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SANTÉ

BENIN : ABMS présente une nouvelle gamme de contraceptif.

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La gamme des produits contraceptifs s’élargit. Une nouvelle méthode de contraception vient en effet d’être mise à la disposition des populations. Il s’agit de ‘‘Sayana Press’’ dont le lancement officiel a eu lieu ce 26 septembre 2017 au centre de santé de Glo-Djigbé dans la commune d’Abomey-Calavi. La mobilisation était pour la circonstance très forte.

Le contexte est particulier et la situation bien préoccupante. Selon les dernières données, le Bénin reste encore l’enfant malade dans la sous-région en termes de mise en œuvre de la planification familiale. Environs 8 femmes sur 100 adoptent une méthode contraceptive selon les résultats de l’enquête démographique de santé 2011-2012 ; un chiffre qui place le Bénin en dernière position dans la sous-région. Pourtant les avantages de la planification familiale ne sont plus à démontrer. Il faut donc renforcer les efforts déployés pour améliorer la santé des populations et accélérer le développement. C’est ce qui justifie l’introduction de la nouvelle méthode de contraception ‘‘Sayana Press’’ dans la gamme des contraceptifs au Bénin. Le gouvernement béninois à travers le ministère de la santé qui, en collaboration avec son réseau de partenaires dont l’USAID et l’Association Béninoise pour le Marketing Social et la Communication pour la Santé (ABMS) en a procédé au lancement officiel ce 26 septembre. La cérémonie a réuni une foule impressionnante dans laquelle on peut identifier des têtes couronnées, dignitaires religieux, autorités politico-administratives, personnels de PSI/ ABMS, relais communautaires, personnels de santé, représentants des partenaires techniques et financiers.

Comme les autres méthodes déjà existantes, Sayana Press est un contraceptif qui « permet d’avoir le nombre d’enfants désirés et au moment voulu ». Elle est injectable pour une durée de validité de 3 mois. Sa particularité est qu’il est disponible à moindre dans toutes les formations sanitaires. Du représentant résident de l’USAID au Représentant du représentant résident de l’UNFPA en passant par les autorités politico-administrative, tous ont salué l’avènement de cette méthode en rappelant les bienfaits de l’espacement des naissances pour le développement d’un pays comme le Bénin. Au nombre de ces avantages figurent la maîtrise de la procréation, la lutte contre la mortalité et la morbidité infantile, maternelle et néonatale bref, l’amélioration de la situation sanitaire de la femme, de la mère, du nouveau-né et de l’enfant. C’est pourquoi, ils ont exhorté les populations à s’approprier cette nouvelle méthode. Le projet de vulgarisation de ‘‘Sayana Press’’ prend actuellement en compte 6 zones sanitaires soit 11 communes. Il sera élargi à d’autres zones sanitaires d’ici 2018 promet le représentant du ministre de la santé, Landry Yansounou qui a annoncé également que le gouvernement envisage de décréter la gratuité du planning familial les jours à venir.

Source : Les Pharaons.com / Par Polycarpe Hounsou

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SANTÉ

RD CONGO – La propagation d’Ebola inquiète au-delà des frontières

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L’épidémie d’Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo met en lumière les fragilités structurelles d’un système de santé confronté simultanément à l’insécurité et à un manque de ressources. Face à une propagation jugée « rapide et étendue » par l’Organisation mondiale de la santé, la riposte s’organise dans l’urgence, sans garantie de maîtrise à court terme.

Dans la province de l’Ituri, notamment à Bunia, les structures sanitaires peinent à absorber l’afflux de patients, alors que des centaines de cas suspects et de décès ont déjà été signalés. L’envoi de matériel médical et le déploiement d’experts internationaux témoignent d’une mobilisation accrue, mais insuffisante face à l’ampleur des besoins.

La situation est d’autant plus préoccupante que la souche identifiée, dite Bundibugyo, ne dispose pas encore de vaccin largement accessible ni de traitement validé. Cette contrainte scientifique ralentit considérablement les efforts de containment, obligeant les équipes à s’appuyer principalement sur des mesures de prévention, d’isolement et de suivi des contacts.

Sur le terrain, les conditions d’intervention restent extrêmement complexes. Dans plusieurs localités comme Rwampara, les équipes médicales évoluent dans des zones instables, parfois sans équipements suffisants. L’insécurité persistante entrave les opérations de dépistage et complique l’identification rapide des chaînes de transmission.

L’extension géographique de l’épidémie accentue les inquiétudes. Des cas suspects ont été signalés dans le Nord-Kivu, notamment à Butembo et Goma, carrefour stratégique déjà fragilisé par des tensions armées. Cette évolution fait craindre une diffusion plus large, difficile à contenir.

Au niveau politique, Félix Tshisekedi a appelé à la vigilance, tandis que Denis Mukwege insiste sur la nécessité de garantir un accès humanitaire sans entrave. Les partenaires internationaux, dont les États-Unis, ont commencé à déployer des mesures de soutien, combinant aide financière et dispositifs de prévention aux frontières.

La dimension régionale du risque se précise déjà. L’Ouganda a confirmé des cas liés à des mouvements transfrontaliers, signalant une possible propagation au-delà des frontières congolaises.

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AFRIQUE

RD CONGO – L’OMS alerte sur une propagation “rapide et inquiétante” de l’épidémie d’Ebola

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L’alerte sanitaire se renforce en Afrique centrale. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est déclaré « profondément préoccupé » par l’ampleur et la vitesse de propagation de l’épidémie d’Ebola qui touche actuellement la République démocratique du Congo. Selon les autorités sanitaires congolaises, la situation est déjà critique. Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba, a annoncé un bilan provisoire d’environ 131 décès et 513 cas suspects recensés à travers le pays. Une dynamique inquiétante qui pousse les autorités à accélérer les mesures de riposte.

Propagation régionale

L’épidémie dépasse désormais les frontières congolaises. En Ouganda, deux cas ont été confirmés, dont un décès enregistré dans la capitale Kampala. Cette extension géographique renforce les craintes d’une crise sanitaire régionale majeure. Face à cette situation, l’OMS a officiellement classé la flambée comme une urgence de santé publique de portée internationale, son plus haut niveau d’alerte. Un comité d’urgence devait être réuni afin de coordonner la réponse mondiale et définir les stratégies de contrôle.

Une souche sans traitement

L’épidémie actuelle est causée par la souche dite Bundibugyo du virus Ebola, particulièrement préoccupante. À ce jour, aucun vaccin ni traitement spécifique validé n’est disponible contre cette variante, ce qui complique considérablement les efforts de containment. Depuis son apparition, Ebola a causé plus de 15 000 décès en Afrique au cours des cinquante dernières années, confirmant sa dangerosité et sa capacité à provoquer des crises sanitaires majeures.

Une course contre la montre

Les autorités congolaises, en collaboration avec les partenaires internationaux, s’organisent pour contenir la propagation : surveillance accrue, isolement des cas suspects, sensibilisation des populations et renforcement des capacités hospitalières. Mais la rapidité de diffusion du virus et la forte mobilité dans certaines zones urbaines et frontalières rendent la situation particulièrement complexe, transformant cette épidémie en véritable course contre la montre.

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SANTÉ

Malawi – Une nouvelle épidémie de poliomyélite déclarée après une détection à Blantyre

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Les autorités sanitaires du Malawi ont officiellement déclaré une épidémie de poliomyélite, relançant les inquiétudes autour de cette maladie hautement contagieuse, deux ans après une précédente crise sanitaire majeure. L’annonce intervient après la confirmation de la présence du virus dans des échantillons environnementaux prélevés à Blantyre, la capitale économique du pays.

Dans un communiqué publié par le ministère de la Santé et de l’Assainissement, la résurgence de la poliomyélite est présentée comme une nouvelle phase critique, qualifiée de deuxième vague récente. Les analyses de laboratoire effectuées sur des matières fécales recueillies dans des toilettes publiques ont mis en évidence une circulation active du virus, signalant un risque élevé de propagation.

Le document, signé par le secrétaire principal du ministère, le Dr Dan Namarika, souligne la gravité de la situation, en particulier pour les enfants, considérés comme les plus vulnérables face à cette infection virale. La découverte du virus à Blantyre est interprétée comme un indicateur clair d’une menace imminente pour la santé publique nationale.

Face à cette alerte, le gouvernement appelle la population à une mobilisation immédiate. La vaccination est mise en avant comme le principal rempart contre la maladie, tandis que les citoyens sont invités à renforcer les pratiques d’hygiène et à coopérer pleinement avec les services de santé.

En coordination avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les autorités affirment avoir déclenché les mécanismes d’intervention d’urgence. Les actions engagées incluent le renforcement de la surveillance épidémiologique, le déploiement de campagnes de vaccination ciblées et une intensification des actions de sensibilisation communautaire afin d’éviter une propagation à grande échelle.

La poliomyélite, qui s’attaque au système nerveux, peut provoquer des paralysies irréversibles, notamment chez les enfants de moins de cinq ans. Avant l’introduction massive des programmes de vaccination, la maladie avait laissé de nombreuses personnes handicapées au Malawi et à travers le continent africain, marquant durablement les systèmes de santé et les familles touchées.

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