoumani, ou encore Lenissongui Coulibaly. L’ancien directeur de cabinet d’Henri Konan Bédié a même lu une motion d’hommage au président Ouattara. En revanche, le président du Sénat et celui du Conseil économique et social, Jeannot Ahoussou-Kouadio et Charles Diby Koffi, étaient absents.

Soro, qui avait annoncé, début janvier, au chef de l’État son intention de bouder l’événement, a réaffirmé sa position jeudi 24 janvier en début de soirée lors d’un nouveau tête-à-tête à la résidence du président de la République. En déplacement jusqu’au 20 février, Soro a délégué son pouvoir de président de l’Assemblée nationale à l’un de ses vice-présidents. Sa démission de celle-ci devrait intervenir dans les prochaines semaines.

Comment sera composé le RHDP ?

Alassane Ouattara s’est ensuite exprimé pendant près d’une heure. Un discours mobilisateur et offensif à l’égard de ses adversaires politiques. « J’ai souffert, ma famille a souffert. J’ai tout pardonné, mais je veux qu’on se souvienne qu’il y a eu des moments de honte à cause de certaines personnes », a notamment déclaré le chef de l’État, entouré pour l’occasion de son épouse Dominique et de son frère Téné Birahima Ouattara, d’habitude si discret. Des propos qui visaient sans doute les anciens présidents Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo.

Ce premier congrès ordinaire du RHDP marquait la création effective du parti unifié tant souhaité par ADO. Ses structures seront finalisées avant la fin du 1er semestre de cette année. Mais sa composition définitive est loin des espérances du chef de l’État, tant il ressemble à un RDR bis (Rassemblement des républicains). Depuis le refus du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ancien parti unique fondé par Houphouët) d’intégrer le RHDP, l’UDPCI du ministre Albert Toikeusse Mabri est la seule force politique d’envergure à accompagner le RDR.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – Le président Bassirou Diomaye Faye prépare la création de son propre parti

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Au Sénégal, le président Bassirou Diomaye Faye s’oriente vers la création de sa propre formation politique, marquant une rupture désormais assumée avec son ancien allié Ousmane Sonko et le parti Pastef.

Selon des sources proches de la présidence, cette initiative s’inscrit dans une volonté de redéfinir les équilibres politiques après plusieurs mois de tensions entre les deux figures majeures du pouvoir. La mise en place de cette nouvelle formation a été confiée à Aminata Touré, actuelle conseillère principale du chef de l’État, chargée de piloter un groupe de travail dédié.

Jusqu’à récemment, Bassirou Diomaye Faye évoluait au sein du Pastef, dirigé par Ousmane Sonko, qui occupait alors les fonctions de Premier ministre avant son éviction en mai dernier. Ce limogeage a scellé des mois de divergences politiques, souvent exprimées de manière indirecte entre les deux anciens partenaires.

Cette recomposition intervient dans un contexte économique et institutionnel sensible. Le pays est confronté aux répercussions d’une crise liée à la révélation d’une dette publique mal déclarée sous le précédent régime, un dossier qui pèse sur la gouvernance actuelle et alimente le débat public.

En toile de fond, les élections locales prévues en 2027 apparaissent comme un test politique majeur. Elles permettront d’évaluer l’ancrage territorial et le poids électoral respectif des deux camps, alors que la fracture entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko semble désormais irréversible.

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AFRIQUE

Ghana : L’inflation repart à la hausse et atteint 5,3 % en juin

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Le Ghana Statistical Service (GSS) a annoncé une accélération de l’inflation annuelle au Ghana, qui s’est établie à 5,3 % en juin 2026, contre 3,7 % le mois précédent. Cette progression de 1,6 point de pourcentage est principalement attribuée à la hausse des prix des produits non alimentaires.

Il s’agit du troisième mois consécutif de hausse, un signal qui pourrait traduire un ralentissement de la dynamique désinflationniste observée ces derniers mois. Toutefois, en comparaison annuelle, la tendance reste globalement orientée à la baisse, l’inflation étant nettement inférieure aux 13,7 % enregistrés en juin 2025. Dans le même temps, l’indice des prix à la consommation est passé de 257,3 à 270,8 sur un an.

En variation mensuelle, la progression des prix a néanmoins ralenti, avec une inflation limitée à 0,2 % en juin contre 1,1 % en mai, suggérant un rythme de hausse plus modéré.

Dans le détail, les produits non alimentaires demeurent le principal moteur de l’inflation, avec un taux passant de 4,1 % à 6,3 %, représentant près de 68,5 % de la hausse globale. Les coûts du transport ont constitué la contribution la plus significative (10,5 %), suivis par les loyers (8,4 %) et les frais de scolarité dans le secondaire (7,2 %). L’inflation des services, bien qu’en léger recul, reste élevée à 9,4 %.

L’inflation alimentaire a également progressé, atteignant 3,9 % contre 3,3 % le mois précédent. Par ailleurs, les produits locaux ont fortement contribué à la hausse globale, avec un taux de 6,7 %, contre 5,0 % en mai, représentant plus de 86 % de l’inflation totale. À l’inverse, l’inflation des biens importés reste contenue, passant de 0,9 % à 2,3 %, ce qui indique que les pressions inflationnistes proviennent principalement de facteurs internes tels que les coûts de production, de transport et d’énergie.

Sur le plan régional, les disparités restent marquées. La région du Nord-Est affiche le taux d’inflation le plus élevé à 10,2 %, tandis que la région de Bono-Est enregistre une inflation négative de -4,4 %, traduisant une baisse des prix sur la période.

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AFRIQUE

GUINÉE – Peine réduite pour Ibrahima Kassory Fofana

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La justice guinéenne a revu à la baisse la condamnation de l’ancien Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana. Une cour d’appel a ramené sa peine à trois ans et neuf mois de prison, contre cinq ans prononcés en février 2025 par la Cour de répression des infractions économiques et financières.

Reconnu coupable notamment d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent, l’ex-chef du gouvernement a en revanche été acquitté du chef de détournement de fonds publics. Détenu depuis avril 2022, il devrait être libéré prochainement, sa peine étant pratiquement purgée, après une incarcération effectuée en grande partie dans une clinique pour des raisons de santé.

La décision de la cour s’accompagne de sanctions financières, avec une amende de trois milliards de francs guinéens à verser à l’État, ainsi que la confiscation d’une partie de ses biens.

Ancien Premier ministre sous la présidence de Alpha Condé, entre 2018 et le coup d’État de septembre 2021, Ibrahima Kassory Fofana était accusé d’avoir détourné des fonds publics, notamment dans le cadre de programmes liés à la riposte contre la pandémie de Covid-19.

Cette affaire s’inscrit dans une dynamique plus large engagée par les autorités issues du coup d’État, qui avaient promis de lutter contre la corruption. Depuis l’arrivée au pouvoir du général Mamady Doumbouya, plusieurs anciens responsables politiques, figures de l’opposition et acteurs de la société civile ont été poursuivis ou incarcérés.

Toutefois, ce processus judiciaire se déroule dans un climat politique tendu. Le régime de transition est régulièrement critiqué pour les restrictions des libertés publiques, notamment la suspension de partis politiques, l’interdiction des manifestations et les pressions exercées sur l’opposition.

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