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CULTURE

[MUSIC-IN] – Hip, hip, hurrah ! Le Bénin sur le toit de la musique mondiale grâce à Angélique Kidjio

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Et la lauréate du Prix du Meilleur Album de la musique mondiale 2022 est… Angélique Kidjo ! Intérieurement, je me suis posé la question de savoir c’était quoi une « musique mondiale » ? Il faut dire que cette expression m’a mis un tantinet chafouin. Mais, on n’est pas là pour parler de mes ressentis à la noix. Passons.

Encore une fois, la déesse Fon vient de plier le game si tant est qu’il existe encore un game. Le dimanche 3 avril 2022, lors de la 64ème cérémonie des Grammy Awards, Angélique Kidjo, la star béninoise, remportait le prix du Meilleur Album de la musique aux Grammy Awards pour son album ‘‘Mother Nature’’ sorti en 2021, à Las Vegas au MGM Grand Garden Arena. Ne m’en demandez pas plus. Je sais toutefois que c’est à Hollywood non loin de l’endroit où Will a mis une raclée à Chris. En tout cas, ça marche du tonnerre pour Kidjo-Gram, Oups ! Je voulais dire pour Angélique Kidjo. Et s’il vous plait, c’est son 5ème grammy !

Pour être honnête, je m’attendais à quelques scènes dans le genre que nous ont servi les Oscars la semaine dernière : des insultes, des rires, des applaudissements. Nous n’avons eu droit qu’au dernier. Cette fois-ci, il n’y aura pas d’algarade, pas de duel viriliste. Dommage. Il faut croire que les artistes-musiciens, contrairement à leurs pairs les comédiens, savent quoi faire de leurs mains.

Il n’y a pas vraiment eu de surprise. La cérémonie fut sobre, mais belle. Pour être honnête, elle m’a laissé sur ma faim. J’ai eu l’impression d’assister à une scène recuite des années précédentes. À quoi ça sert d’organiser un Grammy Awards quand on sait à l’avance le nom du vainqueur ? Peut-être pas grand-chose quand on regarde le déroulement de la dernière cérémonie des Grammy. Comme quoi, ça ne sent pas bon quand vous êtes nominés dans la même catégorie que Angélique Kidjo. Dimanche dernier, Rocky Dawani et Wizkid en ont appris à leur dépends. Comme le diraient les gens, elle les a fracassés, battus à plate couture.

Angélique Kidjo @Page Facebook Angélique Kidjo

Cela fait la cinquième fois qu’on récompense la même femme, qu’on ne se lasse pas d’applaudir cette dame, qui, il faut le lui reconnaître, est une merveille de grâce et de charme. Entendons-nous ! Je ne remets nullement en cause ni son prix, ni son talent. Elle a l’étoffe d’une winner. Mais, tout de même. Angélique, par son talent, barre la route aux autres artistes dans l’arrière scène qui mériteraient un peu plus de reconnaissance, un peu de lumière. J’ai été choqué d’entendre son nom, une fois de plus. Pas surpris, mais choqué. En cette femme d’âge mûr coule la sève des Amazones du Dahomey, ces guerrières intrépides qui ont marquées l’histoire de l’Afrique coloniale. Kidjo, je le reconnais, est une des rares femmes qui puissent composer et chanter en français, en anglais, en fon avec une égale pureté. Pourquoi ne pas créer une catégorie, en annexe, où elle serait la seule à compétir ?

Dans « Mother Nature », on peut se faire l’idée la plus complète du talent de Kidjo. Cet album est un savant mélange de genres musicaux comme l’afrobeats, le dancehall, le hip-hop, le rap,… et plusieurs autres tendances musicales. C’est un condensé de featuring qui réunit plusieurs jeunes artistes africains, pétris de talents. « Mother Nature » revendique de placer la femme au centre de la société, qui l’a en a exclu. Cet album, c’est un combat contre les violences faites aux femmes et plaidoyer pour la défense du climat. Merci l’Ange Kidjo ! 

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CULTURE

SÉNÉGAL – OUMY dévoile « Fleur d’Hibiscus », un EP entre introspection et ouverture internationale

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Le label DD Records a officialisé, ce 3 juillet 2026 à Dakar, la sortie de Fleur d’Hibiscus, le nouvel EP de l’artiste sénégalaise OUMY, désormais disponible sur les principales plateformes de streaming et de téléchargement.

Avec ce projet de sept titres — Sama Khol, Motto, Addiction, No Bayi, 4 Avril 1960, Sur les plages de Saly et Fleur d’Hibiscus — la chanteuse propose une œuvre introspective, articulée autour d’un processus de reconstruction personnelle et d’affirmation identitaire.

Selon le communiqué du label, cet EP met en lumière « le parcours d’une femme qui se reconstruit », en valorisant des thématiques telles que l’amour de soi, la résilience et l’attachement aux racines culturelles.

Sur le plan musical, OUMY amorce une évolution notable en intégrant de nouvelles influences sonores, tout en conservant une base artistique ancrée dans les rythmes sénégalais. Ce positionnement hybride vise à toucher un public élargi, dans une approche à la fois moderne et orientée vers l’international.

Le projet est produit par Conscious Music Group, que l’artiste a récemment intégré, et distribué par Warner Music Africa. Il résulte également d’une collaboration entre des équipes basées au Sénégal et des partenaires installés en France, illustrant une stratégie de développement transnational.

Cette sortie s’inscrit dans une dynamique de tournée déjà amorcée en Europe et au Royaume-Uni, confirmant l’ambition de l’artiste de promouvoir la musique sénégalaise sur la scène internationale.

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CULTURE

MAROC – Festival Gnaoua : Un pont entre traditions et modernité

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À Essaouira, la 27ᵉ édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde s’est ouverte comme le veut la tradition par la grande parade des confréries, un moment emblématique qui transforme les ruelles de la médina en une scène vivante de rythmes et de couleurs.

Porté par les maâlems venus de tout le Maroc, cet événement s’impose, année après année, comme un carrefour incontournable des musiques du monde, réunissant plus de 300 000 festivaliers pour cette édition.

Pour Neila Tazi, fondatrice du festival, cette rencontre artistique dépasse la simple célébration musicale. Elle s’inscrit dans une démarche de réhabilitation d’une mémoire africaine longtemps marginalisée, celle de la culture Gnaoua, héritière de l’histoire des populations subsahariennes et de leurs descendants.

Parmi les temps forts, le retour sur scène du bassiste camerounais Richard Bona a marqué les esprits, attirant une foule impressionnante sur la scène Moulay Hassan. L’artiste a souligné les liens profonds qui unissent les musiques africaines, au-delà de leurs expressions régionales, à travers une grammaire rythmique commune.

Le festival a également mis en lumière les nouvelles générations, à l’image du maâlem Mehdi Qamoum, qui a proposé une création originale en collaboration avec le Harlem Spirit of Gospel, illustrant la rencontre entre traditions gnaoua et gospel, deux formes musicales issues de racines spirituelles et historiques proches.

Au fil des années, Essaouira s’est affirmée comme un véritable laboratoire artistique où les traditions africaines dialoguent avec les influences du monde entier. Une dynamique qui conforte le rôle du festival en tant que plateforme de création, de transmission et de valorisation des patrimoines culturels.

Cette 27ᵉ édition confirme ainsi la vitalité d’un rendez-vous unique, tourné vers l’avenir, et déjà attendu pour poursuivre cette aventure musicale en 2027.

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CINÉMA

SÉNÉGAL – Cannes : Mia Guissé célèbre Coumba Gawlo comme ambassadrice

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a présence de Coumba Gawlo au Festival de Cannes dépasse le simple cadre d’une apparition sur tapis rouge. Elle s’inscrit, aux yeux de Mia Guissé, dans une logique plus profonde de représentation culturelle et d’affirmation identitaire.

En réaction à cette participation, Mia Guissé a choisi d’adopter une lecture valorisante, mettant en avant la portée symbolique de cette visibilité internationale. Dans son message, elle souligne moins l’événement en lui-même que ce qu’il incarne : une vitrine du Sénégal à l’échelle mondiale, portée par une artiste dont le parcours fait désormais figure de référence.

Une présence interprétée comme un acte de représentation
Loin de réduire cette apparition à une exposition médiatique, Mia Guissé y voit un acte de projection culturelle. Elle décrit Coumba Gawlo comme une incarnation de l’élégance et de la beauté noire, mais surtout comme une ambassadrice d’un héritage artistique sénégalais sur une scène internationale prestigieuse.
Cette lecture repositionne le rôle des artistes dans des espaces comme Cannes : au-delà du spectacle, ils deviennent des vecteurs d’image et d’influence, capables de traduire une identité nationale à travers leur posture et leur trajectoire.

Une reconnaissance intergénérationnelle assumée
Le message de Mia Guissé s’inscrit également dans une logique de transmission. En saluant le parcours de Coumba Gawlo, qu’elle qualifie de « légende vivante », elle met en lumière une continuité entre générations d’artistes sénégalaises.
Cette reconnaissance dépasse l’hommage ponctuel : elle traduit une volonté de valoriser des trajectoires inspirantes, perçues comme des repères dans un environnement artistique en constante évolution. Le succès individuel devient alors un levier collectif, nourrissant l’ambition des nouvelles figures de la scène musicale.

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