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AFRIQUE

AFRIQUE – Le Tchad et le Soudan vont renforcer leur coopération sécuritaire

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Le gouvernement du Tchad, représenté par Mahamat Idriss Déby, actuel président du Conseil militaire de transition, et Al-Burhan, président du Conseil de souveraineté du Soudan se sont rencontrés le lundi 30 août 2021 à Khartoum, la capitale soudanaise. Il a été question de sceller une coopération économique, mais surtout une alliance sécuritaire et militaire entre les deux pays.

Le Tchad et le Soudan ont décidé le lundi 30 août de renforcer leur coopération sécuritaire. Mahamat Idriss Déby (Tchad) et Al-Burhan (Soudan) se sont retrouvés dans la capitale du Soudan pour décider des futures relations entre les deux nations. Le Tchad compte beaucoup sur le soutien du Soudan pour l’aider à mener à bien sa période de transition. “Nous possédons à la fois la capacité et la volonté politique de faire face aux défis et aux problèmes auxquels sont confrontés nos deux pays”, a déclaré Mahamat Idriss Deby Itno. “Notre pays traverse une période de transition, et nous attendons du Soudan qu’il nous soutienne en tant que pays voisin et ami”, a-t-il ajouté.

Ces deux pays ont des points en commun surtout dans la lutte contre le terrorisme, d’où l’importance d’une collaboration solide pour faire face aux éventuelles menaces. C’est ainsi que l’actuel homme fort du Tchad, Mahamat Idris Deby, est revenu au cours de la rencontre sur la nécessité de mettre en œuvre une coopération avec le Soudan mais aussi avec l’Union africaine dans la lutte contre le terrorisme et la sécurisation des frontières. Le Soudan, de son côté, n’a pas manqué de souligner le rôle très important de l’ancien président tchadien, Idriss Déby Itno,  dans la consolidation des relations entre les deux pays.

D’ailleurs, N’djamena et Khartoum ont annoncé qu’il y aura d’autres accords entre les deux nations les jours à venir. L’objectif est de mener ensemble le combat pour la défense de l’intégrité du territoire et la sécurité des populations.

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AFRIQUE

SÉNÉGAL – À Washington, Bassirou Diomaye Faye joue la carte du FMI pour renforcer les finances du pays

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Le Sénégal poursuit son offensive diplomatique et financière pour accélérer la mise en place de son nouveau programme avec le Fonds monétaire international (FMI). Après l’accord conclu au niveau des services du Fonds le 1er septembre, le président Bassirou Diomaye Faye s’est entretenu mardi à Washington avec la directrice générale de l’institution, Kristalina Georgieva. Les deux parties ont affiché leur volonté de faire avancer rapidement le processus.

Le nouvel accord porte sur un programme triennal d’environ 2,2 milliards de dollars, soit près de 1 244 milliards de francs CFA, destiné à accompagner les réformes économiques et financières engagées par Dakar. Le projet doit encore être soumis au conseil d’administration du FMI. Aucun calendrier définitif n’a pour l’instant été annoncé pour cet examen.

Pour le gouvernement sénégalais, l’enjeu est désormais de transformer l’accord technique en programme effectivement approuvé. Un premier décaissement ne pourra intervenir qu’après le feu vert du conseil d’administration du Fonds et ne correspondra pas à l’intégralité de l’enveloppe annoncée.

Au cœur des discussions figure la question de la soutenabilité de la dette. Les autorités sénégalaises ont engagé un plan de traitement de la dette destiné à améliorer progressivement la situation financière du pays et à dégager de nouvelles marges de manœuvre pour financer les priorités publiques. La dette du secteur public et parapublic avait été estimée à 132 % du PIB à fin 2024 par le FMI.

Dakar doit également poursuivre les réformes visant à renforcer la gestion des finances publiques, améliorer la transparence budgétaire et contenir les vulnérabilités liées à l’endettement. Le nouveau programme négocié avec le FMI prévoit notamment des mesures destinées à consolider les comptes publics et à favoriser une croissance davantage portée par le secteur privé.

Dans cette stratégie, le Sénégal cherche également à obtenir le soutien de ses autres partenaires financiers. Le président Bassirou Diomaye Faye a rencontré le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, avec la question du traitement de la dette au titre du Cadre commun du G20 au centre des échanges. La Banque mondiale a indiqué vouloir accompagner Dakar dans ce processus.

Le séjour américain du chef de l’État a aussi été consacré à la recherche de nouveaux investissements. La société américaine Cybastion a annoncé un engagement de 300 millions de dollars destiné à accompagner plusieurs projets liés notamment à la cybersécurité, à la digitalisation et au transfert de technologies au Sénégal.

Après Washington, Bassirou Diomaye Faye doit poursuivre son déplacement aux Émirats arabes unis. Cette étape s’inscrit dans la volonté affichée par Dakar de diversifier ses partenariats économiques et ses sources de financement, alors que le pays cherche simultanément à rétablir l’équilibre de ses finances publiques, à sécuriser l’appui du FMI et à attirer davantage de capitaux privés.

Pour le Sénégal, les prochaines semaines seront donc déterminantes : l’approbation du programme par le FMI constituera une étape majeure avant les premiers financements, tandis que les discussions sur la dette et les efforts de mobilisation des investissements devront se poursuivre en parallèle.

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AFRIQUE

SOUDAN DU SUD – Le PAM tire la sonnette d’alarme face au risque d’une crise alimentaire majeure

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Le Programme alimentaire mondial (PAM) alerte sur une aggravation de la situation alimentaire au Soudan du Sud. À Genève, l’organisation onusienne a prévenu mardi que le manque de financements pourrait entraîner une réduction drastique de l’assistance destinée aux populations les plus vulnérables dès le mois d’octobre.

Actuellement, le PAM apporte un soutien à environ trois millions de personnes dans le pays, alors que 7,8 millions de Sud-Soudanais, soit plus de la moitié de la population, rencontrent des difficultés pour se nourrir quotidiennement.

L’urgence concerne également les enfants et les femmes. Selon les données communiquées par l’organisation, quelque 2,2 millions d’enfants ainsi que 1,2 million de femmes enceintes ou allaitantes nécessitent une prise en charge nutritionnelle immédiate. Sans nouvelles ressources financières, une partie importante des personnes dépendantes de l’aide humanitaire pourrait ne plus recevoir les produits alimentaires et nutritionnels indispensables dans les prochaines semaines.

Le directeur exécutif adjoint chargé des opérations du PAM, Matthew Hollingworth, a souligné l’ampleur des besoins auxquels les organisations humanitaires doivent désormais répondre. Il estime que le pays se rapproche d’une situation financière critique, alors que les besoins humanitaires atteignent un niveau inédit depuis plus d’une décennie.

Pour maintenir ses opérations, le PAM réclame 86 millions de dollars à très court terme. L’organisation estime par ailleurs ses besoins à 416 millions de dollars pour assurer ses programmes au cours des six prochains mois.

À cette pression alimentaire s’ajoute une situation sécuritaire et humanitaire particulièrement fragile. Depuis son indépendance du Soudan, le Soudan du Sud reste confronté à une succession de crises qui ont fragilisé les populations et les infrastructures du pays.

Le pays doit également absorber l’arrivée régulière de réfugiés fuyant le conflit au Soudan voisin. Environ 3 000 personnes franchiraient chaque semaine la frontière pour rejoindre le Soudan du Sud, alors que la guerre qui oppose depuis avril 2023 l’armée soudanaise aux Forces de soutien rapide continue de provoquer d’importants déplacements.

Crédit Photo : UN NEWS

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AFRIQUE

RD CONGO – Lubumbashi : La police interdit la marche de l’opposition, la C64 maintient son appel

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La tension monte à Lubumbashi à la veille d’une marche annoncée par la coalition d’opposition C64. Les autorités ont décidé de ne pas autoriser la manifestation prévue ce mardi 15 septembre et la police a annoncé la mobilisation des forces de sécurité pour veiller à l’application de cette décision.

Le général Blaise Kilimbalimba, commissaire provincial de la Police nationale congolaise (PNC) dans le Haut-Katanga, a lancé lundi un appel au calme lors d’une parade mixte réunissant policiers et militaires au stade Kibasa Maliba, dans la commune de la Kenya. En présence notamment de représentants de la société civile, il a demandé aux habitants de poursuivre normalement leurs activités et mis en garde contre tout comportement susceptible de perturber l’ordre public.

Selon le responsable provincial de la police, les forces de sécurité ont été mobilisées afin d’accompagner les autorités politico-administratives dans la mise en œuvre de la décision de différer la marche. La parade a également servi à rappeler les consignes destinées à prévenir d’éventuels débordements dans plusieurs secteurs de la ville.

La décision d’interdire la manifestation avait été prise vendredi 11 septembre par la maire intérimaire de Lubumbashi, Joyce Tunda. L’autorité municipale avait alors rappelé que les manifestations publiques étaient interdites dans l’ensemble de la ville, invoquant la préservation de l’ordre public et de la tranquillité sociale.

La C64 conteste toutefois cette interdiction. La coalition d’opposition estime que la décision des autorités porte atteinte aux dispositions constitutionnelles relatives à la liberté de réunion pacifique. Elle affirme avoir informé officiellement la mairie dès le 7 septembre de son intention d’organiser une marche.

Les organisateurs présentent cette mobilisation comme une initiative destinée à réaffirmer leur attachement au respect de la Constitution, à l’État de droit et à l’ordre constitutionnel. Malgré l’interdiction annoncée par les autorités urbaines, la coalition maintient donc son projet de manifestation pour ce mardi à Lubumbashi.

La situation contraste avec celle observée à Kinshasa, où une manifestation de l’opposition a été autorisée par le gouvernement provincial. Cette autorisation reste toutefois assortie de modifications concernant l’itinéraire et le point d’arrivée de la marche.

À Lubumbashi, les forces de sécurité se préparent ainsi à faire respecter l’interdiction tandis que la C64 maintient son appel à la mobilisation, faisant de cette journée un nouveau test autour de la liberté de manifestation et de la gestion de l’ordre public en République démocratique du Congo.

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