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AFRIQUE

AFRIQUE – Le Tchad et le Soudan vont renforcer leur coopération sécuritaire

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Le gouvernement du Tchad, représenté par Mahamat Idriss Déby, actuel président du Conseil militaire de transition, et Al-Burhan, président du Conseil de souveraineté du Soudan se sont rencontrés le lundi 30 août 2021 à Khartoum, la capitale soudanaise. Il a été question de sceller une coopération économique, mais surtout une alliance sécuritaire et militaire entre les deux pays.

Le Tchad et le Soudan ont décidé le lundi 30 août de renforcer leur coopération sécuritaire. Mahamat Idriss Déby (Tchad) et Al-Burhan (Soudan) se sont retrouvés dans la capitale du Soudan pour décider des futures relations entre les deux nations. Le Tchad compte beaucoup sur le soutien du Soudan pour l’aider à mener à bien sa période de transition. “Nous possédons à la fois la capacité et la volonté politique de faire face aux défis et aux problèmes auxquels sont confrontés nos deux pays”, a déclaré Mahamat Idriss Deby Itno. “Notre pays traverse une période de transition, et nous attendons du Soudan qu’il nous soutienne en tant que pays voisin et ami”, a-t-il ajouté.

Ces deux pays ont des points en commun surtout dans la lutte contre le terrorisme, d’où l’importance d’une collaboration solide pour faire face aux éventuelles menaces. C’est ainsi que l’actuel homme fort du Tchad, Mahamat Idris Deby, est revenu au cours de la rencontre sur la nécessité de mettre en œuvre une coopération avec le Soudan mais aussi avec l’Union africaine dans la lutte contre le terrorisme et la sécurisation des frontières. Le Soudan, de son côté, n’a pas manqué de souligner le rôle très important de l’ancien président tchadien, Idriss Déby Itno,  dans la consolidation des relations entre les deux pays.

D’ailleurs, N’djamena et Khartoum ont annoncé qu’il y aura d’autres accords entre les deux nations les jours à venir. L’objectif est de mener ensemble le combat pour la défense de l’intégrité du territoire et la sécurité des populations.

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AFRIQUE

CAMEROUN – Douala : une explosion dans une usine fait quatre morts et 16 blessés graves

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Un grave accident industriel a endeuillé la ville de Douala, au Cameroun. Une explosion suivie d’un violent incendie survenue lundi matin dans une usine métallurgique a fait au moins quatre morts et 16 blessés graves. Le drame s’est produit aux environs de 7 heures dans les installations de Metafrique Steel, situées dans la zone industrielle de Bassa.

Selon les premières informations, les flammes se sont rapidement propagées à l’intérieur du site, mobilisant les équipes de secours. Au cours de leur intervention, les sauveteurs ont découvert quatre corps sans vie. Seize autres employés, grièvement brûlés, ont été évacués vers l’Hôpital général de Douala pour recevoir des soins d’urgence.

L’état de santé des blessés suscite de vives inquiétudes. La plupart d’entre eux présentent des brûlures étendues sur une partie importante du corps, ce qui rend leur prise en charge particulièrement délicate.

Le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, s’est rendu sur les lieux de l’accident avant d’aller au chevet des victimes hospitalisées. Il a vivement critiqué le non-respect des consignes de sécurité qui, selon lui, avaient été imposées à l’entreprise après un précédent incendie survenu en mai dernier.

Une enquête a été annoncée afin d’établir les circonstances exactes de l’explosion et de déterminer les éventuelles responsabilités. Le gouverneur a également évoqué la possibilité d’une suspension des activités de l’usine, alors que les autorités s’interrogent sur le respect des normes de sécurité au sein de l’établissement.

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GUINÉE – Conakry inaugure sa première raffinerie d’or et veut tourner la page de l’exportation brute

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La Guinée franchit une nouvelle étape dans sa politique de valorisation de ses ressources minières. Le pays a officiellement inauguré dimanche à Conakry sa première raffinerie d’or, baptisée Nimba Gold Refinery (NGR). Cette infrastructure intervient quelques mois après la décision des autorités d’interdire l’exportation de l’or brut et d’imposer son traitement sur le territoire national.

Annoncée en juin par le président Mamadi Doumbouya, cette installation s’inscrit dans la volonté du gouvernement de conserver une plus grande part de la richesse générée par l’exploitation aurifère. Lors de la cérémonie d’inauguration, le ministre des Mines, Bouna Sylla, a souligné que le pays devait tourner la page de l’exportation systématique de son or à l’état brut, une pratique qui a longtemps limité les retombées économiques de cette activité.

Selon les données communiquées, la Guinée a produit environ 70 tonnes d’or l’année dernière. Sur ce volume, près de 20 tonnes proviendraient de l’exploitation industrielle et semi-industrielle. Les autorités ambitionnent désormais de raffiner localement 30 % de la production nationale.

Le défi reste toutefois important, notamment en raison du poids de l’exploitation artisanale informelle. Environ 50 tonnes de la production annuelle seraient issues de cette activité, dont une partie échappe au contrôle des services miniers. Selon Oumar Totiya Barry, directeur de l’Observatoire guinéen des mines et des métaux, une quantité importante de cet or transite par des pays voisins, notamment le Mali, avant d’être commercialisée à l’étranger.

Avec cette première raffinerie, Conakry entend donc mieux encadrer la filière aurifère, renforcer la traçabilité de la production et développer les activités de transformation sur place. Cette orientation rapproche la Guinée du Burkina Faso, qui a également inauguré sa première raffinerie d’or en septembre.

Au-delà de l’or, le pays dispose d’importantes ressources naturelles, notamment la bauxite, dont il figure parmi les principaux producteurs mondiaux, ainsi que des gisements de fer, de diamants et d’uranium. La mise en service de la Nimba Gold Refinery représente ainsi un enjeu stratégique pour la politique minière guinéenne et pour la volonté des autorités d’accroître les retombées locales de l’exploitation des ressources nationales.

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AFRIQUE

MAURITANIE – Prix du pain : 19 boulangeries fermées à Nouakchott, la Fédération conteste

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Le ministère mauritanien du Commerce a ordonné la fermeture de 19 boulangeries à Nouakchott pour non-respect des tarifs réglementés du pain. Cette décision fait suite à une opération de contrôle menée dans les trois wilayas de la capitale afin de lutter contre les pratiques spéculatives et les hausses de prix jugées injustifiées.

À travers cette intervention, les autorités entendent contraindre les professionnels du secteur à appliquer les tarifs convenus avec le ministère de l’Industrie et des Mines. Le département du Commerce a ainsi rappelé à la Fédération des boulangers que les prix fixés doivent être strictement respectés.

La mesure a reçu le soutien de plusieurs associations de consommateurs. Mohamed Elsé, président de la Coordination des associations de consommateurs, estime que toute hausse du prix du pain aurait des conséquences importantes sur le quotidien des ménages, déjà confrontés à l’augmentation du coût de la vie et des dépenses liées aux produits énergétiques.

La Fédération des boulangers rejette toutefois les accusations d’augmentation des prix. Son président, Abderrahmane Ould Saad Bouh, affirme que le tarif de la baguette de 210 grammes reste fixé à 100 ouguiyas, conformément à l’accord conclu avec les autorités.

Selon lui, certaines boulangeries ont simplement souhaité diversifier leur offre en proposant une miche de 400 grammes au prix de 200 ouguiyas. Une initiative que le responsable présente comme conforme aux normes établies par le ministère, mais qui aurait été mal interprétée par les services de contrôle.

Le président de la Fédération estime par ailleurs que les 19 établissements sanctionnés ne méritaient pas une fermeture, assurant qu’aucune infraction n’avait été commise. Il affirme également que les professionnels continuent de faire face à des charges importantes dans un contexte économique international difficile, tout en maintenant les tarifs convenus.

Pour tenter de résoudre le différend, une rencontre entre les représentants des boulangers et les autorités devrait être organisée prochainement. Les discussions devraient notamment porter sur les difficultés économiques du secteur et les conditions d’application des prix réglementés.

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