AFRIQUE
AFRIQUE – Le Tchad et le Soudan vont renforcer leur coopération sécuritaire
Le gouvernement du Tchad, représenté par Mahamat Idriss Déby, actuel président du Conseil militaire de transition, et Al-Burhan, président du Conseil de souveraineté du Soudan se sont rencontrés le lundi 30 août 2021 à Khartoum, la capitale soudanaise. Il a été question de sceller une coopération économique, mais surtout une alliance sécuritaire et militaire entre les deux pays.
Le Tchad et le Soudan ont décidé le lundi 30 août de renforcer leur coopération sécuritaire. Mahamat Idriss Déby (Tchad) et Al-Burhan (Soudan) se sont retrouvés dans la capitale du Soudan pour décider des futures relations entre les deux nations. Le Tchad compte beaucoup sur le soutien du Soudan pour l’aider à mener à bien sa période de transition. “Nous possédons à la fois la capacité et la volonté politique de faire face aux défis et aux problèmes auxquels sont confrontés nos deux pays”, a déclaré Mahamat Idriss Deby Itno. “Notre pays traverse une période de transition, et nous attendons du Soudan qu’il nous soutienne en tant que pays voisin et ami”, a-t-il ajouté.
Ces deux pays ont des points en commun surtout dans la lutte contre le terrorisme, d’où l’importance d’une collaboration solide pour faire face aux éventuelles menaces. C’est ainsi que l’actuel homme fort du Tchad, Mahamat Idris Deby, est revenu au cours de la rencontre sur la nécessité de mettre en œuvre une coopération avec le Soudan mais aussi avec l’Union africaine dans la lutte contre le terrorisme et la sécurisation des frontières. Le Soudan, de son côté, n’a pas manqué de souligner le rôle très important de l’ancien président tchadien, Idriss Déby Itno, dans la consolidation des relations entre les deux pays.
D’ailleurs, N’djamena et Khartoum ont annoncé qu’il y aura d’autres accords entre les deux nations les jours à venir. L’objectif est de mener ensemble le combat pour la défense de l’intégrité du territoire et la sécurité des populations.
AFRIQUE
OUGANDA – Le président Yoweri Museveni reconduit pour un nouveau mandat à 81 ans
Une nouvelle page s’ouvre — ou plutôt se prolonge — en Ouganda avec la réinvestiture du président Yoweri Museveni, organisée en grande pompe à Kampala. Après près de quarante ans au pouvoir, le chef de l’État a une nouvelle fois prêté serment lors d’une cérémonie marquée par un important déploiement militaire et diplomatique.
Une cérémonie sous haute démonstration de puissance
L’événement s’est distingué par son caractère spectaculaire : survol d’avions de chasse Sukhoi d’origine russe, défilé militaire rigoureusement orchestré et présence de plusieurs chefs d’État africains venus assister à l’investiture. Une mise en scène qui reflète à la fois la solidité du pouvoir en place et la volonté d’affirmer la stabilité du régime sur la scène régionale.
Muhoozi Kainerugaba, une figure de plus en plus influente
Cette cérémonie a également mis en lumière Muhoozi Kainerugaba, fils du président et chef d’état-major de l’armée. Chargé de superviser l’organisation du défilé, il s’impose progressivement comme un acteur clé du système politique et sécuritaire ougandais. Sa montée en puissance alimente de nombreuses spéculations sur une éventuelle succession dynastique, dans un contexte où la question de l’après-Museveni devient de plus en plus centrale.
Une longévité politique exceptionnelle
Âgé de 81 ans, Yoweri Museveni a été réélu le 15 janvier pour un septième mandat avec 71,65 % des suffrages, selon les résultats officiels. Son principal adversaire, Robert Kyagulanyi, plus connu sous le nom de Bobi Wine, a obtenu 24,72 % des voix. Au pouvoir depuis 1986, Museveni figure parmi les dirigeants les plus anciens du continent africain. Sa longévité politique, souvent critiquée par l’opposition et certaines organisations internationales, continue de susciter des débats sur l’état de la démocratie dans le pays.
AFRIQUE
TCHAD – La condamnation d’opposants ravive les tensions politiques
Au Tchad, la condamnation à huit ans de prison de huit responsables de la coalition d’opposition GCAP, prononcée le 8 mai 2026, suscite une vive polémique et ravive les tensions politiques. Cette décision judiciaire est largement perçue par l’opposition comme un nouveau signe de durcissement du pouvoir à l’égard des voix dissidentes.
Plusieurs figures politiques dénoncent une dérive autoritaire et s’inquiètent d’un recul notable des libertés publiques. Si certains affirment ne pas avoir été surpris par ce verdict, beaucoup y voient la confirmation d’un climat de plus en plus hostile à toute forme de contestation.
Alifa Younous Mahamat, coordinateur en Europe du Parti socialiste sans frontière, met en cause les conditions du procès, estimant qu’elles ne respectent pas les standards d’une justice équitable. Selon lui, cette condamnation s’inscrit dans une série d’actions visant à réduire au silence les opposants.
Le responsable politique rappelle une succession d’événements marquants pour l ოპოზposition : la condamnation de Succès Masra, la déchéance de nationalité visant certains militants en exil, ainsi que la situation du PSF, durement touché ces dernières années. Son leader, Yaya Dillo, a été tué en 2024 lors d’une opération militaire contre le siège du parti, tandis que son secrétaire général, Robert Gam, a quitté le pays après plusieurs mois de détention au secret.
Pour Alifa Younous Mahamat, ces éléments traduisent une instrumentalisation de la justice à des fins politiques, au détriment du pluralisme et de l’alternance démocratique.
Une opposition sous pression croissante
Du côté de l’opposition parlementaire, Albert Pahimi Padacké, président du Rassemblement national des démocrates tchadiens (RNDT), analyse cette décision comme le reflet d’une stratégie plus globale du pouvoir.
Selon lui, depuis l’instauration de la cinquième République, le Mouvement patriotique du salut (MPS) aurait engagé une campagne systématique contre les opposants. Il évoque une volonté de concentration du pouvoir qui, selon lui, traduirait une certaine fragilité du régime en place.
Le député reconnaît également un climat de crainte grandissant au sein de la classe politique, affirmant redouter lui-même d’éventuelles poursuites judiciaires ou arrestations.
Inquiétudes sur l’état des libertés
Ces condamnations viennent renforcer les préoccupations autour de l’état de l’espace démocratique au Tchad. Pour de nombreux observateurs et acteurs politiques, la multiplication des arrestations, des poursuites judiciaires et des restrictions visant les mouvements politiques témoigne d’un rétrécissement progressif des libertés d’expression et d’action.
Dans ce contexte, l’évolution de la situation politique tchadienne reste suivie de près, tant au niveau national qu’international, alors que les appels au respect des droits fondamentaux et à l’ouverture démocratique se multiplient.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – Une première usine pharmaceutique pour réduire la dépendance
Un tournant majeur s’amorce pour l’industrie pharmaceutique au Sénégal. Selon Ndarinfo, APIX-ZES a officiellement conclu un contrat de réservation avec la société AVENIR PHARMACYS en vue de l’implantation de la toute première unité industrielle pharmaceutique dans la Zone Économique Spéciale Intégrée de Diass (ZESID).
Cet accord marque une étape décisive dans la mise en œuvre de l’agenda stratégique Sénégal 2050, qui fait de la souveraineté sanitaire une priorité. Le Directeur général de l’APIX, Bakary Segne Bathily, a souligné l’urgence de cette transformation structurelle : aujourd’hui, le pays dépend encore massivement des importations, avec plus de 95 % des médicaments et 99 % des vaccins provenant de l’étranger. Une situation qui a représenté un coût estimé à 244 milliards de FCFA en 2025.
Dans un contexte où le marché pharmaceutique africain est en forte croissance — avec des projections atteignant 122 milliards de dollars à l’horizon 2032 — le Sénégal entend inverser cette tendance et renforcer sa production locale. L’objectif affiché est ambitieux : couvrir jusqu’à 50 % des besoins nationaux en médicaments d’ici 2035.
Le projet porté par AVENIR PHARMACYS s’inscrit pleinement dans cette dynamique de relocalisation industrielle. Dotée d’un investissement initial de 9 milliards de FCFA, appelé à atteindre 40 milliards à terme, l’unité industrielle s’étendra sur une superficie de 4 hectares. Elle sera spécialisée dans la fabrication de médicaments essentiels et stratégiques, notamment les solutions glucosées, les solutés injectables (comme le sérum salé ou le Ringer Lactate), ainsi que des antibiotiques majeurs tels que le Métronidazole et la Ciprofloxacine.
Au-delà de la production pharmaceutique, le projet prévoit également la mise en place d’une plateforme logistique moderne et d’une unité dédiée aux dispositifs médicaux. Cette approche intégrée vise à structurer toute la chaîne de valeur du médicament, depuis la fabrication jusqu’à la distribution.
À terme, les autorités sénégalaises ambitionnent non seulement de répondre efficacement aux besoins sanitaires nationaux, mais aussi de positionner le pays comme un hub pharmaceutique sous-régional. L’objectif est de capter jusqu’à 20 % de la distribution en Afrique de l’Ouest d’ici 2035, faisant ainsi de la ZES de Diass un levier stratégique de souveraineté sanitaire et de développement économique.
-
PEOPLE3 mois .CÔTE D’IVOIRE – Mariage de Sindika et Liliane Maroune : quand l’amour réunit talent, élégance et émotion
-
TÉLÉPHONIE2 mois .GUINÉE – L’entourage du président Mamady Doumbouya brise le silence sur son état de santé
-
PEOPLE3 mois .CÔTE D’IVOIRE – Sindika, l’évidence d’un talent
-
CULTURE3 mois .RWANDA – ISACCO frappe les cœurs avec « NAKUPENDA », en duo avec Khalfan Govinda
-
AFRIQUE2 mois .MALI/FRANCE – Bally Bagayoko, un enfant de Saint-Denis devenu maire de sa ville
-
FOOTBALL2 mois .CAN 2025 : “Ultima ratio” : Pourquoi la sanction contre le Sénégal pose un sérieux problème de droit
-
AFRIQUE4 semaines .SÉNÉGAL – Conseil des ministres : 24 nominations pour redessiner l’administration publique
-
AFRIQUE3 mois .SÉNÉGAL – À Brazzaville, le président Bassirou Diomaye Faye mise sur le renforcement des liens Sénégal–Congo


