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GAMBIE

GAMBIE : Le président Adama Barrow à Addis Abeba.

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Le président Adama Barrow est arrivé à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne pour assister à la 29ème session ordinaire de l’Assemblée des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africain (UA).

La rencontre se tiendra du 3 au 4 juillet 2017 au siège de l’Union. Le thème « Accroître le dividende démographique en investissant dans la jeunesse » sera à l’honneur.

Tous les dispositifs sécuritaires ont été pris selon le ministère des Affaires étrangères et l’administration de la ville d’Addis-Abeba.

Le dernier sommet s’est tenu en janvier dernier, il a été marqué par l’élection du nouveau président de la Commission de l’Union africaine (CUA), le chadien Moussa Faki Mahamat. Le retour du Maroc au sein de l’organisation continentale a été un fait marquant après une absence de 32 ans.

Alpha Condé, le président guinéen est actuellement le président en exercice de l’Union Africaine.

Le président Adama Barrow en compagnie de sa femme à Addis Abeba.

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AFRIQUE

GAMBIE – Université de Gambie : Des centaines d’étudiants manifestent contre leurs conditions de vie

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Des centaines d’étudiants de l’Université de Gambie ont manifesté lundi sur le campus de Kanifing, dans la périphérie de Banjul, pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de vie et les difficultés rencontrées pour accéder aux enseignements. Au cœur de leur colère figurent les insuffisances du transport universitaire, mais aussi le manque d’équipements et les problèmes liés à la restauration.

Les manifestants dénoncent notamment les difficultés de déplacement vers le campus principal de Faraba Banta, situé à environ 56 kilomètres de la capitale gambienne. Selon eux, les trajets peuvent parfois durer plus de quatre heures, en raison d’un service de bus jugé insuffisant et peu fiable.

Pour illustrer cette situation, un étudiant brandissait une pancarte sur laquelle était inscrit : « Le camion est ma seule option ». Cette formule résume, selon les protestataires, les difficultés auxquelles sont confrontés de nombreux étudiants pour rejoindre leurs salles de cours.

Les longues files d’attente observées aux arrêts de bus témoignent de l’ampleur du problème. Six semaines après le début du premier semestre, plusieurs étudiants affirment avoir manqué des cours et des examens importants à cause des défaillances du transport. Ils indiquent que des centaines de leurs camarades se retrouvent régulièrement bloqués sur le campus, faute de moyens de déplacement adaptés.

Au-delà de la mobilité, les revendications concernent également la qualité de l’alimentation proposée aux étudiants et le manque d’infrastructures pédagogiques. Les étudiants en sciences déplorent notamment l’absence de laboratoires adaptés, tandis que ceux qui se forment au journalisme dénoncent le manque de locaux appropriés à leurs besoins.

Les manifestants tiennent les autorités nationales, en particulier les responsables du ministère de l’Enseignement supérieur, pour responsables de cette situation. Ils leur reprochent de ne pas avoir concrétisé les promesses d’amélioration des conditions de vie sur le campus formulées avant la rentrée universitaire.

« Ces problèmes pourraient être évités si les autorités accordaient davantage d’attention au bien-être des étudiants », a déclaré un représentant estudiantin, qui a présenté une liste de revendications destinée à obtenir des mesures concrètes. Son intervention a été accueillie par les applaudissements des manifestants.

La tension est également montée lors de la présence du ministre de l’Information, le Dr Ismaila Ceesay, ancien enseignant universitaire. Hué par les étudiants, il a été contraint de quitter les lieux dans un climat particulièrement tendu. D’autres responsables présents à proximité ont également été pris à partie verbalement, les manifestants leur lançant à plusieurs reprises : « Honte à vous ! »

Le ministre de l’Enseignement supérieur, le professeur Pierre Gomez, a pour sa part pris connaissance des doléances exprimées. Il s’est engagé à les examiner afin d’apporter des réponses dans les meilleurs délais.

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AFRIQUE

GAMBIE – Électricité, commerces, hôpitaux : une crise énergétique qui paralyse le pays

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La crise de l’électricité continue de perturber fortement la vie quotidienne en Gambie. Depuis juin, les délestages se multiplient et leur durée s’est considérablement allongée ces dernières semaines, au point de provoquer d’importantes difficultés pour les ménages, les commerces et plusieurs secteurs essentiels.

À Tanji, certaines coupures ont duré entre 12 et 48 heures. Dans plusieurs quartiers, les habitants ont passé des nuits entières sans éclairage et ont dû trouver des solutions de fortune pour préserver leurs denrées alimentaires ou maintenir leurs téléphones chargés. L’approvisionnement en eau a également été interrompu pendant plusieurs heures dans certaines zones.

La situation a également eu des répercussions sur les activités économiques. Les vendeurs de poisson figurent parmi les professionnels les plus durement touchés. Sans réfrigérateurs fonctionnels, la conservation des produits devient difficile et le recours aux blocs de glace représente un coût supplémentaire. Dans le même temps, la fréquentation des commerces a fortement diminué en raison de l’absence d’électricité.

Les petites activités dépendantes du courant électrique sont elles aussi affectées. Des opérateurs de moulins, des artisans et d’autres travailleurs ont été contraints de réduire ou d’adapter leurs activités. Certains utilisent désormais des équipements fonctionnant sans électricité afin de continuer à travailler malgré les longues périodes de délestage.

Les conséquences se font également sentir dans les établissements de santé. Des structures médicales ont dû s’appuyer sur des groupes électrogènes pour assurer la continuité de leurs services, avec toutefois des difficultés lorsque ces équipements rencontrent à leur tour des problèmes techniques.

Face à la multiplication des perturbations, la National Water and Electricity Company (NAWEC), principal fournisseur gambien d’électricité, avait évoqué plusieurs facteurs pour expliquer la situation. L’entreprise avait notamment cité l’augmentation de la consommation liée aux fortes températures, des difficultés concernant les importations d’électricité ainsi qu’un incident technique.

La question financière constitue également un élément important. Le président Adama Barrow avait reconnu en juin l’existence d’arriérés dus à la Senelec, la compagnie publique d’électricité du Sénégal. Ces difficultés financières compliquent les efforts visant à garantir un approvisionnement régulier en énergie.

L’exaspération de la population a débouché la semaine dernière sur deux nuits de manifestations spontanées. Des routes ont été bloquées dans certains secteurs et des protestataires ont demandé le départ du chef de l’État, dans un contexte marqué par une forte dégradation des conditions de vie liées aux coupures.

Cette crise intervient à quelques mois de l’élection présidentielle prévue le 5 décembre. Alors que la pression monte, Adama Barrow a promis une amélioration de l’approvisionnement électrique d’ici la fin du mois d’octobre.

D’ici là, les habitants et les acteurs économiques restent confrontés à une situation qui affecte aussi bien leurs activités professionnelles que leur quotidien, tandis que les autorités sont attendues sur des solutions permettant de stabiliser durablement le réseau électrique.

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AFRIQUE

GAMBIE – Coupures de courant : la colère explose, Adama Barrow promet une sortie de crise

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La crise de l’électricité prend une tournure de plus en plus préoccupante en Gambie. Alors que les délestages se prolongent parfois jusqu’à 48 heures dans certaines zones depuis plusieurs mois, de nouvelles manifestations ont éclaté dans la nuit de lundi à mardi à Banjul et dans plusieurs localités environnantes. Face à cette situation, le président Adama Barrow promet une amélioration de l’approvisionnement avant la fin du mois d’octobre.

Le chef de l’État a reconnu la gravité de la situation lors d’une visite effectuée à une installation de la National Water and Electricity Corporation (NAWEC) à Brikama, près de la capitale. Il a qualifié les difficultés liées à l’électricité d’« urgence » et de « problème de sécurité nationale », alors que la colère gagne progressivement la population.

Depuis le mois de juin, les coupures de courant se multiplient à travers le pays. Elles interviennent dans un contexte de fortes températures, rendant les conditions de vie particulièrement difficiles pour les ménages. La situation affecte également la conservation des denrées alimentaires, le fonctionnement des commerces et les activités quotidiennes.

Adama Barrow assure toutefois que des mesures sont en cours pour renforcer la capacité de production nationale. Selon lui, l’installation d’une nouvelle unité de 24 mégawatts à Brikama se trouve dans sa phase finale et devrait être opérationnelle d’ici à la fin octobre 2026. Le président gambien affirme que son gouvernement entend respecter cet engagement et obtenir une amélioration concrète de la fourniture d’électricité dans l’ensemble du pays.

Les autorités ont également annoncé l’attribution du marché destiné à la construction d’une centrale solaire de 50 mégawatts à Soma. L’entreprise sélectionnée devrait prochainement procéder à la mobilisation des moyens nécessaires au démarrage du chantier.

Conscient de l’exaspération des populations, Adama Barrow a reconnu les conséquences très concrètes des délestages sur les familles gambiennes. Il a évoqué notamment les difficultés rencontrées par les enfants pour étudier, les fortes chaleurs dans les habitations et les pertes de denrées alimentaires liées aux longues interruptions de courant.

Sur le terrain, la situation a pris une dimension plus tendue dans la nuit de lundi à mardi. À Banjul et dans plusieurs zones périphériques, des manifestants ont incendié des objets, perturbé la circulation et réclamé le départ du président à travers le slogan « Barrow must go ». Dans le secteur de Westfield, la police a notamment utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants qui se dirigeaient vers les installations de la NAWEC.

Cette nouvelle mobilisation intervient à quelques mois de l’élection présidentielle prévue en décembre, scrutin au cours duquel Adama Barrow souhaite briguer un troisième mandat. La crise énergétique pourrait ainsi devenir un sujet majeur de la campagne électorale, dans un pays où la régularité de l’approvisionnement en électricité constitue une préoccupation croissante.

La NAWEC avait déjà attribué une partie des difficultés à l’augmentation de la demande provoquée par les températures élevées, ainsi qu’à des contraintes affectant les importations d’électricité. Son directeur général, Gallo Saidy, a également cité les conséquences du changement climatique et les répercussions de la guerre au Moyen-Orient parmi les facteurs pesant sur le secteur.

Face à l’aggravation de la situation, Gallo Saidy a interrompu sa participation à l’inauguration d’une route afin de se rendre à la centrale de Brikama puis à Kotu, deux secteurs particulièrement affectés par les coupures et les mouvements de protestation.

Le ministre gambien de l’Information, Ismaila Ceesay, a pour sa part assuré que le gouvernement traitait la crise avec le niveau d’urgence qu’elle exige et mobilisait ses moyens pour parvenir à une solution. Les autorités appellent parallèlement au calme et à la retenue.

Adama Barrow a enfin mis en garde contre les conséquences que pourrait avoir une prolongation de la crise sur la stabilité du pays. Pour le président gambien, la paix et l’image de stabilité progressivement acquise par la Gambie pourraient être fragilisées si les difficultés liées à l’électricité ne sont pas rapidement résolues.

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