CULTURE
SÉNÉGAL – À la découverte de Thierno Guèye, auteur et étudiant en droit
Né à Darou Mousty en juin 1996, Thierno Guéye est un étudiant en droit à l’université Gaston Berger de Saint-Louis et écrivain dont le genre de prédilection est la poésie. Il est lié à la littérature par un amour qui s’est manifesté depuis ses premiers pas d’écolier. A 25 ans seulement, il est déjà auteur de quatre ouvrages que sont : “les amours : la mère et la femme aimée” ; “Tout haut, Touba” ; “Darou Mouhty : j’y suis, j’y reste”; “Et le cri humain”.
Publié en 2019, « les amours : la mère et la femme aimée » est son premier ouvrage. Il a été édité par la maison d’édition Edilivre. Ce recueil est un chant destiné à rendre hommage à deux créatures d’une profonde particularité. Même s’il est impossible de les chanter à la hauteur de leur mérite, il est important de dire quelques mots, pour juste montrer qu’on pense à elles. Ce livre vise à faire savoir que la mère est digne de respect et de considération, qu’elle ne doit pas être chagrinée. S’agissant de la femme aimée, cet ouvrage est une sorte d’aveu de notre incapacité à vivre sans elle. Incombant ainsi à l’homme de l’égayer, de s’évertuer à ne pas lui déplaire.
Quelques mois plus tard, le natif de Darou Mousty va procéder à la publication de son deuxième recueil de poèmes intitulé « Tout haut, Touba », livre paru aux éditions Artige. Cet ouvrage tourne autour de l’environnement spirituel de l’auteur. En effet, il aborde dans cet ouvrage tout ce qui gravite autour du Mouridisme sans avoir la prétention de faire le tour. Le recueil traduit sa volonté ferme d’apporter tant soit peu une contribution dans l’univers mouride. Il y rend hommage à tous ceux qui font bouger cette grande confrérie. C’était une occasion inespérée aussi pour l’auteur d’exprimer sa gratitude à la première et ultime référence : Cheikh Ahmadou Bamba.

Suite logique du livre « Tout haut, Touba », son troisième opus « Darou Mouhty : j’y suis, j’y reste » a fait sa parution aux éditions Artige en 2020. Dans un lyrisme profond, ce recueil est un chant à l’honneur de la terre de l’auteur, la terre sainte de Thierno Ibra Faty. II y véhicule et y crie une appartenance dont il est fier. L’ouvrage est la voie par laquelle l’auteur souhaite partager le plaisir que lui confère le Créateur en le faisant séjourner sur terre, sur le sol choisi du choix de Bamba.
C’est un livre inspiré par le devoir et qui s’efforce d’ébruiter les sublimes douceurs et les belles vertus qu’on peut creuser partout ailleurs mais qu’on ne trouvera que chez celui qui eut l’entière confiance du serviteur prophétique.
Thierno nous vient avec son quatrième livre « Le cri humain » publié par l’Harmattan Sénégal. Entre dénonciations et interrogations, ce livre se veut, à travers une poésie légère, une étude sur l’Homme et la situation de son état d’origine par rapport aux changements multiples le concernant et qui se déroulent dans son environnement. Il insiste sur ses contradictions et ses agissements qui sortent parfois du cadre défini à son humanité. Il appelle la jeunesse à une prise de conscience tout en mettant en avant ceux qui peuvent servir de références.
Thierno Guéye vit de littérature tout en la faisant vivre. Passionné de poésie, il a l’ambition de mieux démontrer son talent avec des publications portées par les autres genres littéraires comme le roman et l’essai.



CULTURE
SÉNÉGAL – Houleye Soukeina N’diaye, une candidate engagée entre héritage culturel et résilience
À 19 ans, Houleye Soukeina N’diaye, candidate n°4 à Miss Peulh Diaspora 2026, incarne une jeunesse déterminée, attachée à ses racines et engagée pour des causes essentielles comme la santé mentale et l’émancipation des femmes.
Une jeunesse ambitieuse tournée vers l’avenir
Étudiante en négociation et communication, Houleye Soukeina N’diaye se distingue par sa volonté de progresser et de repousser ses limites. À travers sa participation à l’élection de Miss Peulh Diaspora 2026, elle s’inscrit dans une démarche personnelle de dépassement de soi, tout en cherchant à porter un message plus large. À seulement 19 ans, elle affirme déjà une vision claire : celle d’une jeunesse consciente de son potentiel, prête à sortir de sa zone de confort pour construire son avenir.

Des racines culturelles comme force identitaire
Seule fille d’une fratrie de cinq enfants, entourée de quatre frères, Houleye a développé très tôt une personnalité forte. Elle puise son équilibre dans ses valeurs familiales, mais aussi dans l’influence déterminante de sa mère, qu’elle décrit comme un modèle d’indépendance et d’épanouissement. Sa culture peulh occupe une place centrale dans son parcours. À travers cette compétition, elle souhaite non seulement la représenter, mais aussi la valoriser auprès d’un public plus large, en mettant en avant ses richesses et ses traditions.
Porter la voix des femmes
Engagée et passionnée par l’expression orale, Houleye participe à des concours d’éloquence, convaincue que la parole est un levier puissant d’émancipation. Elle s’investit particulièrement sur les questions liées à la santé mentale et à la liberté des femmes, des sujets qu’elle juge essentiels.
Après des expériences dans la danse et le chant, elle voit dans les concours de beauté une nouvelle forme d’expression. Pour elle, il ne s’agit pas uniquement d’esthétique, mais d’un moyen d’affirmer sa personnalité, de renforcer sa confiance et d’inspirer d’autres jeunes femmes.

Une histoire marquée par la perte et la détermination
Le parcours de Houleye est également marqué par une épreuve personnelle forte. Le jour de son épreuve du baccalauréat, son grand-père, Demba Sy, décède brutalement. Une disparition qui l’empêche de passer cet examen qu’elle lui avait pourtant promis de réussir. Cet événement bouleversant devient alors un tournant dans sa vie. Plutôt que de renoncer, elle choisit de transformer cette douleur en moteur, en poursuivant ses ambitions avec encore plus de détermination.
Une candidature porteuse de sens
L’élection de Miss Peulh Diaspora 2026, prévue le 18 avril 2025 au Blanc-Mesnil, représente pour Houleye une opportunité unique : celle de faire entendre sa voix, de défendre ses valeurs et de donner du sens à son parcours. Si elle remporte le titre, elle souhaite le dédier à son grand-père, dans un geste à la fois symbolique et profondément personnel — comme une promesse tenue autrement.
Une candidate à suivre
À travers son engagement, son histoire et sa détermination, Houleye Soukeina N’diaye s’impose comme une candidate singulière. Bien plus qu’un concours, sa participation reflète une volonté de représenter, d’inspirer et de faire évoluer les regards.
CULTURE
SÉNÉGAL – Amadeus lance le suspense autour de « Yalla du juum »
La scène urbaine sénégalaise s’inscrit dans une dynamique de promotion digitale avec le retour annoncé de Amadeus. L’artiste amorce le lancement de son nouveau projet en dévoilant un teaser visuel, première étape d’une stratégie de communication calibrée.
Selon des informations relayées par Kawtef, le chanteur a récemment mis en ligne un extrait de son prochain clip intitulé Yalla du juum. Une courte séquence pensée pour capter l’attention et susciter l’intérêt avant la sortie officielle.
Sur le plan artistique, les premières images dévoilent une réalisation soignée, avec une direction visuelle qui mise sur une atmosphère à la fois immersive et énigmatique. Ce choix esthétique semble accompagner une orientation musicale centrée sur l’émotion et la transmission de messages, sans en dévoiler entièrement le contenu. Cette approche progressive, désormais courante dans l’industrie musicale, vise à créer une attente autour du projet et à mobiliser la communauté de l’artiste sur les plateformes numériques.Désormais, l’attention se concentre sur l’annonce de la date de sortie complète du clip, un moment clé qui devrait confirmer les ambitions artistiques d’Amadeus et mesurer l’impact de cette campagne de teasing.
CULTURE
SÉNÉGAL – Adji Diarra Niang : une voix engagée du tassou et ambassadrice de la culture sénégalaise
Artiste, chanteuse et promotrice culturelle, Adji Diarra Niang s’impose aujourd’hui comme l’une des figures engagées dans la valorisation du tassou, cet art de la parole rythmée profondément enraciné dans la tradition orale sénégalaise. À travers sa musique et ses initiatives culturelles, elle contribue activement à préserver et transmettre cet héritage artistique aux nouvelles générations.
Une artiste au service du tassou
Le tassou occupe une place particulière dans la culture sénégalaise. Entre poésie, chant et performance orale, il constitue un mode d’expression puissant qui accompagne les cérémonies, les rassemblements populaires et les moments forts de la vie sociale. Par sa voix et son talent, Adji Diarra Niang participe à faire vivre cet art ancestral tout en lui donnant une dimension contemporaine. Son travail artistique s’inscrit dans une démarche de transmission, de sensibilisation et de promotion du patrimoine culturel sénégalais.
Fondatrice du festival FESTASS
Au-delà de la scène, l’artiste s’illustre également par son engagement dans la promotion culturelle. Elle est la fondatrice et directrice du FESTASS, un festival consacré au tassou et plus largement aux arts de la parole. Ce rendez-vous culturel a pour ambition de : valoriser le tassou et les expressions artistiques traditionnelles; Offrir une plateforme d’expression aux artistes confirmés et émergents ; Favoriser la transmission du patrimoine culturel aux jeunes générations. À travers ce festival, Adji Diarra Niang œuvre pour donner une visibilité nationale et internationale à cet art souvent méconnu.
Une présence remarquée à Paris
Récemment, l’artiste s’est rendue à Paris dans le cadre du Salon International de l’Agriculture, un événement majeur qui rassemble chaque année de nombreux acteurs du monde agricole et culturel. Elle y accompagnait notamment le maire de Kaolack, Serigne Mboup, présent pour promouvoir les initiatives et les richesses de sa ville. Cette participation a été l’occasion de mettre en lumière non seulement les produits et savoir-faire sénégalais, mais aussi la richesse de la culture du pays. Lors de son passage dans l’émission « Invité du Jour », Adji Diarra Niang a tenu à remercier chaleureusement le maire Serigne Mboup, saluant son soutien et son engagement en faveur de la culture et de la promotion des artistes.
Une ambassadrice de la culture sénégalaise
Par son parcours artistique et son engagement culturel, Adji Diarra Niang s’affirme aujourd’hui comme une véritable ambassadrice du tassou. Entre performances artistiques, initiatives culturelles et actions de transmission, elle poursuit un objectif clair : faire rayonner cet art traditionnel au Sénégal et au-delà des frontières. Son travail illustre la vitalité de la culture sénégalaise et rappelle combien les traditions orales restent un pilier essentiel de l’identité et de la mémoire collective.
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