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TUNISIE : Kais Saïed élu président de la République.

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L’instance Supérieure Indépendante pour les Élections (ISIE) a confirmé les tendances du second tour. Les résultats officiels publiés ce lundi 14 octobre 2019, portent Kais Saied au sommet de l’Etat avec 72,71% des suffrages exprimés contre 27,29% pour son concurrent Nabil Karoui.

Le constitutionnaliste et candidat antisystème Kais Saïed est le nouveau président de la République de la Tunisie. Largement élu par le peuple, il doit relever plusieurs défis parmi lesquels la consolidation de la démocratie et l’équation du morcellement de l’assemblée nationale.

Suite au décès du président Béji Caïd Essebi, un délai de 90 jours était accordé à Mohamed Ennaceur, président par intérim. Avec ces élections démocratiques et transparentes, Kais Saïed devrait commencer à diriger le pays ce 23 octobre 2019 en attendant la cérémonie officielle de prestation de serment.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL –  À Dakar, un atelier stratégique pour renforcer le contrôle parlementaire des politiques publiques

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Un atelier de haut niveau consacré au suivi et à l’évaluation des politiques publiques se tient à Dakar du 16 au 19 mars 2026, dans le cadre du renforcement des capacités de l’Assemblée nationale du Sénégal. Portée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en partenariat avec le Canada, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de l’action parlementaire et de promotion de la transparence dans la gestion publique.

Une volonté de renforcer le rôle de contrôle du Parlement
La cérémonie d’ouverture a été présidée par l’Honorable député Mouhamed Sall, 7ᵉ Vice-président de l’Assemblée nationale, qui a souligné l’importance du contrôle parlementaire dans le bon fonctionnement de la démocratie. Dans un contexte où les citoyens exigent davantage de redevabilité et de transparence, cet atelier vise à doter les parlementaires d’outils concrets pour mieux exercer leur mission de contrôle de l’action gouvernementale, notamment après l’exécution des politiques publiques (contrôle ex post).

Des partenaires techniques engagés
Plusieurs experts nationaux et internationaux prennent part aux travaux, dont : Djibril Badiane, représentant de l’International Budget Partnership Sénégal, spécialisé dans les questions de transparence budgétaire ; Catherine Phuong, représentante du PNUD Sénégal ; Eugénia Zorbas, représentante de la coopération canadienne. Leur participation traduit l’importance accordée à l’accompagnement technique et à l’échange d’expériences internationales dans le renforcement des institutions parlementaires.

Des thématiques clés pour une gouvernance efficace
L’atelier s’adresse aux députés, aux membres des commissions — notamment la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire — ainsi qu’au personnel administratif et aux assistants parlementaires. Les travaux portent sur plusieurs axes essentiels : la maîtrise du processus budgétaire ; la mobilisation et l’analyse des ressources publiques ; le contrôle parlementaire ex post ; l’utilisation des données de performance et des rapports d’audit ; et le suivi de l’exécution des politiques publiques. L’objectif est de permettre aux participants de mieux analyser les dépenses publiques, d’identifier les écarts entre les objectifs et les résultats, et de proposer des ajustements pertinents.

Vers une culture de l’évaluation des politiques publiques
Au-delà des aspects techniques, cet atelier vise également à instaurer une véritable culture de l’évaluation au sein du Parlement sénégalais. Il s’agit de passer d’un contrôle formel à un contrôle basé sur des résultats mesurables et des indicateurs de performance. Les participants réfléchiront également aux moyens d’assurer la continuité du suivi parlementaire, notamment à travers une meilleure coordination entre les commissions, les services techniques et les partenaires.

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Des résultats attendus concrets
À l’issue des quatre jours de travaux, les organisateurs ambitionnent d’aboutir à : des recommandations opérationnelles ; une feuille de route structurée ; et des outils pratiques pour renforcer l’efficacité du contrôle parlementaire. Cet atelier marque ainsi une étape importante dans le processus de renforcement institutionnel du Parlement sénégalais, avec en ligne de mire une gouvernance plus transparente, plus efficace et davantage orientée vers les résultats au service des citoyens.

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FOOTBALL

CAN 2025 : “Ultima ratio” : Pourquoi la sanction contre le Sénégal pose un sérieux problème de droit

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a décision du Jury d’Appel de la Confederation of African Football (CAF) de déclarer l’équipe du Sénégal forfait en finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, au profit du Maroc, continue de susciter de vives réactions et ouvre désormais un débat juridique de fond. En première ligne, l’avocate suisso-camerounaise Ngoan Beti remet en cause la solidité même de cette décision, qu’elle juge difficilement justifiable au regard du droit disciplinaire. « La sanction infligée au Sénégal correspond à la peine la plus lourde prévue par le règlement (…) une sanction d’exception réservée aux manquements les plus graves. »
Dans son communiqué, l’instance continentale indique avoir statué « en application de l’article 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations », concluant que « l’équipe du Sénégal est déclarée forfait pour ce match, dont le résultat est enregistré sur le score de 3-0 en faveur de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) ».

Une sanction exceptionnelle
Dans le droit disciplinaire sportif, le forfait constitue la sanction la plus lourde prévue par les règlements. Il est généralement réservé à des situations extrêmes, telles que l’abandon volontaire du match ou le refus de reprendre le jeu malgré les injonctions de l’arbitre. C’est précisément sur ce point que se cristallisent les critiques. Selon l’avocat Ngoan Beti, cette sanction relève de l’« ultima ratio », c’est-à-dire d’une mesure exceptionnelle. Il souligne que, dans le cas présent, « l’équipe a regagné le terrain et l’arbitre a officiellement ordonné la reprise de la rencontre ».

Le rôle déterminant de l’arbitre
Dans le football, l’arbitre est considéré comme l’autorité suprême sur l’aire de jeu. Sa décision de reprendre le match constitue un élément central dans l’appréciation des faits. Si des incidents surviennent, ils peuvent être consignés dans le rapport officiel et faire l’objet de sanctions disciplinaires a posteriori. Mais la poursuite du jeu signifie, en principe, que les conditions étaient jugées réunies pour aller au terme de la rencontre. Dans ce contexte, l’application d’un forfait après coup interroge.

Une question de proportionnalité
L’un des principaux points soulevés par les juristes concerne le principe de proportionnalité. Maître Ngoan Beti estime ainsi que « l’application de la sanction suprême — alors même que le jeu a repris son cours — soulève une réelle question de droit quant à sa proportionnalité ». Autrement dit, même en présence d’incidents, la sanction doit être adaptée à la gravité des faits. Des mesures intermédiaires existent, allant des amendes aux suspensions individuelles.

Une décision aux implications larges
Au-delà du cas du Sénégal, cette décision pourrait avoir des conséquences sur l’ensemble du football africain. Elle pose notamment la question de la stabilité des résultats et de la sécurité juridique des compétitions. Le communiqué de la CAF mentionne également d’autres incidents liés à la rencontre, notamment des sanctions visant le joueur marocain Ismaël Saibari et des amendes infligées à la Fédération Royale Marocaine de Football, ce qui témoigne d’un contexte globalement tendu.

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Une controverse appelée à se poursuivre
Alors que les réactions se multiplient, cette affaire pourrait connaître de nouveaux développements, notamment sur le plan juridique. Elle met en lumière les défis auxquels est confrontée la gouvernance du football africain, entre application des règlements, exigence d’équité et nécessité de préserver la crédibilité des compétitions. Dans l’attente d’éventuels recours ou clarifications, une question demeure : la sanction infligée au Sénégal est-elle juridiquement fondée ou excessivement sévère ?

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AFRIQUE

MALI/FRANCE – Bally Bagayoko, un enfant de Saint-Denis devenu maire de sa ville

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En mars 2026, la ville de Saint-Denis a connu un tournant politique avec l’élection de Bally Bagayoko à sa tête. Militant de longue date et figure politique locale, il est devenu le nouveau maire après avoir remporté les élections municipales face au maire sortant Mathieu Hanotin.

Un parcours enraciné dans les quartiers populaires
Né en 1973 à Levallois-Perret dans une famille d’origine malienne, Bally Bagayoko grandit à Saint-Denis. Très tôt, il s’implique dans la vie associative et sportive de la ville. Passionné de sport, il devient notamment entraîneur de basket-ball et travaille auprès des jeunes dans les quartiers. Son engagement local lui permet de se faire connaître dans le tissu associatif dionysien. Il poursuit également des études à l’Université Paris 8 Vincennes–Saint-Denis, où il s’intéresse aux questions sociales, urbaines et géopolitiques liées aux banlieues françaises.

Une carrière politique construite sur le terrain
Bally Bagayoko entre en politique au début des années 2000. En 2001, il devient adjoint au maire de Saint-Denis, chargé notamment des sports et de la jeunesse. Cette fonction lui permet de renforcer sa proximité avec les habitants et les associations locales. En 2008, il franchit une nouvelle étape en étant élu conseiller général de la Seine-Saint-Denis, puis vice-président du département. Son travail porte notamment sur les politiques sociales, la jeunesse et l’égalité des territoires. Au fil des années, il se rapproche du mouvement politique La France Insoumise, fondé par Jean‑Luc Mélenchon. Il incarne alors une ligne politique axée sur la justice sociale, la défense des services publics et la participation citoyenne.

Une victoire politique marquante
Lors des élections municipales de 2026, Bally Bagayoko se présente avec une coalition de gauche. Il remporte l’élection dès le premier tour avec un peu plus de 50 % des voix, mettant fin au mandat de Mathieu Hanotin. Cette victoire est considérée comme un événement politique majeur, car Saint-Denis devient l’une des plus grandes villes dirigées par La France Insoumise. Elle renforce également l’influence de la gauche radicale dans le département de la Seine-Saint-Denis.

Les défis de son mandat
À la tête de la ville, Bally Bagayoko doit désormais répondre à plusieurs défis importants : améliorer les conditions de logement ; renforcer la sécurité et la tranquillité publique ; accompagner le développement urbain après les transformations liées aux Jeux Olympiques d’été de 2024 ; soutenir l’emploi et la jeunesse dans une ville marquée par de fortes inégalités sociales. Il souhaite également renforcer la participation citoyenne et la place des habitants dans les décisions municipales.

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Un symbole pour de nombreux habitants
Pour beaucoup d’habitants de Saint-Denis, l’élection de Bally Bagayoko représente l’accession à la mairie d’un homme issu de la ville et de ses quartiers populaires. Son parcours est souvent présenté comme l’exemple d’un engagement local qui, au fil des années, s’est transformé en responsabilité politique majeure. Son mandat s’ouvre donc dans un contexte d’attentes importantes, tant sur le plan social qu’urbain, dans l’une des villes les plus emblématiques de la banlieue parisienne.

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