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SANTÉ

SENEGAL : Binta Sagna, la fondatrice et présidente de l’agence de Relations Publiques Media et Communication « La Sénégauloise » a rejoint sa dernière demeure.

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Binta Sagna, la fondatrice et présidente de l’agence de Relations Publiques Media et Communication « la Sénégauloise » est décédée. Son corps sans vie a été retrouvé le 06 août 2019 à son domicile à Bruxelles. Des enquêtes de la police pour élucider les circonstances du décès de cet icône de la communication ont révélé qu’elle est morte de cause naturelle. Elle a rejoint sa dernière demeure ce vendredi 9 août au cimetière d’Epinay-sur-Seine en île de France.

Cette franco-sénégalaise née en France, avait l’Afrique pour passion. Elle avait été classée parmi “les 50 experts qui font la différence” par le rapport Africa Communications Leadership 2018. L’année précédente, elle était parmi les 365 leaders du continent du classement du magazine sud-africain Tropic Magazine Media.

Son histoire ? Elle la raconte en ces termes : “Née des parents sénégalais immigrés en France dans les années 60, La Sénégauloise que je suis rêvait en grand, l’argent n’a jamais été ma motivation première ou le fait de devenir riche, bien entendu ça rend la vie plus facile de nos jours, mais plutôt de comprendre comment fonctionne le monde en tant que “influencer” Ma mère a travaillé pendant 20 ans pour un millionnaire que j’ai beaucoup observé étant petite, un homme avec une vision, des stratégies et un réseau d’influence important. Mon père immigré sénégalais a fait sa niche au Musée du Louvre pendant 30 ans m’ouvrant des portes dans le milieu très fermé de l’art ; tous ces éléments ont inéluctablement changé ma vision de la vie tant dans mes choix professionnels et la tissage de mon entourage, je ne peux que les remercier de ces bénédictions”. 

Travailleuse acharnée, déterminée et tenace, Binta Sagna n’était simplement une rêveuse d’idéal qui a façonné avec rigueur les différentes étapes de sa vie,  mais c’était une combattante de la première heure. Défenseure des femmes, surtout de l’entreprenariat féminine, elle avait érigé tout un réseau autour d’elle. Elle avait réussi à tisser des ponts entre les Humains. 

Celle qui était originaire du Sénégal,  née en France et adopté par la Belgique, vouait un amour inconditionnel pour ses trois pays. Elle se nommait fièrement la « Sénégauloise », surnom que portait également son agence de communication.

Ce vendredi 9 août 2019, ce n’est pas seulement la communauté sénégalaise de Belgique France et du Sénégal qui a pleuré son enfant, sœur ou amie, c’est toutes les communautés dans la diversité de leur nationalité qui sont venues lui dire une dernière fois au revoir à travers une prière à la Mosquée de L’île de Saint Denis suivi d’un recueillement au Funérarium de Villetaneuse et enfin l’inhumation au Cimetière d’Epinay-sur-Seine.

Binta Sagna faisait partie des personnes qui ont marqué leur génération. Elle était un pilier de la diasporas africaine. On se souviendra de cette personnalité qui comme un messie fût porteuse de message universelle : l’amour.  

Avec sa disparition l’Afrique perd une de ses dignes filles.

Toute la rédaction de Zeafricanews.com souhaite ses sincères condoléances à toute la famille Sagna,  surtout à son frère Hassan Sagna, et à tous ses amis de la Belgique.

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SANTÉ

RD CONGO – La propagation d’Ebola inquiète au-delà des frontières

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L’épidémie d’Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo met en lumière les fragilités structurelles d’un système de santé confronté simultanément à l’insécurité et à un manque de ressources. Face à une propagation jugée « rapide et étendue » par l’Organisation mondiale de la santé, la riposte s’organise dans l’urgence, sans garantie de maîtrise à court terme.

Dans la province de l’Ituri, notamment à Bunia, les structures sanitaires peinent à absorber l’afflux de patients, alors que des centaines de cas suspects et de décès ont déjà été signalés. L’envoi de matériel médical et le déploiement d’experts internationaux témoignent d’une mobilisation accrue, mais insuffisante face à l’ampleur des besoins.

La situation est d’autant plus préoccupante que la souche identifiée, dite Bundibugyo, ne dispose pas encore de vaccin largement accessible ni de traitement validé. Cette contrainte scientifique ralentit considérablement les efforts de containment, obligeant les équipes à s’appuyer principalement sur des mesures de prévention, d’isolement et de suivi des contacts.

Sur le terrain, les conditions d’intervention restent extrêmement complexes. Dans plusieurs localités comme Rwampara, les équipes médicales évoluent dans des zones instables, parfois sans équipements suffisants. L’insécurité persistante entrave les opérations de dépistage et complique l’identification rapide des chaînes de transmission.

L’extension géographique de l’épidémie accentue les inquiétudes. Des cas suspects ont été signalés dans le Nord-Kivu, notamment à Butembo et Goma, carrefour stratégique déjà fragilisé par des tensions armées. Cette évolution fait craindre une diffusion plus large, difficile à contenir.

Au niveau politique, Félix Tshisekedi a appelé à la vigilance, tandis que Denis Mukwege insiste sur la nécessité de garantir un accès humanitaire sans entrave. Les partenaires internationaux, dont les États-Unis, ont commencé à déployer des mesures de soutien, combinant aide financière et dispositifs de prévention aux frontières.

La dimension régionale du risque se précise déjà. L’Ouganda a confirmé des cas liés à des mouvements transfrontaliers, signalant une possible propagation au-delà des frontières congolaises.

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AFRIQUE

RD CONGO – L’OMS alerte sur une propagation “rapide et inquiétante” de l’épidémie d’Ebola

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L’alerte sanitaire se renforce en Afrique centrale. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est déclaré « profondément préoccupé » par l’ampleur et la vitesse de propagation de l’épidémie d’Ebola qui touche actuellement la République démocratique du Congo. Selon les autorités sanitaires congolaises, la situation est déjà critique. Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba, a annoncé un bilan provisoire d’environ 131 décès et 513 cas suspects recensés à travers le pays. Une dynamique inquiétante qui pousse les autorités à accélérer les mesures de riposte.

Propagation régionale

L’épidémie dépasse désormais les frontières congolaises. En Ouganda, deux cas ont été confirmés, dont un décès enregistré dans la capitale Kampala. Cette extension géographique renforce les craintes d’une crise sanitaire régionale majeure. Face à cette situation, l’OMS a officiellement classé la flambée comme une urgence de santé publique de portée internationale, son plus haut niveau d’alerte. Un comité d’urgence devait être réuni afin de coordonner la réponse mondiale et définir les stratégies de contrôle.

Une souche sans traitement

L’épidémie actuelle est causée par la souche dite Bundibugyo du virus Ebola, particulièrement préoccupante. À ce jour, aucun vaccin ni traitement spécifique validé n’est disponible contre cette variante, ce qui complique considérablement les efforts de containment. Depuis son apparition, Ebola a causé plus de 15 000 décès en Afrique au cours des cinquante dernières années, confirmant sa dangerosité et sa capacité à provoquer des crises sanitaires majeures.

Une course contre la montre

Les autorités congolaises, en collaboration avec les partenaires internationaux, s’organisent pour contenir la propagation : surveillance accrue, isolement des cas suspects, sensibilisation des populations et renforcement des capacités hospitalières. Mais la rapidité de diffusion du virus et la forte mobilité dans certaines zones urbaines et frontalières rendent la situation particulièrement complexe, transformant cette épidémie en véritable course contre la montre.

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SANTÉ

Malawi – Une nouvelle épidémie de poliomyélite déclarée après une détection à Blantyre

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Les autorités sanitaires du Malawi ont officiellement déclaré une épidémie de poliomyélite, relançant les inquiétudes autour de cette maladie hautement contagieuse, deux ans après une précédente crise sanitaire majeure. L’annonce intervient après la confirmation de la présence du virus dans des échantillons environnementaux prélevés à Blantyre, la capitale économique du pays.

Dans un communiqué publié par le ministère de la Santé et de l’Assainissement, la résurgence de la poliomyélite est présentée comme une nouvelle phase critique, qualifiée de deuxième vague récente. Les analyses de laboratoire effectuées sur des matières fécales recueillies dans des toilettes publiques ont mis en évidence une circulation active du virus, signalant un risque élevé de propagation.

Le document, signé par le secrétaire principal du ministère, le Dr Dan Namarika, souligne la gravité de la situation, en particulier pour les enfants, considérés comme les plus vulnérables face à cette infection virale. La découverte du virus à Blantyre est interprétée comme un indicateur clair d’une menace imminente pour la santé publique nationale.

Face à cette alerte, le gouvernement appelle la population à une mobilisation immédiate. La vaccination est mise en avant comme le principal rempart contre la maladie, tandis que les citoyens sont invités à renforcer les pratiques d’hygiène et à coopérer pleinement avec les services de santé.

En coordination avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les autorités affirment avoir déclenché les mécanismes d’intervention d’urgence. Les actions engagées incluent le renforcement de la surveillance épidémiologique, le déploiement de campagnes de vaccination ciblées et une intensification des actions de sensibilisation communautaire afin d’éviter une propagation à grande échelle.

La poliomyélite, qui s’attaque au système nerveux, peut provoquer des paralysies irréversibles, notamment chez les enfants de moins de cinq ans. Avant l’introduction massive des programmes de vaccination, la maladie avait laissé de nombreuses personnes handicapées au Malawi et à travers le continent africain, marquant durablement les systèmes de santé et les familles touchées.

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