CHAUD TOO CHAUD
MALI : La chanteuse Rokia Traoré est retournée dans son pays
Coup de tonnerre dans l’affaire Rokia Traoré, la chanteuse est retournée au Mali en plein procédure. Elle a quitté le territoire français malgré l’interdiction de quitter le pays émise par la justice française qui devait la remettre à la Belgique. L’artiste internationale a été privée de sa liberté dans une procédure judiciaire liée à la garde de sa fille qui l’oppose à son ex-compagnon.
L’artiste s’est exprimée sur sa page facebook :
JE NE SUIS PAS UNE CRIMINELLE, JE SUIS UNE MÈRE QUI PROTÈGE SON ENFANT
La cour d’appel de Bruxelles, tout en ayant les preuves de la scolarisation de mes enfants à Bamako dans le dossier qui leur a été soumis pour les fins de mon recours en appel, a estimé qu’ils n’ont pu me poser des questions afin de déterminer ma résidence habituelle, cela en raison de mon absence à l’audience d’appel à laquelle on m’a empêchée d’assister en m’arrêtant à l’aéroport de Paris CDG le 10 mars 2020.
En conséquence la justice belge me retire mon droit d’appel en vertu de la loi belge sur la déchéance en cas d’absence de l’appelant.
Tout en ne pouvant se prononcer sur la question de la compétence juridictionnelle de la Belgique dans ce dossier, le jugement d’appel motive sa décision par des arguments incompréhensibles dont deux très étonnants:
Il est déploré que Jan Goossens doive assumer des frais pour sa défense. Je suis mère de famille en charge de deux enfants, il m’est demandée une pension alimentaire en faveur de mon ex-compagnon qui me réclame aussi 303 000 Euros, une partie du montant que la justice belge m’impose de lui payer. Sachant qu’en attendant de nous marier civilement (ce que nous n’avons finalement jamais fait), nous vivions chacun dans deux pays différents, moi au Mali avec mes deux enfants, lui en France, à Marseille. Il faisait des aller-retours pour nous voir à Bamako. Je suis traquée par la justice belge, je suis empêchée de travailler, et je dois moi aussi payer des frais pour ma défense suite aux plaintes en justice que je subis.
Ce jugement d’appel, pour la première fois dans ce dossier, indique comment la police belge aurait tenté de me joindre : apparemment ils auraient appelé mon numéro de téléphone sans succès. Il n’est pas indiqué de date, ni quel numéro précis de téléphone. J’ai eu des échanges d’emails avec les agents de police qui ont traité mon dossier, dès le mois de juillet lorsque j’ai déposé ma plainte, je suis étonnée qu’ils n’aient cependant pas essayé de me joindre par email par la suite au lieu de s’en tenir à des tentatives ratées de contact téléphonique. Mon adresse au Mali est clairement indiquée sur ma déposition.
Par ailleurs, tout autant que le mandat d’arrêt européen existe pour repérer et arrêter les terroristes et les grands criminels, il existe des outils à travers la coopération judiciaire et la diplomatie pour faire parvenir une convocation en bonne et due forme à une personne dans un pays étranger afin que celle-ci se rende disponible pour entendre un système de justice donné dans un autre pays.
Le but de ces tentatives de contact téléphonique aurait été d’organiser une visio-conférence, c’est justement tout ce que j’espérais obtenir en portant plainte en 2019, mais c’est la première fois que j’en entends parler dans ce dossier. Et c’est pour argumenter la décision de me priver de mon droit d’appel en me chargeant à nouveau sans aucune preuve des charges qui me sont imposées.
Je ne suis pas une criminelle, je suis une mère qui protège son enfant.
Lorsque l’on vit à Paris, on ne va pas inscrire son enfant dans une école à Bruxelles, on l’inscrit à Paris, en cas de problème on s’adresse à la justice française qui est en mesure ainsi d’enquêter, d’avoir les éléments pour analyser et comprendre. De même, lorsque l’on vit à Bamako, on n’inscrit certainement pas son enfant à l’école à Bruxelles ; l’enfant qui vit à Bamako est inscrit à Bamako à l’école, et en cas de problème, on s’adresse à la justice malienne qui est en mesure d’enquêter dans la vie de cet enfant afin d’obtenir des éléments et analyser.
Chez moi, à Bamako, j’ai reçu une citation à comparaître par email un 1er mai avec l’obligation de me présenter ou me faire représenter à une audience le 6 mai 2019 à Bruxelles : j’ai respecté la justice belge, j’ai trouvé un avocat en deux jours pour me représenter afin de préciser, dès cette première audience, que moi-même et mes deux enfants habitons au Mali, pas en Belgique.
J’ai continué à payer des avocats, des billets d’avion pour venir entendre un système de justice belge à des milliers de kilomètres de chez moi. Mais malgré les attestations dans mes dossiers, malgré toutes les preuves matérielles de ma vie et celle de mes enfants au Mali depuis des années, chaque décision de justice belge fut à charge à mon égard, avec des affirmations sans preuves de la part de juges et de substituts de procureur dans leurs conclusions. En fait, des arguments sans preuves de la partie adverse sont simplement repris dans les conclusions des juges belges. Je crois sincèrement aujourd’hui, que je n’aurais pas du tout répondu à la justice belge, je n’aurais jamais constitué d’avocat ni de dossier dès le début de cette affaire ça n’aurait pas été pire.
Je suis empêchée de voyager et de travailler depuis plus d’un an, cela en moyen de pression, un chantage pour me forcer à livrer mon enfant contre mon éventuelle liberté de mouvement selon l’humeur de la justice belge.
Pourtant, tout ce que j’ai demandé était un dialogue entre parents au sujet d’un problème constaté chez notre enfant, c’est tout ce que j’ai voulu, c’est ce que j’ai demandé à mon ex-conjoint. Mais il porte plainte début avril afin d’obtenir les conditions d’une non représentation d’enfant transformée en « enlèvement, séquestration et prise d’otage » de mon propre enfant.
Pendant que je suis prise en otage en Europe par la justice belge, la justice malienne, dans sa décision me donnant la garde provisoire de l’enfant le temps de l’enquête en cours au Mali, permet au père d’aller voir son enfant. Il n’a plus voulu le faire depuis le mois de mars 2019. Le 10 mars 2020, après s’être assuré que je suis bien emprisonnée à Paris, et que mon droit d’appel sera certainement annulé comme il l’avait précisément demandé dans son dossier d’appel, il part en vacances quelques jours, mais pas à Bamako pour voir sa fille, à Tunis.
Je suis une mère, pas une criminelle. La pression, l’abus de technique judiciaire, les menaces de magistrats, fonctionnent lorsqu’il s’agit d’entraver et mettre hors d’état de nuire des criminels, des malfaiteurs. Je suis une mère qui n’a fait que demander le dialogue à un père. Transformer ma démarche légitime en infraction du point de vue d’une juridiction incompétente d’un pays situé à des milliers de kilomètres de mon lieu de vie est un abus de pouvoir qui me nuit, me dévaste, certes. Mais je suis mère, aucune mère ne livrerait son enfant dans des circonstances de mépris, de pression, d’oppression.
A LA UNE
SÉNÉGAL – De Pikine à Londres, SOLMA veut faire défiler le Sénégal sur la scène internationale
Le 4 octobre 2026, la marque fondée par le créateur sénégalais N‑Jah organisera à Londres un grand Fashion Show caritatif. Une nouvelle étape dans l’ascension d’une maison qui entend conjuguer mode, identité africaine, diversification et engagement social.
Partir de Pikine pour conquérir Londres. C’est le pari de SOLMA, marque sénégalaise de vêtements fondée en 2014 par Alioune Mbodj, plus connu sous le nom de N‑Jah. Le 4 octobre prochain, le créateur organisera dans la capitale britannique un grand Fashion Show destiné à présenter son univers, mais aussi à faire rayonner la créativité sénégalaise au-delà du continent africain. Pensé comme une rencontre entre mode, musique et culture, l’événement devrait réunir créateurs, artistes, mannequins, personnalités et membres de la diaspora africaine installés au Royaume-Uni. Plus qu’un simple défilé, ce rendez-vous se veut une vitrine de l’ambition internationale de SOLMA : porter une mode née au Sénégal sur les grandes scènes mondiales.
Une marque née dans les rues de Pikine
L’histoire de SOLMA commence à Pikine, dans la banlieue de Dakar, entre le quartier de Tally Bou Mak et l’effervescence du marché Zinc. Né à Pikine, N‑Jah a fait de sa ville natale le point de départ et le cœur battant de son aventure entrepreneuriale. C’est dans cet environnement populaire, créatif et profondément urbain qu’il imagine une marque capable de raconter une autre Afrique : moderne, audacieuse et fière de ses racines. Pikine n’est donc pas seulement le berceau de SOLMA. La ville nourrit l’inspiration du créateur, son identité artistique et son engagement en faveur de la jeunesse. En wolof, « SOLMA » signifie « porte-moi ». Un nom qui sonne comme une invitation, mais aussi comme une déclaration d’intention. À travers ses créations, N‑Jah entend faire voyager le Sénégal et inscrire son identité dans les tendances contemporaines. La marque développe aujourd’hui plusieurs univers : streetwear, vêtements traditionnels et créations « tradi-modernes ». Survêtements aux finitions travaillées, tee-shirts signatures, ensembles en jean, chaussures, accessoires et maillots inspirés des couleurs nationales composent son catalogue. Son slogan, « From Senegal to the World », résume cette volonté de bâtir un pont entre Dakar et les grandes capitales internationales.

Solma Show 4 octobre
Londres comme nouveau tremplin
Désormais installée à Londres, SOLMA entend utiliser la capitale britannique comme une fenêtre ouverte sur le monde. Ville multiculturelle et place incontournable de la mode, Londres offre à la maison sénégalaise un accès privilégié aux diasporas africaines, aux médias internationaux et aux professionnels des industries créatives. Le Fashion Show du 4 octobre devrait marquer une étape importante dans cette stratégie. Après plusieurs éditions organisées à Dakar, notamment à la Place du Souvenir, à Fan City, au Grand Théâtre et au Baramundi, SOLMA poursuit le développement de son événement dans la capitale britannique. La marque revendique déjà le soutien de plusieurs personnalités. Youssou Ndour, Akon, CeeLo Green ou encore le footballeur sénégalais Ismaïla Sarr figurent parmi les célébrités présentées comme ayant porté ses créations. Une visibilité précieuse pour une maison qui ambitionne de transformer sa reconnaissance communautaire en véritable rayonnement international.
SOLMA se lance dans la bagagerie
Le défilé du 4 octobre marquera également une nouvelle étape dans le développement commercial de la marque. En collaboration avec **HB London**, SOLMA annoncera son entrée dans l’univers de la bagagerie avec une première production de **1 000 valises et bagages de voyage**. Cette nouvelle ligne doit permettre à la maison d’étendre son identité au-delà du vêtement. Les futures pièces de bagagerie devraient reprendre les codes visuels et l’esthétique urbaine qui caractérisent SOLMA, tout en répondant aux besoins d’une clientèle internationale et mobile. Cette diversification apparaît cohérente avec le slogan de la marque, « From Senegal to the World ». Après avoir habillé ses clients, SOLMA souhaite désormais les accompagner dans leurs voyages.

Une collection de maillots aux couleurs du Sénégal
SOLMA profitera également de son Fashion Show londonien pour présenter une nouvelle collection de **maillots du Sénégal revisités dans le style de la marque**. À travers ces créations, N‑Jah entend associer les couleurs nationales à l’esthétique contemporaine et urbaine de SOLMA. Plus que de simples tenues sportives, ces maillots seront pensés comme des pièces de mode permettant aux Sénégalais, notamment ceux vivant à l’étranger, d’afficher leur attachement au pays avec élégance et modernité. Cette collection devrait ainsi prolonger le travail déjà engagé par la maison autour des maillots inspirés des couleurs de différents pays. Elle s’adressera aussi bien au public sénégalais qu’aux membres de la diaspora désireux de porter leur identité culturelle au quotidien.
La mode comme instrument de solidarité
L’événement du 4 octobre possède également une dimension caritative. Depuis ses débuts, le SOLMA Show associe création et engagement social. Une partie des recettes doit contribuer au financement de projets consacrés à l’éducation et à la formation des jeunes de Pikine. Cette démarche se trouve au cœur de la philosophie défendue par N‑Jah. Pour le créateur, le vêtement ne constitue pas une finalité, mais un moyen de valoriser des savoir-faire, de créer des opportunités et de soutenir les communautés dont la marque est issue. SOLMA affirme également vouloir renforcer sa collaboration avec des artisans et des ateliers africains. Son ambition est de tendre vers une production entièrement réalisée sur le continent, même si cet objectif demande encore des moyens, une organisation solide et des capacités de production adaptées au marché international.

Le défi d’un passage à l’échelle
Comme de nombreuses marques africaines émergentes, SOLMA doit désormais relever plusieurs défis : structurer sa distribution, garantir une production régulière, renforcer sa présence numérique et séduire une clientèle internationale sans perdre son identité. Le lancement annoncé de 1 000 pièces de bagagerie représente, à cet égard, un changement d’échelle important. Il nécessitera une organisation capable de garantir la qualité des produits, le respect des délais de fabrication et une distribution adaptée à plusieurs marchés. Son positionnement premium traduit cette volonté de changer le regard porté sur la mode africaine. Les pièces phares sont commercialisées à des tarifs pouvant atteindre 250 livres sterling pour certains ensembles et survêtements, tandis que les tee-shirts et les maillots sont proposés entre 65 et 85 livres. Ce choix place SOLMA sur un segment exigeant, où l’histoire racontée par la marque doit être accompagnée d’une qualité irréprochable, d’un service commercial efficace et d’une stratégie internationale cohérente.
Le rendez-vous londonien du 4 octobre sera donc plus qu’une célébration. Il constituera un test grandeur nature pour une maison qui veut transformer une réussite née dans les rues de Pikine en aventure mondiale. À travers ce défilé, le lancement de sa ligne de bagagerie et la présentation de ses nouveaux maillots du Sénégal, N‑Jah entend démontrer qu’une marque sénégalaise peut conjuguer héritage culturel, esthétique contemporaine, diversification et ambition économique. De Dakar à Londres, SOLMA avance avec une conviction : l’Afrique ne doit plus seulement inspirer la mode internationale. Elle doit aussi en devenir l’une des signatures.

A LA UNE
AFRIQUE DU SUD – Le principal parti de l’opposition a lancé sa campagne
Ce samedi 17 Février à Pretoria en Afrique du Sud, le principal parti de l’opposition, l’Alliance Démocratique (DA), a lancé sa campagne électorale. Sept points sont annoncés par le chef du parti, John Steenhuisen, pour sauver le pays.
Ce samedi 17 Février, les partisans de John Steenhuisen étaient nombreux sur la pelouse des Unions buildings située près du siège du gouvernement. L’opposant John Steenhuisen en a profité pour présenter son programme en sept points pour « sauver l’Afrique du Sud ».
Devant une foule immense, John Steenhuisen a parlé des maux qui étouffent l’économie sud-africaine et qui ont provoqué une crise sociale. Il a également déclaré que son parti Alliance démocratique s’engage à réduire les taux de criminalité. Son ambition est de créer deux millions d’emplois, de mettre fin aux coupures intempestives de l’électricité qui paralysent le pays et de mettre en place un climat de cohésion sociale. Le plan détaillé de l’alliance Démocratiquei vise à apporter des solutions concrètes aux grands défis auxquels est confrontée l’Afrique du Sud.
John Steenhuisen a aussi mis l’accent sur la lutte contre la corruption. Il a appelé aux populations de voter pour le parti Alliance démocratique pour éradiquer la corruption qui a ruiné le parti au pouvoir depuis 30 ans.
Un message fort dans un lieu mythique qu’est les Unions buildings, siège du gouvernement de l’ANC (Congrès National Africain), parti au pouvoir depuis trois décennies.
C’est dans une ambiance festive avec le groupe “Les Confretis » que s’est terminée le meeting. Les leaders et alliés du parti démocratique ont rejoint John Steenhuisen sur la scène pour une photo de famille.
La date officielle des élections n’est pas encore annoncée mais l’alliance Démocratique est déterminée à faire entendre sa voix en ces périodes pré-électorales.
A LA UNE
SÉNÉGAL – 100.000 Logements : Ismaila Madior Fall á Bambilor pour l’inauguration
Ce vendredi, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Ismaila Madior Fall, accompagné de la ministre Annette Ndiaye Seck, inaugurera la « Cité de la Diaspora » à Bambilor. Ce projet vise à prévenir la création de nouveaux bidonvilles et encourage la production massive de logements accessibles.
selon L’Observateur, l’objectif est de dynamiser et diversifier l’offre de logements pour les ménages à faibles revenus et/ou irréguliers, tout en facilitant l’accès au financement bancaire adapté. Avec une vision claire de renforcer l’écosystème de la construction, cette initiative témoigne de l’engagement du gouvernement Sénégalais envers sa diaspora.
Les 100 000 logements prévus dans ce projet ont été élaborés en partenariat avec le gouvernement Sénégalais et ses collaborateurs, cherchant à répondre aux besoins spécifiques et aux préoccupations en matière de logement des Sénégalais vivant à l’étranger.
Source : PressAfrik
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