CULTURE
SENEGAL : Les frères Gomis anticonformistes, éclectiques, des artistes hors pair.
C’est à la suite d’un voyage révélateur aux Etats-Unis en 2002, que les deux frères GOMIS, franco-sénégalais, commencèrent à affûter leur plume. C’est à cette époque qu’ils prirent conscience de leur potentiel et qu’ils créèrent le groupe ILLEGALSEN, patronyme fusionnant le mot “Illegal” pour leur aspect contestataire, et “Galsen” (Sénégal en verlan) pour rappeler leurs origines. Le premier tournant fût la rencontre artistique avec les compositeurs JLBR et LAOSTHAA principaux pourvoyeurs de son du duo Dionysien. Le second tournant fût la création du label “Nevralzyk” en 2005, regroupant outre Daromax et Ethymo, le prometteur producteur JLBR et son groupe “Solda du mic”. Cette structure permettant à l’équipe de s’auto produire en livrant en 2006 le 1ER maxi éponyme « Illegalsen » en 2008 la compilation Nevralzyk « Valium 1 ». Ce projet leur a permis de collaborer avec des artistes reconnus de l’underground français comme Alibi Montana, Alpha 5.20, Doudou Masta et Six Coups MC, et d’écumer dans le cadre de festival de nombreuses scènes dans des salles prestigieuses comme le Bataclan ou l’Elysée Montmartre. Revendicateurs et anticonformistes, les deux rappeurs aux textes incisifs et aux flows percutants, dépeignent le quotidien de jeunes en milieu urbain.
Ze-Africanews : Comment êtes-vous arrivée à la musique et la chanson ?
Illegalsen : C’est à la suite d’un voyage révélateur aux Etats-Unis en 2000, que nous avons commencé à aborder la musique de manière sérieuse.
Ze-Africanews : Comment vous définissez-vous en tant qu’artiste ?
Illegalsen : Nous sommes anticonformistes, éclectiques et polyvalent, nous aimons la prise de risque artistique pour ne pas nous enfermer dans divers clichés.
Ze-Africanews : Pour vous c’est quoi une bonne musique, une belle chanson, un beau son ?
Illegalsen : Un morceau d’Illegalsen !!!
Ze-Africanews : Pourquoi ce genre musical ?
IllegalsenC’est le genre qui nous a le plus touché durant notre jeunesse, c’est donc logiquement que nous avons commencé à faire du rap. De plus, vivant à Saint-Denis dans le 93, berceau du hip hop en France, le rap y est très présent et influent. Ce genre musical touche aussi bien les enfants, les adolescents, que les adultes.
Ze-Africanews : Pour vous le Rap rime-t-il avec recherche de justice sociale ?
IllegalsenPas forcément, cela dépend des morceaux, certains sont engagés, d’autres plus légers ou festifs. Notre musique est un bon compromis entre fond et forme, nos morceaux qu’ils soient « conscients » ou « egotrip » sont toujours écrits avec soin au niveau des paroles, avec un souci du mot juste et accrocheur.
Ze-Africanews : Selon vous le Hip Hop c’est un engagement ou une simple passion ?
Illegalsen : C’est de l’engagement, de la prise de position, le tout guidé par la passion du hip hop et du rap plus particulièrement. C’est ce qui nous a poussé à nous structurer, en créant notre propre label « Nevralzyk » pour faire de notre passion, une activité professionnelle
Ze-Africanews : D’où est née cette passion ?
Illegalsen : Naturellement et petit à petit, d’abord de l’influence de l’entourage qui nous a mené à écouter du rap puis suite à des voyages à New York nous avons commencé à écrire des textes. Par la suite nous avons débuté les enregistrements de maquettes en studio.
Ze-Africanews : Que ressentez vous quand vous êtes devant le public et pourquoi ?
Illegalsen : Nous souhaitons faire partager notre vision des choses et communiquer notre sensibilité musicale au plus grand nombre, et pour ce faire la scène reste le meilleur moyen.
Ze-Africanews : Depuis quand êtes vous en France et pourquoi ?
Illegalsen : Nous sommes nés et avons grandi en France.
Ze-Africanews : Quel rapport avez-vous avec votre pays d’origine ?
Illegalsen : Nous entretenons un lien très fort avec notre pays d’origine, le nom de notre groupe est issu d’un jeu de mot avec le mot Sénégal (« iIllegal » pour l’aspect rebel et contestataire, et « Galsen » Sénégal en verlan), c’est dire à quel point notre pays d’origine constitue une fierté pour nous.
Ze-Africanews : Quelles sont vos perspectives d’avenir ?
Illegalsen : Sortir notre premier album « Passation de pouvoir » dans le courant de l’année 2011 et multiplier les concerts à travers la France et éventuellement à l’étranger, pour le défendre sur scène.
CULTURE
SÉNÉGAL – Mohamed Gassama publie Sonko, l’omniprésent, une analyse du phénomène politique sénégalais
Le journaliste et écrivain Mohamed Gassama signe un nouvel ouvrage consacré à l’une des figures les plus marquantes de la vie politique sénégalaise contemporaine : Ousmane Sonko. Intitulé Sonko, l’omniprésent, le livre se veut une réflexion sur le parcours, l’influence et la place qu’occupe le leader du Pastef dans le débat public sénégalais. La cérémonie de dédicace a eu lieu le 25 juillet dernier à la Maison de la presse.

Selon son auteur, cet ouvrage « n’est ni un plaidoyer ni un réquisitoire ». Il s’agit avant tout d’un travail d’analyse qui cherche à comprendre les mécanismes ayant fait d’Ousmane Sonko une personnalité incontournable de la scène politique nationale. À travers une approche journalistique, Mohamed Gassama s’intéresse à la manière dont le leader du Pastef est devenu, au fil des années, un acteur central des grandes séquences politiques du Sénégal.

Le titre, Sonko, l’omniprésent, traduit cette réalité politique : qu’il soit dans l’opposition ou aux responsabilités, Ousmane Sonko demeure au cœur des débats. Son ascension, son discours sur la souveraineté, la gouvernance et les réformes de l’État, ainsi que sa capacité à mobiliser une large frange de la jeunesse, ont profondément transformé le paysage politique sénégalais.
Au-delà du portrait d’un homme politique, Mohamed Gassama invite également le lecteur à s’interroger sur les mutations de la société sénégalaise. Le livre explore les attentes d’une jeunesse en quête de changement, le rôle grandissant des réseaux sociaux dans la communication politique, ainsi que l’émergence de nouvelles formes de militantisme qui ont accompagné l’essor du Pastef. Il s’intéresse aussi aux perceptions contrastées que suscite Ousmane Sonko, à la fois adulé par ses partisans et vivement critiqué par ses adversaires.

L’ouvrage s’inscrit dans une production éditoriale de plus en plus riche consacrée au leader politique sénégalais. Ces dernières années, plusieurs essais ont tenté de décrypter son parcours, son discours et son impact sur la vie publique. Avec Sonko, l’omniprésent, Mohamed Gassama apporte une contribution supplémentaire et une lecture centrée sur le phénomène politique et médiatique que représente aujourd’hui Ousmane Sonko.
À travers cette publication, le journaliste entend alimenter le débat d’idées en proposant aux lecteurs des clés de compréhension d’un acteur dont l’influence dépasse désormais le cadre partisan. Que l’on partage ou non ses convictions, Ousmane Sonko reste l’une des personnalités les plus observées de la scène politique sénégalaise, faisant de son parcours un objet d’étude pour les journalistes, les chercheurs et les observateurs de la vie publique.
CULTURE
SÉNÉGAL – PBS célèbre 37 ans de carrière avec un concert exceptionnel à Dakar
Le groupe emblématique du hip-hop sénégalais Positive Black Soul (PBS), formé par Didier Awadi et Duggy Tee, a célébré ses 37 ans de carrière lors d’une conférence de presse organisée le mercredi 22 juillet au Grand Théâtre national de Dakar.
Cette rencontre avec les médias a été l’occasion pour les deux artistes de revenir sur leur parcours, mais aussi de présenter le programme des festivités prévues pour marquer cet anniversaire symbolique.
Point central de cette célébration : un concert exceptionnel annoncé pour le samedi 8 août 2026 dans la grande salle du Grand Théâtre. Cet événement inédit promet de retracer l’histoire du groupe, considéré comme un pionnier du rap africain, et de réunir plusieurs générations de fans autour de leur répertoire engagé.
CINÉMA
RD CONGO – Kinshasa célèbre le cinéma africain avec la 13e édition du FICKIN
Le Festival international du film de Kinshasa (FICKIN) a lancé sa 13e édition dans la capitale de la République démocratique du Congo, confirmant son ambition de promouvoir le cinéma africain et de valoriser les récits portés par les créateurs du continent.
Pendant cinq jours, près d’une cinquantaine de films — longs, moyens et courts métrages — issus d’une dizaine de pays sont projetés, offrant au public une diversité d’œuvres et de regards. Au-delà des projections, le festival propose également des ateliers, des master classes et des espaces de débat.
Pour son fondateur et directeur, Tshoper Kabambi, l’essence même de l’événement reste inchangée : favoriser les échanges entre professionnels du cinéma et passionnés. Il souligne que le festival se veut avant tout un lieu de rencontre, de partage et de transmission.
Parmi les œuvres présentées figure Simon et Amos, un long métrage réalisé par Riphin Kalala. Inspiré de l’histoire biblique de Joseph, le film aborde des thématiques universelles telles que l’esclavage, le pardon et le vivre-ensemble. Le réalisateur évoque avec émotion l’accueil réservé à son œuvre, comparant cette expérience à celle d’un parent voyant son enfant grandir et être reconnu.
Le FICKIN représente également une source d’inspiration pour les artistes locaux. L’actrice Précieuse Lumengo, habituée de l’événement, souligne l’impact des projections sur sa motivation et son engagement artistique. Selon elle, découvrir les créations d’autres cinéastes renforce l’envie de progresser et d’atteindre de nouveaux sommets.
Au fil des éditions, le festival s’impose ainsi comme une plateforme incontournable du paysage culturel congolais, alliant diffusion d’œuvres, formation et réflexion autour des enjeux du cinéma africain.
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