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INTERNATIONAL

SANTÉ – Un médecin australien libéré après 7 ans de captivité

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Dans la nuit du 18 au 19 mai, le gouvernement australien a annoncé la libération du Docteur Kenneth Elliott enlevé aux côtés de sa femme le 15 janvier 2016 au Burkina Faso par le groupe jihadiste Ansar Dine, lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique. Sa femme Jocelyn avait été libérée le mois suivant, à la suite d’une médiation nigérienne.

Le chirurgien qui dirigeait avec sa femme, depuis 1972, l’unique clinique médicale de Djibo, une ville située près de la frontière avec le Mali est rentré en Australie jeudi soir. Il a retrouvé sa femme et ses enfants, à Perth, la grande ville côtière du sud-ouest de l’île continent.

Un grand soulagement….
La ministre australienne des Affaires étrangères, Penny Wong, se dit « très heureuse » lorsqu’elle a fait l’annonce de la libération à la presse ce vendredi matin, heure locale. Ses proches et le gouvernement ont œuvré « inlassablement » pour obtenir cette libération, rajoute la cheffe de la diplomatie australienne.

La famille du docteur Elliott s’est déclarée soulagée. « Nous souhaitons remercier Dieu et tous ceux qui ont continué de prier pour nous, a-t-elle fait savoir dans un communiqué. À 88 ans, et après de nombreuses années passées loin de chez lui, le docteur Elliot a maintenant besoin de temps et d’intimité pour se reposer et reprendre des forces. Nous vous remercions pour votre compréhension et de votre sympathie. »

Avant son enlèvement, le couple australien, en plus de diriger une clinique médicale, menait des actions humanitaires au Mali et au Niger. Sa famille écrivait régulièrement aux autorités australiennes et burkinabè. Mais tout s’est joué dans la discrétion. « Il n’y a pas eu de rançon », affirme la télévision publique australienne ABC.

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EUROPE

FRANCE – Paris : Lancement du Haut conseil de la diplomatie africaine et appel à l’unité des Africains

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Le président du Haut Conseil de la Diplomatie Africaine (HCDA), le Dr Pape Ndongo Dieng, a lancé un appel appuyé en direction des Africains, tant du continent que de la diaspora, à l’occasion du lancement officiel de l’institution à Paris, le vendredi 17 juillet 2026.

Lors de cette cérémonie, le responsable a mis en avant l’importance stratégique de la diplomatie économique dans le développement du continent. « La diplomatie économique est un levier essentiel », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’une mobilisation collective pour renforcer les capacités d’investissement et de coopération.

Le Dr Dieng a souligné le rôle clé que peut jouer la diaspora africaine dans cette dynamique, notamment à travers le transfert de compétences, l’innovation et le financement de projets structurants. Il a ainsi appelé à une synergie accrue entre les acteurs publics, le secteur privé et les communautés africaines établies à l’étranger.

Ce lancement du HCDA marque une volonté affirmée de repositionner la diplomatie africaine autour des enjeux économiques, dans un contexte international marqué par la compétition pour les investissements et les partenariats stratégiques.

À travers cette initiative, les promoteurs du Haut Conseil entendent contribuer à structurer une nouvelle approche diplomatique, axée sur la valorisation des ressources africaines et l’intégration des diasporas dans les politiques de développement.

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INTERNATIONAL

IRAN – Le nouveau guide suprême promet une riposte « inévitable »

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À peine quelques semaines après la signature d’un protocole d’accord censé apaiser les tensions entre les États-Unis et l’Iran, le spectre d’une nouvelle escalade militaire refait surface. La reprise récente des frappes, combinée à des déclarations particulièrement offensives des deux camps, fragilise un cessez-le-feu déjà précaire, malgré la poursuite de discussions indirectes sous médiation omanaise.

Dans un message diffusé samedi, le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, s’est exprimé pour la première fois depuis les funérailles de son père, Ali Khamenei, tué lors de frappes attribuées à une coalition israélo-américaine. Désormais à la tête de la République islamique, il a adopté un ton résolument ferme, promettant une riposte qu’il juge « inévitable ». Il a notamment évoqué une volonté nationale de vengeance, dans un contexte marqué par une intensification des tensions régionales.

Sur le terrain, les hostilités ont repris. Washington accuse Téhéran d’être impliqué dans des attaques visant des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, un point névralgique du commerce énergétique mondial. En réponse, les États-Unis ont mené de nouvelles frappes, faisant plusieurs victimes selon les autorités iraniennes. L’Iran a riposté en visant certains États du Golfe, alimentant les craintes d’un embrasement régional.

Le président américain Donald Trump a, de son côté, durci le ton, évoquant des menaces directes contre sa personne et affirmant que l’appareil militaire américain était prêt à réagir de manière massive en cas d’attaque. Ces déclarations interviennent alors que des informations de renseignement évoquent un possible projet iranien visant des intérêts américains, dans un contexte marqué par la volonté persistante de Téhéran de venger la mort du général Qassem Soleimani en 2020.

Parallèlement, des préoccupations sécuritaires entourent les déplacements du président américain, bien que la Maison-Blanche minimise les liens avec les tensions actuelles. Cette atmosphère de méfiance illustre la fragilité des équilibres diplomatiques dans la région.

Malgré ce climat tendu, les canaux de dialogue restent ouverts. Les discussions indirectes entre les deux pays se poursuivent avec l’appui d’Oman, même si les positions semblent se durcir. Washington aurait fixé des conditions strictes concernant la sécurité maritime dans le détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran conditionne toute avancée à une révision de la posture américaine.

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EUROPE

PARAGUAY – Le Sénat paraguayen désavoue Celeste Amarilla après ses propos sur Mbappé

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Le Sénat paraguayen a pris ses distances avec la sénatrice Celeste Amarilla, au cœur d’une polémique après des propos jugés racistes visant l’attaquant français Kylian Mbappé.

Réunie en séance plénière, la chambre haute a adopté une motion attribuant à l’élue la responsabilité exclusive de ses déclarations, afin de dissocier l’institution de toute implication. Le président du Sénat, Basilio Núñez, a fermement condamné ces propos, dénonçant des messages contraires aux valeurs de respect et de coexistence.

La controverse a éclaté à la suite de la victoire de la Équipe de France de football face au Paraguay en huitièmes de finale de la Coupe du monde, scellée par un penalty transformé par Kylian Mbappé. Sur le réseau social X, Celeste Amarilla avait alors multiplié les attaques visant le joueur, évoquant notamment ses origines, son apparence et son parcours.

Malgré la suppression de ses publications et la diffusion d’une lettre ouverte dans laquelle elle disait regretter l’usage de certaines insultes, la sénatrice a ravivé la polémique lors d’une intervention au Sénat. À la tribune, elle a de nouveau ciblé le joueur, tenant des propos controversés sans présenter d’excuses formelles.

Assumant ses déclarations, Celeste Amarilla affirme que ses critiques visaient uniquement Kylian Mbappé et non la France. Elle évoque un comportement qu’elle juge déplacé de la part du joueur envers la sélection paraguayenne, tout en estimant que la réaction des autorités et du gouvernement était excessive.

L’élue conteste également la portée de la motion adoptée par le Sénat et affirme bénéficier d’un soutien populaire dans son pays. Elle a par ailleurs tenté de nuancer ses propos en distinguant la figure du joueur de l’image globale de la France, citant notamment des références culturelles telles que Voltaire et Rousseau.

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