CULTURE
LITTÉRATURE- À la découverte de » les voleurs de rêves de rêves » d’ Oumar Ndao
C’est toujours mieux d’avoir le nez dans un livre que dans les affaires des autres, dit-on. Le livre est un réservoir de richesses que nous consommons à travers le regard et l’art d’un auteur. Par ce puissant facteur de connaissance, nous allons au devant de l’autre, cet autre nous-mêmes que sont les personnages. Ces êtres en papier servent de prétextes pour poser des problèmes existentiels, explorer les profondeurs de notre actualité et surtout pour nous remettre en question. Aujourd’hui, nous allons à la rencontre de l’écrivain Oumar Ndao et de son œuvre LES VOLEURS DE RÊVES, une histoire d’amour fructueuse qui s’inscrit dans une société en crise brisée par la guerre.
Je reviens de Taax ! Des espaces généreusement dotés par le Ciel. Malheureusement, les hommes et les femmes qui y vivent ne sont pas heureux. Ce sont pourtant des êtres humains qui pétrissent la pâte de l’amour et qui rêvent. Ils rêvent d’un ciel bleu et d’une vie comblée. Des hommes comme Badou et Malick. Des femmes comme Madjiguène et Jeannine. Leurs rêves sont beaux comme l’amour qui les saoule.
Pourtant ils sont malheureux. Ces personnages sont piégés et broyés par une société sans cœur. Une société dont l’humanité s’effrite sur l’autel du vice, de la cupidité et de la guerre. Souvent au nom de Dieu. Des hommes à la morale défaite entraînent des innocents dans cette spirale nauséabonde. C’est l’homme qui écrase l’homme. Hélas…
Heureusement, la plume de Oumar Ndao console et apaise les douleurs. Sa plume estompe « la parenthèse de sang ». Mais que dire quand le monde des hommes flirte avec l’abject et l’immonde ?
Que dire quand des gens qui rêvent sont écrasés par des appétits bestiaux ?
Que faire quand une vie, pour rien, est souillée, arrachée ?
LES VOLEURS DE RÊVES, un appel au monde, un appel à la vie malgré la lourdeur des malheurs. LES VOLEURS DE RÊVES pour ne pas que meure le rêve ! Le rêve d’un monde plus humain. Plus fleuri.
De sa belle écriture, Oumar Ndao nous fait découvrir les aléas de la guerre, de la pauvreté et des déchirures familiales.
Cette magnifique œuvre de Ndao Kounda mérite d’être lue et relue. Elle pourrait bien nous éclairer sur certaines nécessités existentielles ! Je vous le conseille vivement.
CULTURE
SÉNÉGAL – PBS célèbre 37 ans de carrière avec un concert exceptionnel à Dakar
Le groupe emblématique du hip-hop sénégalais Positive Black Soul (PBS), formé par Didier Awadi et Duggy Tee, a célébré ses 37 ans de carrière lors d’une conférence de presse organisée le mercredi 22 juillet au Grand Théâtre national de Dakar.
Cette rencontre avec les médias a été l’occasion pour les deux artistes de revenir sur leur parcours, mais aussi de présenter le programme des festivités prévues pour marquer cet anniversaire symbolique.
Point central de cette célébration : un concert exceptionnel annoncé pour le samedi 8 août 2026 dans la grande salle du Grand Théâtre. Cet événement inédit promet de retracer l’histoire du groupe, considéré comme un pionnier du rap africain, et de réunir plusieurs générations de fans autour de leur répertoire engagé.
CINÉMA
RD CONGO – Kinshasa célèbre le cinéma africain avec la 13e édition du FICKIN
Le Festival international du film de Kinshasa (FICKIN) a lancé sa 13e édition dans la capitale de la République démocratique du Congo, confirmant son ambition de promouvoir le cinéma africain et de valoriser les récits portés par les créateurs du continent.
Pendant cinq jours, près d’une cinquantaine de films — longs, moyens et courts métrages — issus d’une dizaine de pays sont projetés, offrant au public une diversité d’œuvres et de regards. Au-delà des projections, le festival propose également des ateliers, des master classes et des espaces de débat.
Pour son fondateur et directeur, Tshoper Kabambi, l’essence même de l’événement reste inchangée : favoriser les échanges entre professionnels du cinéma et passionnés. Il souligne que le festival se veut avant tout un lieu de rencontre, de partage et de transmission.
Parmi les œuvres présentées figure Simon et Amos, un long métrage réalisé par Riphin Kalala. Inspiré de l’histoire biblique de Joseph, le film aborde des thématiques universelles telles que l’esclavage, le pardon et le vivre-ensemble. Le réalisateur évoque avec émotion l’accueil réservé à son œuvre, comparant cette expérience à celle d’un parent voyant son enfant grandir et être reconnu.
Le FICKIN représente également une source d’inspiration pour les artistes locaux. L’actrice Précieuse Lumengo, habituée de l’événement, souligne l’impact des projections sur sa motivation et son engagement artistique. Selon elle, découvrir les créations d’autres cinéastes renforce l’envie de progresser et d’atteindre de nouveaux sommets.
Au fil des éditions, le festival s’impose ainsi comme une plateforme incontournable du paysage culturel congolais, alliant diffusion d’œuvres, formation et réflexion autour des enjeux du cinéma africain.
CULTURE
TUNISIE – Le Festival de jazz de Tabarka renaît après six ans d’absence
Après plusieurs années d’interruption, le Festival de jazz de Tabarka signe son grand retour en Tunisie. Suspendu pendant six ans en raison de difficultés économiques, cet événement emblématique retrouve sa place dans le paysage culturel et touristique du pays.
Parmi les artistes présents, Dee Dee Bridgewater s’est dite particulièrement enthousiaste de participer à cette nouvelle édition, saluant la relance d’un festival historique qui a marqué des générations de mélomanes.
Située entre mer et montagne, la ville de Tabarka espère tirer profit de ce renouveau. Le festival constitue en effet un levier stratégique pour relancer l’attractivité touristique de la région, attirant des visiteurs venus de divers horizons.
Les autorités tunisiennes du tourisme se félicitent de cette reprise. Pour elles, la renaissance du festival représente une opportunité de dynamiser l’économie locale et de redonner de la visibilité à une destination reconnue pour son patrimoine culturel et naturel.
Au-delà des concerts, l’événement sert également de vitrine pour les activités économiques locales. Expositions, artisanat et commerces bénéficient de l’afflux de visiteurs, offrant un souffle nouveau à une ville affectée par la conjoncture économique.
Les acteurs locaux espèrent désormais inscrire ce retour dans la durée. Lancé il y a plus d’un demi-siècle, le Festival de jazz de Tabarka demeure un symbole fort de la scène culturelle tunisienne et un moteur essentiel pour l’économie régionale.
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