Connect with us

AFRIQUE CENTRALE

SÉNÉGAL – « Idriss Déby meurt en faisant front » par Pathé Mbodj

Publie

le

Le directeur de publication du journal, Le Devoir, Pathé Mbodj, revient sur la principale actualité de ce mardi 20 avril 2021 à savoir la mort du chef d’Etat tchadien, Idriss Deby Itno, tombé au front au nord du pays contre un groupe rebelle. 

Le président tchadien Idriss Deby Itno est mort ce mardi, annonce l’Armée, en treillis et au front, comme a toujours vécu ce militaire dans l’âme.

A peine réélu, il a fait face à la rébellion de Mahadi Mahamat Ali, le fondateur du Front pour l’Alternance au Tchad-FACT, lui le gardien du temple sahélien qui avait compris l’importance du verrou libyen et la menace intégriste ; fatigué de prêcher littéralement dans le désert devant un  Occident peu soucieux des intérêts de l’Afrique, celui qui se prénommait Maréchal a enfilé la tenue de guerre.

Âgé de 68 ans, Idriss Deby Itno était d’abord parti seul en guerre contre Boko Haram et l’intégrisme au Nigéria et au Cameroun, en véritable gardien du temple sahélien. L’ennemi intérieur l’aura finalement vaincu.

L’ex-Maréchal avait réussi à démontrer l’utilité de la solidarité intra-africaine face au terrorisme. L’aval de la communauté internationale l’avait, alors, réconforté dans le rôle souverain qu’il s’était choisi, d’aider à la recherche de la paix et du développement de l’Afrique, surtout dans cette bande allant de Nouakchott à Khartoum déstabilisée par un Occident qui n’avait pas voulu de grands révolutionnaires comme Mouhammar Khadaffi.

Il aura eu raison sur l’Afrique et l’Occident à la source des troubles en Afrique : Tripoli vaut mieux qu’une messe devant des opérations Epervier et autre Barham vidant plus l’Afrique de ses trésors.

Continuer la lecture
Cliquez ici pour commenter

Laisser un commentaire

AFRIQUE

RD CONGO – Les médecins déclenchent une grève en pleine alerte Ebola

Publie

le

La République démocratique du Congo s’apprête à faire face à une nouvelle zone de turbulence dans son secteur de la santé. À partir du 11 juin, les syndicats de médecins ont décidé d’engager un mouvement de grève d’ampleur nationale, traduisant un profond malaise au sein du corps médical.

Au cœur des revendications figurent la revalorisation des rémunérations, l’amélioration des conditions de travail et un renforcement significatif des moyens accordés aux structures sanitaires. Les organisations syndicales dénoncent une dégradation progressive du système de santé, marquée par un manque de ressources, des infrastructures insuffisantes et une pression croissante sur le personnel soignant.

Le mot d’ordre de grève concerne l’ensemble des établissements publics à travers le pays, ce qui laisse présager des perturbations importantes dans la prise en charge des patients. Cette mobilisation intervient à un moment particulièrement critique, alors que le pays est confronté à une résurgence du virus Ebola dans ses régions du Nord-Est, où une nouvelle souche est sous surveillance depuis la mi-mai.

Conscients des enjeux sanitaires, les syndicats ont néanmoins indiqué que les services d’urgence resteront opérationnels afin d’assurer la continuité des soins pour les cas les plus graves. Une mesure qui vise à limiter les conséquences immédiates du mouvement sur les populations les plus vulnérables.

Continuer la lecture

AFRIQUE

RD CONGO – Peine capitale confirmée dans l’affaire des experts de l’ONU

Publie

le

En République démocratique du Congo, la Haute Cour militaire a confirmé en appel la condamnation à mort de 54 personnes dans l’affaire du meurtre de deux experts des Nations unies, marquant un tournant judiciaire majeur dans ce dossier emblématique.

Cette décision alourdit le verdict de première instance, qui avait retenu 49 condamnations, et intervient près de neuf ans après les faits. Les victimes, Michael Sharp et Zaida Catalán, avaient été tuées en mars 2017 dans la province du Kasaï-Central alors qu’elles enquêtaient sur les violences liées à l’insurrection de la milice Kamwina Nsapu.

Selon les conclusions de la cour, les deux experts avaient été interceptés le 12 mars 2017, puis conduits dans une zone isolée avant d’être exécutés. Parmi les condamnés figurent à la fois des exécutants et des membres des forces armées, dont le colonel Jean de Dieu Mambweni, dont la responsabilité a été retenue en appel.

Si ce verdict est présenté comme une avancée judiciaire significative, il ne met pas un terme aux interrogations entourant cette affaire. La Commission nationale des droits de l’homme souligne que plusieurs commanditaires présumés n’ont toujours pas été identifiés ni poursuivis, appelant à approfondir les investigations pour établir l’ensemble de la chaîne de responsabilité.

Les familles des victimes partagent ce constat. Pour elles, cette décision constitue une étape importante vers la justice, mais demeure insuffisante tant que les responsabilités au plus haut niveau ne sont pas pleinement élucidées.

Continuer la lecture

AFRIQUE

RD CONGO – Ebola : Bunia rouvre, mais le risque persiste

Publie

le

Après plusieurs jours de fermeture imposée par l’urgence sanitaire, l’aéroport de Bunia rouvre progressivement ses portes aux vols commerciaux, marquant une nouvelle étape dans la gestion de l’épidémie d’Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo.

Décidée dans un contexte de forte circulation du virus, la suspension des activités aériennes avait pour objectif de contenir les risques de propagation. Seuls les vols humanitaires et médicaux avaient été maintenus, garantissant la continuité des interventions d’urgence dans la province de l’Ituri, particulièrement touchée.

Les autorités congolaises affirment aujourd’hui avoir consolidé les dispositifs de contrôle sanitaire au sein de l’infrastructure aéroportuaire. Cette montée en puissance des mécanismes de surveillance, combinée à une évaluation jugée satisfaisante par les services compétents, a conduit à autoriser une reprise progressive des opérations.

La décision de rouvrir l’aéroport ne se limite pas à un enjeu de mobilité. Elle répond également à des impératifs économiques et logistiques majeurs. Bunia constitue en effet un point névralgique pour l’acheminement des biens, le déplacement des populations et le déploiement des acteurs humanitaires dans une zone déjà fragilisée par l’insécurité.

Cependant, cette reprise intervient dans un climat de vigilance accrue. L’épidémie d’Ebola continue de faire des victimes, non seulement en RDC mais aussi dans certaines zones frontalières, notamment en Ouganda. Face à cette situation, les autorités, avec l’appui de partenaires internationaux, poursuivent les opérations de dépistage, de suivi des cas contacts et de sensibilisation des populations.

La réouverture de l’aéroport de Bunia apparaît ainsi comme un pari mesuré : relancer les activités essentielles sans compromettre les efforts de riposte sanitaire. L’efficacité des dispositifs mis en place dans les prochains jours sera déterminante pour éviter toute nouvelle flambée liée aux flux de voyageurs.

Continuer la lecture
Advertisement
Advertisement

DERNIERS ARTICLES

FACEBOOK

PUB

NEWS +