CULTURE
GUINEE-SENEGAL : Sadio Bee, l’homme qui mixe la mode.
Si l’on cherche un créateur soucieux de vouloir réunir la tradition africaine et la modernité européenne, c’est sans aucun doute vers Sadio qu’il faudrait se tourner. La marque « Sadio Bee » transcende tout le phénomène du métissage. Elle se veut innovatrice et porteur d’espoir dans une totale philosophie du mélange des genres. C’est pourquoi Sadio devient, l’homme qui métisse la mode.
Quel est le concept de votre marque ?
La marque « Sadio Bee » se définit comme un pont qui relie l’Europe et l’Afrique. Elle mixte deux cultures qui n’ont aucune chance de se croiser. Par le biais de ses coupes, et la perception ne de ses modèles, la tradition rejoint la modernité sans pour autant s’altérer. « Sadio Bee » est un « Mix tissages » voire « un style planétaire », qui marie des matières africaines traditionnelles comme le wax, le basin, le bogolan, à des coupes occidentales modernes et adaptées à une vue urbaine. Il réussit ainsi à actualiser le tissu africain à chaque saison à la recherche d’originalité.
Comment la marque SADIO BEE née ?
Grâce à mon père qui m’a appris très tôt les métiers de la couture à Dakar. En 1990, je quitte le Sénégal pour s’installer en France. A Paris, je dessine et fabrique mes premières lignes de vêtements. Progressivement, je les commercialise lors de salons de créateurs. Dans mes créations, on retrouve la rencontre de matières textiles, de modes et d’univers différents avec l’envie de créer un nouveau tissage. On y retrouve les matières africaines traditionnelles (wax, basin, bogolan, pagne tissé, indigo et pagne) mariées à des coupes occidentales modernes et adaptées au prêt à porter pour hommes et femmes. En 1999, la marque : « Sadio Bee » est enfin déposée.

©Georges Alexandre
Comment le public a reçu vos créations ?
Mes créations ont rencontré un grand succès auprès d’un public varié (européens et africains, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes,…) et attirent notam- ment une clientèle issue de villes cosmopolites. Mon style est apprécié par ceux qui souhaitent s’habiller avec originalité et recherchent d’autres matières. De nombreux artistes de scène portent mes modèles (Fatoumata Diawara, Queen Etémé, Aïssatou Thiam,…) Mes créations « Sadio Bee » qui est le nom de ma mar- que, ne connait pas de frontières. Après avoir conquis un public de plus en plus large à Paris, je me suis rendu aux Etats-Unis et dans les capitales européennes, où j’ai rencontré un excellent accueil. Fin 2008, j’ai réalisé des défilés au Sénégal, pour participer à Serra Vision.
Quelle est votre nouvelle collection ?
En 2010, ma nouvelle collection s’inspire du 50ème anniversaire des indépendances africaines et afirme à travers le symbole d’un escalier, l’idée que la création artistique africaine connaît une ascension et a atteint aujourd’hui les plus hauts niveaux. Les perspectives d’avenir sont vastes et les projets sont nombreux. Parmi eux celui de développer une gamme de matières bio, respectant l’environnement et achetées à un prix équitable. A mi-chemin entre l’Europe et l’Afrique, « Sadio Bee » poursuit son exploration des possibilités créatives.
Quelques photos de ses défilés






CULTURE
SÉNÉGAL – OUMY dévoile « Fleur d’Hibiscus », un EP entre introspection et ouverture internationale
Le label DD Records a officialisé, ce 3 juillet 2026 à Dakar, la sortie de Fleur d’Hibiscus, le nouvel EP de l’artiste sénégalaise OUMY, désormais disponible sur les principales plateformes de streaming et de téléchargement.
Avec ce projet de sept titres — Sama Khol, Motto, Addiction, No Bayi, 4 Avril 1960, Sur les plages de Saly et Fleur d’Hibiscus — la chanteuse propose une œuvre introspective, articulée autour d’un processus de reconstruction personnelle et d’affirmation identitaire.
Selon le communiqué du label, cet EP met en lumière « le parcours d’une femme qui se reconstruit », en valorisant des thématiques telles que l’amour de soi, la résilience et l’attachement aux racines culturelles.
Sur le plan musical, OUMY amorce une évolution notable en intégrant de nouvelles influences sonores, tout en conservant une base artistique ancrée dans les rythmes sénégalais. Ce positionnement hybride vise à toucher un public élargi, dans une approche à la fois moderne et orientée vers l’international.

Le projet est produit par Conscious Music Group, que l’artiste a récemment intégré, et distribué par Warner Music Africa. Il résulte également d’une collaboration entre des équipes basées au Sénégal et des partenaires installés en France, illustrant une stratégie de développement transnational.
Cette sortie s’inscrit dans une dynamique de tournée déjà amorcée en Europe et au Royaume-Uni, confirmant l’ambition de l’artiste de promouvoir la musique sénégalaise sur la scène internationale.
CULTURE
MAROC – Festival Gnaoua : Un pont entre traditions et modernité
À Essaouira, la 27ᵉ édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde s’est ouverte comme le veut la tradition par la grande parade des confréries, un moment emblématique qui transforme les ruelles de la médina en une scène vivante de rythmes et de couleurs.
Porté par les maâlems venus de tout le Maroc, cet événement s’impose, année après année, comme un carrefour incontournable des musiques du monde, réunissant plus de 300 000 festivaliers pour cette édition.
Pour Neila Tazi, fondatrice du festival, cette rencontre artistique dépasse la simple célébration musicale. Elle s’inscrit dans une démarche de réhabilitation d’une mémoire africaine longtemps marginalisée, celle de la culture Gnaoua, héritière de l’histoire des populations subsahariennes et de leurs descendants.
Parmi les temps forts, le retour sur scène du bassiste camerounais Richard Bona a marqué les esprits, attirant une foule impressionnante sur la scène Moulay Hassan. L’artiste a souligné les liens profonds qui unissent les musiques africaines, au-delà de leurs expressions régionales, à travers une grammaire rythmique commune.
Le festival a également mis en lumière les nouvelles générations, à l’image du maâlem Mehdi Qamoum, qui a proposé une création originale en collaboration avec le Harlem Spirit of Gospel, illustrant la rencontre entre traditions gnaoua et gospel, deux formes musicales issues de racines spirituelles et historiques proches.
Au fil des années, Essaouira s’est affirmée comme un véritable laboratoire artistique où les traditions africaines dialoguent avec les influences du monde entier. Une dynamique qui conforte le rôle du festival en tant que plateforme de création, de transmission et de valorisation des patrimoines culturels.
Cette 27ᵉ édition confirme ainsi la vitalité d’un rendez-vous unique, tourné vers l’avenir, et déjà attendu pour poursuivre cette aventure musicale en 2027.
CINÉMA
SÉNÉGAL – Cannes : Mia Guissé célèbre Coumba Gawlo comme ambassadrice
a présence de Coumba Gawlo au Festival de Cannes dépasse le simple cadre d’une apparition sur tapis rouge. Elle s’inscrit, aux yeux de Mia Guissé, dans une logique plus profonde de représentation culturelle et d’affirmation identitaire.
En réaction à cette participation, Mia Guissé a choisi d’adopter une lecture valorisante, mettant en avant la portée symbolique de cette visibilité internationale. Dans son message, elle souligne moins l’événement en lui-même que ce qu’il incarne : une vitrine du Sénégal à l’échelle mondiale, portée par une artiste dont le parcours fait désormais figure de référence.
Une présence interprétée comme un acte de représentation
Loin de réduire cette apparition à une exposition médiatique, Mia Guissé y voit un acte de projection culturelle. Elle décrit Coumba Gawlo comme une incarnation de l’élégance et de la beauté noire, mais surtout comme une ambassadrice d’un héritage artistique sénégalais sur une scène internationale prestigieuse.
Cette lecture repositionne le rôle des artistes dans des espaces comme Cannes : au-delà du spectacle, ils deviennent des vecteurs d’image et d’influence, capables de traduire une identité nationale à travers leur posture et leur trajectoire.
Une reconnaissance intergénérationnelle assumée
Le message de Mia Guissé s’inscrit également dans une logique de transmission. En saluant le parcours de Coumba Gawlo, qu’elle qualifie de « légende vivante », elle met en lumière une continuité entre générations d’artistes sénégalaises.
Cette reconnaissance dépasse l’hommage ponctuel : elle traduit une volonté de valoriser des trajectoires inspirantes, perçues comme des repères dans un environnement artistique en constante évolution. Le succès individuel devient alors un levier collectif, nourrissant l’ambition des nouvelles figures de la scène musicale.
-
AFRIQUE3 mois .SÉNÉGAL – Conseil des ministres : 24 nominations pour redessiner l’administration publique
-
AFRIQUE2 mois .SÉNÉGAL – 24 nominations en Conseil des ministres de ce mercredi 29 avril 2026
-
ECONOMIE2 mois .SÉNÉGAL – Forum PRICE 2026 : La diaspora sénégalaise à l’épreuve du réel
-
CULTURE3 mois .SÉNÉGAL – Houleye Soukeina N’diaye, une candidate engagée entre héritage culturel et résilience
-
AFRIQUE2 mois .MALI – Kidal, Gao, Tombouctou : le nord sous pression
-
AFRIQUE3 mois .SÉNÉGAL – Grève des enseignants : Un accord met fin à la crise dans l’éducation
-
AFRIQUE2 mois .MALI – L’avocat Mountaga Tall enlevé à Bamako dans un climat de crise
-
FOOTBALL3 mois .SÉNÉGAL – Augustin Senghor accède à la vice-présidence mondiale des villes olympiques


