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CULTURE

SÉNÉGAL – Clayton Hamilton fait un remix de “Whoopty” : le clip ‘‘freestyle mbalak’’ est une vraie dinguerie

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“Whoopty” — dans sa version originelle — pète du feu. Ce single du rappeur américain, Daniel Soriano Jr., plus connu sous le pseudo de CJ, sorti en juillet 2020, continue d’exploser les charts : plus de 384.173.600 vues. Un luxe que peu de rappeurs ont pu se permettre. Les chiffres (un record !) me donnent le tournis. Je respire un bon coup. Le triomphe mondial de cette chanson a donné plus d’idées à certains rappeurs. L’artiste francais d’origine sénégalo-malienne Clayton Hamilton fait partie d’un de ces rappeurs. Récemment, il se l’est réapproprié ; il en a fait un remix et je peux vous l’assurer : ça déchire du tonnerre.

Qui est Clayton Hamilton ?
Si vous ne le connaissez pas, vous seriez incapable de mettre une tête à ce nom. C’est souvent le contraire qu’on demande aux gens. Je sais ! Je suis de gauche. Tellement gauche que j’appréhende les choses toujours à rebours. Je vous donne quelques indices. Il n’est pas caucasien, il n’est pas arabe. Non. Ce n’est pas non plus un métis. Assez tergiversé. On ne va pas y passer la journée, ni vous faire une reconstitution faciale. Voyons ! Nous ne sommes pas le FBI. Allons à la découverte du vrai visage de l’homme. Né d’un père malien et d’une mère sénégalaise, Clayton Hamilton se nomme à l’état civil Ibrahima Diabaté. Il vient d’une longue lignée de griots. Et vous devinez son job ! Il est chanteur. Précisément un rappeur, si tant est qu’on peut considérer un rappeur comme un chanteur. Il est venu à la musique par accident. C’est ce qu’il laisse entendre. C’était à un spectacle à Créteil en France. Dans le brouhaha vespéral, entre les battements de mains et de sons, une nuée diaphane s’abat sur lui. C’est le déclic. Il venait de choper le virus de la musique. Au départ, c’est le reggae qui le passionne. Au fil des années, il va glisser vers le rap, la pop, le rock, l’électro. Clayton Hamilton a une longue discographie comme le bras. Même si, pour l’instant, sa vie n’est pas le grand ‘‘success story’’.  

D’où lui vient ce pseudo ‘‘blanc’’ ?
D’après mes recherches, je suis tombé sur une kyrielle d’histoires à dormir debout. Mais, il y en avait une qui sortait du lot. J’explique. C’est l’été 85. Nous sommes à Los Angeles. Jeff Hamilton et les frères John et Jeff Claytonfondent un groupe de Jazz. Ce groupe prend le nom de The Clayton–Hamilton Jazz Orchestra. C’est à cette date que serait né Ibrahima Diabaté. D’où le pseudo Clayton Hamilton.

“Whoopty” à la sauce mbalaax : CJ versus CH (Clayton Hamilton)
Clayton Hamilton déroule les grandes lignes de sa vie sur un fond de beat de hip-hop, sur le flow de CJ, l’étoile montante du rap US – on l’avait dit plus haut. Plutôt que d’aller piocher son inspiration dans la vie des autres, Clayton Hamilton s’inspire de son propre vécu. Le drill, sous-genre musical du hip-hop, semble bien aller avec le mbalaax sénégalais. Pop Smoke, le pape du drill, en serait ému dans sa tombe. L’énergie véhiculée dans ce flow est un terreau fertile pour Hamilton ; il narre dessus les grandes péripéties de sa vie. Il évoque sa petite enfance et le courage qu’il lui a fallu pour se hisser au sommet. Désormais, il peut lâcher : ‘‘appelle-moi Messie’’. Le ‘‘griot’’ mandingue est tellement à l’aise sur ce beat qu’il affirme : ‘‘dans ce game/Je fais ce que je veux’’. Espérons que ce remix, qui a propulsé Daniel Soriano Jr. aux sommets des hits, soit de bon augure. En attendant, on croise les doigts.

Clayton Hamilton @Page Facebook Clayton Hamilton
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CULTURE

SÉNÉGAL – OUMY dévoile « Fleur d’Hibiscus », un EP entre introspection et ouverture internationale

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Le label DD Records a officialisé, ce 3 juillet 2026 à Dakar, la sortie de Fleur d’Hibiscus, le nouvel EP de l’artiste sénégalaise OUMY, désormais disponible sur les principales plateformes de streaming et de téléchargement.

Avec ce projet de sept titres — Sama Khol, Motto, Addiction, No Bayi, 4 Avril 1960, Sur les plages de Saly et Fleur d’Hibiscus — la chanteuse propose une œuvre introspective, articulée autour d’un processus de reconstruction personnelle et d’affirmation identitaire.

Selon le communiqué du label, cet EP met en lumière « le parcours d’une femme qui se reconstruit », en valorisant des thématiques telles que l’amour de soi, la résilience et l’attachement aux racines culturelles.

Sur le plan musical, OUMY amorce une évolution notable en intégrant de nouvelles influences sonores, tout en conservant une base artistique ancrée dans les rythmes sénégalais. Ce positionnement hybride vise à toucher un public élargi, dans une approche à la fois moderne et orientée vers l’international.

Le projet est produit par Conscious Music Group, que l’artiste a récemment intégré, et distribué par Warner Music Africa. Il résulte également d’une collaboration entre des équipes basées au Sénégal et des partenaires installés en France, illustrant une stratégie de développement transnational.

Cette sortie s’inscrit dans une dynamique de tournée déjà amorcée en Europe et au Royaume-Uni, confirmant l’ambition de l’artiste de promouvoir la musique sénégalaise sur la scène internationale.

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CULTURE

MAROC – Festival Gnaoua : Un pont entre traditions et modernité

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À Essaouira, la 27ᵉ édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde s’est ouverte comme le veut la tradition par la grande parade des confréries, un moment emblématique qui transforme les ruelles de la médina en une scène vivante de rythmes et de couleurs.

Porté par les maâlems venus de tout le Maroc, cet événement s’impose, année après année, comme un carrefour incontournable des musiques du monde, réunissant plus de 300 000 festivaliers pour cette édition.

Pour Neila Tazi, fondatrice du festival, cette rencontre artistique dépasse la simple célébration musicale. Elle s’inscrit dans une démarche de réhabilitation d’une mémoire africaine longtemps marginalisée, celle de la culture Gnaoua, héritière de l’histoire des populations subsahariennes et de leurs descendants.

Parmi les temps forts, le retour sur scène du bassiste camerounais Richard Bona a marqué les esprits, attirant une foule impressionnante sur la scène Moulay Hassan. L’artiste a souligné les liens profonds qui unissent les musiques africaines, au-delà de leurs expressions régionales, à travers une grammaire rythmique commune.

Le festival a également mis en lumière les nouvelles générations, à l’image du maâlem Mehdi Qamoum, qui a proposé une création originale en collaboration avec le Harlem Spirit of Gospel, illustrant la rencontre entre traditions gnaoua et gospel, deux formes musicales issues de racines spirituelles et historiques proches.

Au fil des années, Essaouira s’est affirmée comme un véritable laboratoire artistique où les traditions africaines dialoguent avec les influences du monde entier. Une dynamique qui conforte le rôle du festival en tant que plateforme de création, de transmission et de valorisation des patrimoines culturels.

Cette 27ᵉ édition confirme ainsi la vitalité d’un rendez-vous unique, tourné vers l’avenir, et déjà attendu pour poursuivre cette aventure musicale en 2027.

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CINÉMA

SÉNÉGAL – Cannes : Mia Guissé célèbre Coumba Gawlo comme ambassadrice

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a présence de Coumba Gawlo au Festival de Cannes dépasse le simple cadre d’une apparition sur tapis rouge. Elle s’inscrit, aux yeux de Mia Guissé, dans une logique plus profonde de représentation culturelle et d’affirmation identitaire.

En réaction à cette participation, Mia Guissé a choisi d’adopter une lecture valorisante, mettant en avant la portée symbolique de cette visibilité internationale. Dans son message, elle souligne moins l’événement en lui-même que ce qu’il incarne : une vitrine du Sénégal à l’échelle mondiale, portée par une artiste dont le parcours fait désormais figure de référence.

Une présence interprétée comme un acte de représentation
Loin de réduire cette apparition à une exposition médiatique, Mia Guissé y voit un acte de projection culturelle. Elle décrit Coumba Gawlo comme une incarnation de l’élégance et de la beauté noire, mais surtout comme une ambassadrice d’un héritage artistique sénégalais sur une scène internationale prestigieuse.
Cette lecture repositionne le rôle des artistes dans des espaces comme Cannes : au-delà du spectacle, ils deviennent des vecteurs d’image et d’influence, capables de traduire une identité nationale à travers leur posture et leur trajectoire.

Une reconnaissance intergénérationnelle assumée
Le message de Mia Guissé s’inscrit également dans une logique de transmission. En saluant le parcours de Coumba Gawlo, qu’elle qualifie de « légende vivante », elle met en lumière une continuité entre générations d’artistes sénégalaises.
Cette reconnaissance dépasse l’hommage ponctuel : elle traduit une volonté de valoriser des trajectoires inspirantes, perçues comme des repères dans un environnement artistique en constante évolution. Le succès individuel devient alors un levier collectif, nourrissant l’ambition des nouvelles figures de la scène musicale.

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