CULTURE
COTE D’IVOIRE : Flora Niagne, celle qui invite « A lire et à boire » autour des livres.
Flora Niagne est une Ivoirienne d’origine peulh du Sénégal. Elle est célibataire et interprète de formation. Avec un diplôme en Langue étrangère appliquée à la gestion Droit et communication obtenu à Nice il y a 10 ans, elle a d’abord travaillé comme chargée de relation internationale, directrice de communication et interprétariat avant de décider de rentrer au pays pour créer son propre cabinet, Eclairconsulting. Cabinet Spécialisé en conseil et Stratégie, Management et communication. Mais Flora Niagne est avant tout une passionnée de littérature. Depuis bientôt un an, le concept »A lire et à boire », qu’elle a mis en place fait son bonhomme de chemin et est en passe de devenir incontournable.
« Je me suis rendu compte que la littérature ivoirienne était peut « bavarde « . C’est à dire qu’il n’y avait pratiquement pas de communication, avec les lecteurs du moins on connaissait peu les auteurs, parce qu’il n’y avait pas d’infos et pas d’échanges … Bien triste constat, les gens lisaient de moins en moins. Comme j’ai fait aussi du marketing culturel, j’ai donc voulu allier ma passion à ce « combat » de la promotion de la lecture a travers le concept » À lire et à boire « . » , affirme la jeune femme. À lire et à boire est un café littéraire revisité. « Une dégustation littéraire avec une double découverte : un auteur (un livre) et un vin. Car le vin aussi se lit ! Tout autant qu’un livre, il a son histoire son vécu . L’idée était d’emmener la lecture vers les gens dans des endroits qu’ils fréquentent le plus aujourd’hui. Sortir de la sphère d’intello et sélect et vulgariser la lecture », précise-t-elle.
« A lire et à boire » pour rapprocher les auteurs, des lecteurs. »
Elle avait soumis son idée au Dr Alain Tailly à l’époque Directeur du CNAC (Centre National de l’action culturelle) qui a tout de suite adhéré. C’est ainsi qu’ils ont réalisé la première édition de « A lire et à boire » le 25 novembre 2016 dans un café de la place. Avec comme premier auteur invité, le Dr Alain Tailly lui-même, avec son roman John Ziguehi. D’autres auteurs ont suivi, comme Jeanne Tessia (Démon de midi), Venance Konan (Chroniques Afro-Sarcastiques), Agnes Kraidy (Tu me fou les boules), Yacouba Konate (Alpha Blondy et le Reggae en Afrique) ensuite, le président de l’association des écrivains de Côted’Ivoire, Etty Macaire (Pour le bonheur des miens ), Pacome Kipre (Trâces d’une enfance hardie), Armand Gauz (Debout payé) Wakili Alafe (Championne l’enjailleuse). Manchini Défela (le jour où tout à basculé), est le dernier écrivain à passer. Pendant les soirées une troupe joue des extraits du livre à l’honneur. Il y a ensuite de la musique en live accompagné d’un buffet gourmand et du vin servi en dégustation. Enfin un débat avec l’écrivain et une dédicace.
A lire et à boire aura un an le 25 novembre prochain. Flora Niagne compte bien marquer le coup : « Nous voulons célébrer symboliquement ce premier anniversaire en invitant tous les auteurs sur un bateau pour une traversée de 2 heures. Le même format y sera représenté : le livre, le vin, les mises en bouche et la mise en scène cette fois des extraits de chaque livre des 11 auteurs reçus jusque-là. Ce sera une soirée différente qui nous emmènera vers la deuxième saison. J’espère avoir redonné un peu plus de goût à la lecture aux Ivoiriens en les rapprochant des écrivains.»
Les auteurs :

Les auteurs Alain Tailly et Mancini Defala

L’écrivaine Agnès Kraidy

L’écrivain Venante Konan

L’écrivaine Jeanne Tessia
CULTURE
SÉNÉGAL – Mohamed Gassama publie Sonko, l’omniprésent, une analyse du phénomène politique sénégalais
Le journaliste et écrivain Mohamed Gassama signe un nouvel ouvrage consacré à l’une des figures les plus marquantes de la vie politique sénégalaise contemporaine : Ousmane Sonko. Intitulé Sonko, l’omniprésent, le livre se veut une réflexion sur le parcours, l’influence et la place qu’occupe le leader du Pastef dans le débat public sénégalais. La cérémonie de dédicace a eu lieu le 25 juillet dernier à la Maison de la presse.

Selon son auteur, cet ouvrage « n’est ni un plaidoyer ni un réquisitoire ». Il s’agit avant tout d’un travail d’analyse qui cherche à comprendre les mécanismes ayant fait d’Ousmane Sonko une personnalité incontournable de la scène politique nationale. À travers une approche journalistique, Mohamed Gassama s’intéresse à la manière dont le leader du Pastef est devenu, au fil des années, un acteur central des grandes séquences politiques du Sénégal.

Le titre, Sonko, l’omniprésent, traduit cette réalité politique : qu’il soit dans l’opposition ou aux responsabilités, Ousmane Sonko demeure au cœur des débats. Son ascension, son discours sur la souveraineté, la gouvernance et les réformes de l’État, ainsi que sa capacité à mobiliser une large frange de la jeunesse, ont profondément transformé le paysage politique sénégalais.
Au-delà du portrait d’un homme politique, Mohamed Gassama invite également le lecteur à s’interroger sur les mutations de la société sénégalaise. Le livre explore les attentes d’une jeunesse en quête de changement, le rôle grandissant des réseaux sociaux dans la communication politique, ainsi que l’émergence de nouvelles formes de militantisme qui ont accompagné l’essor du Pastef. Il s’intéresse aussi aux perceptions contrastées que suscite Ousmane Sonko, à la fois adulé par ses partisans et vivement critiqué par ses adversaires.

L’ouvrage s’inscrit dans une production éditoriale de plus en plus riche consacrée au leader politique sénégalais. Ces dernières années, plusieurs essais ont tenté de décrypter son parcours, son discours et son impact sur la vie publique. Avec Sonko, l’omniprésent, Mohamed Gassama apporte une contribution supplémentaire et une lecture centrée sur le phénomène politique et médiatique que représente aujourd’hui Ousmane Sonko.
À travers cette publication, le journaliste entend alimenter le débat d’idées en proposant aux lecteurs des clés de compréhension d’un acteur dont l’influence dépasse désormais le cadre partisan. Que l’on partage ou non ses convictions, Ousmane Sonko reste l’une des personnalités les plus observées de la scène politique sénégalaise, faisant de son parcours un objet d’étude pour les journalistes, les chercheurs et les observateurs de la vie publique.
CULTURE
SÉNÉGAL – PBS célèbre 37 ans de carrière avec un concert exceptionnel à Dakar
Le groupe emblématique du hip-hop sénégalais Positive Black Soul (PBS), formé par Didier Awadi et Duggy Tee, a célébré ses 37 ans de carrière lors d’une conférence de presse organisée le mercredi 22 juillet au Grand Théâtre national de Dakar.
Cette rencontre avec les médias a été l’occasion pour les deux artistes de revenir sur leur parcours, mais aussi de présenter le programme des festivités prévues pour marquer cet anniversaire symbolique.
Point central de cette célébration : un concert exceptionnel annoncé pour le samedi 8 août 2026 dans la grande salle du Grand Théâtre. Cet événement inédit promet de retracer l’histoire du groupe, considéré comme un pionnier du rap africain, et de réunir plusieurs générations de fans autour de leur répertoire engagé.
CINÉMA
RD CONGO – Kinshasa célèbre le cinéma africain avec la 13e édition du FICKIN
Le Festival international du film de Kinshasa (FICKIN) a lancé sa 13e édition dans la capitale de la République démocratique du Congo, confirmant son ambition de promouvoir le cinéma africain et de valoriser les récits portés par les créateurs du continent.
Pendant cinq jours, près d’une cinquantaine de films — longs, moyens et courts métrages — issus d’une dizaine de pays sont projetés, offrant au public une diversité d’œuvres et de regards. Au-delà des projections, le festival propose également des ateliers, des master classes et des espaces de débat.
Pour son fondateur et directeur, Tshoper Kabambi, l’essence même de l’événement reste inchangée : favoriser les échanges entre professionnels du cinéma et passionnés. Il souligne que le festival se veut avant tout un lieu de rencontre, de partage et de transmission.
Parmi les œuvres présentées figure Simon et Amos, un long métrage réalisé par Riphin Kalala. Inspiré de l’histoire biblique de Joseph, le film aborde des thématiques universelles telles que l’esclavage, le pardon et le vivre-ensemble. Le réalisateur évoque avec émotion l’accueil réservé à son œuvre, comparant cette expérience à celle d’un parent voyant son enfant grandir et être reconnu.
Le FICKIN représente également une source d’inspiration pour les artistes locaux. L’actrice Précieuse Lumengo, habituée de l’événement, souligne l’impact des projections sur sa motivation et son engagement artistique. Selon elle, découvrir les créations d’autres cinéastes renforce l’envie de progresser et d’atteindre de nouveaux sommets.
Au fil des éditions, le festival s’impose ainsi comme une plateforme incontournable du paysage culturel congolais, alliant diffusion d’œuvres, formation et réflexion autour des enjeux du cinéma africain.
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