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CULTURE

KALAHARI SHORT STORY: Frances Ogamba classée première

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Le lancement du concours Kalahari short story a été un véritable succès cette année (2020). Plusieurs auteurs d’expression française, anglaise ou swahili ont envoyé leurs nouvelles pour espérer faire partie des lauréats. Frances Ogamba originaire du Nigéria a terminé à la première marche du podium et son prix lui a été remis le samedi 5 décembre 2020.

Frances Ogamba a été couronnée pour son texte « My husband’swife » dans le cadre des nouvelles anglophones. Son œuvre qui lui a valu ce discernement sera éditée et publiée par l’équipe de Kalahari short story. Elle était déjà lauréate 2019 du prix Koffi Addo pour la non-fiction créative et finaliste pour le prix Writivism Short Story 2019. Elle a également remporté la première place conjointe pour l’anthologie d’anniversaire de Syncity NG 2019. Elle est une ancienne de l’atelier de 2019 Purple Hibiscus Creative Writing Workshop enseigné par Chimamanda Adichie ».

Les trois autres lauréats sont la sud-africaine Christine Coates, poète et écrivain du Cap, titulaire d’une maîtrise en écriture créative de l’Université du Cap. Elle a publié trois recueils de poésie, Homegrown (Modjaji Books, 2014), Fire Drought Water (Damselfly Press, 2018) et The Summer We didn’t Die (Modjaji Books, 2020). Le lauréat suivant est le camerounais Howard M-B Mawimus, écrivain et scientifique, rédacteur pour Bakwa Magazine et membre de 2020, Miles Morland. Le dernier candidat qui s’est fait distinguer est l’ougandais Charlie Muhuzuma, avocat et écrivain dont le travail  a été présenté ou est à paraître dans Jalada AFRICA, The Kalahari Review et IBUA Journal. Il vit à Kampala.

Sur les 304 nouvelles anglophones envoyées, l’histoire des quatres lauréats a plus attiré l’attention du jury international composé de Elnathan John (Nigeria), de Caoilinn Hughes (Irlande) et de May-lan Tan (Hong-Kong).

Le concours Kalahari short story organisé en collaboration avec La Cene Littéraire a reçu un nombre important de nouvelles venant de tous les coins du monde. Au total, le jury a traité 304 nouvelles anglophones, 654 en langue française et 52 en swahili. Les prix en langue française seront décernés au mois de janvier 2021 en raison du nombre important de candidats.

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CULTURE

SÉNÉGAL – OUMY dévoile « Fleur d’Hibiscus », un EP entre introspection et ouverture internationale

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Le label DD Records a officialisé, ce 3 juillet 2026 à Dakar, la sortie de Fleur d’Hibiscus, le nouvel EP de l’artiste sénégalaise OUMY, désormais disponible sur les principales plateformes de streaming et de téléchargement.

Avec ce projet de sept titres — Sama Khol, Motto, Addiction, No Bayi, 4 Avril 1960, Sur les plages de Saly et Fleur d’Hibiscus — la chanteuse propose une œuvre introspective, articulée autour d’un processus de reconstruction personnelle et d’affirmation identitaire.

Selon le communiqué du label, cet EP met en lumière « le parcours d’une femme qui se reconstruit », en valorisant des thématiques telles que l’amour de soi, la résilience et l’attachement aux racines culturelles.

Sur le plan musical, OUMY amorce une évolution notable en intégrant de nouvelles influences sonores, tout en conservant une base artistique ancrée dans les rythmes sénégalais. Ce positionnement hybride vise à toucher un public élargi, dans une approche à la fois moderne et orientée vers l’international.

Le projet est produit par Conscious Music Group, que l’artiste a récemment intégré, et distribué par Warner Music Africa. Il résulte également d’une collaboration entre des équipes basées au Sénégal et des partenaires installés en France, illustrant une stratégie de développement transnational.

Cette sortie s’inscrit dans une dynamique de tournée déjà amorcée en Europe et au Royaume-Uni, confirmant l’ambition de l’artiste de promouvoir la musique sénégalaise sur la scène internationale.

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CULTURE

MAROC – Festival Gnaoua : Un pont entre traditions et modernité

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À Essaouira, la 27ᵉ édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde s’est ouverte comme le veut la tradition par la grande parade des confréries, un moment emblématique qui transforme les ruelles de la médina en une scène vivante de rythmes et de couleurs.

Porté par les maâlems venus de tout le Maroc, cet événement s’impose, année après année, comme un carrefour incontournable des musiques du monde, réunissant plus de 300 000 festivaliers pour cette édition.

Pour Neila Tazi, fondatrice du festival, cette rencontre artistique dépasse la simple célébration musicale. Elle s’inscrit dans une démarche de réhabilitation d’une mémoire africaine longtemps marginalisée, celle de la culture Gnaoua, héritière de l’histoire des populations subsahariennes et de leurs descendants.

Parmi les temps forts, le retour sur scène du bassiste camerounais Richard Bona a marqué les esprits, attirant une foule impressionnante sur la scène Moulay Hassan. L’artiste a souligné les liens profonds qui unissent les musiques africaines, au-delà de leurs expressions régionales, à travers une grammaire rythmique commune.

Le festival a également mis en lumière les nouvelles générations, à l’image du maâlem Mehdi Qamoum, qui a proposé une création originale en collaboration avec le Harlem Spirit of Gospel, illustrant la rencontre entre traditions gnaoua et gospel, deux formes musicales issues de racines spirituelles et historiques proches.

Au fil des années, Essaouira s’est affirmée comme un véritable laboratoire artistique où les traditions africaines dialoguent avec les influences du monde entier. Une dynamique qui conforte le rôle du festival en tant que plateforme de création, de transmission et de valorisation des patrimoines culturels.

Cette 27ᵉ édition confirme ainsi la vitalité d’un rendez-vous unique, tourné vers l’avenir, et déjà attendu pour poursuivre cette aventure musicale en 2027.

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CINÉMA

SÉNÉGAL – Cannes : Mia Guissé célèbre Coumba Gawlo comme ambassadrice

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a présence de Coumba Gawlo au Festival de Cannes dépasse le simple cadre d’une apparition sur tapis rouge. Elle s’inscrit, aux yeux de Mia Guissé, dans une logique plus profonde de représentation culturelle et d’affirmation identitaire.

En réaction à cette participation, Mia Guissé a choisi d’adopter une lecture valorisante, mettant en avant la portée symbolique de cette visibilité internationale. Dans son message, elle souligne moins l’événement en lui-même que ce qu’il incarne : une vitrine du Sénégal à l’échelle mondiale, portée par une artiste dont le parcours fait désormais figure de référence.

Une présence interprétée comme un acte de représentation
Loin de réduire cette apparition à une exposition médiatique, Mia Guissé y voit un acte de projection culturelle. Elle décrit Coumba Gawlo comme une incarnation de l’élégance et de la beauté noire, mais surtout comme une ambassadrice d’un héritage artistique sénégalais sur une scène internationale prestigieuse.
Cette lecture repositionne le rôle des artistes dans des espaces comme Cannes : au-delà du spectacle, ils deviennent des vecteurs d’image et d’influence, capables de traduire une identité nationale à travers leur posture et leur trajectoire.

Une reconnaissance intergénérationnelle assumée
Le message de Mia Guissé s’inscrit également dans une logique de transmission. En saluant le parcours de Coumba Gawlo, qu’elle qualifie de « légende vivante », elle met en lumière une continuité entre générations d’artistes sénégalaises.
Cette reconnaissance dépasse l’hommage ponctuel : elle traduit une volonté de valoriser des trajectoires inspirantes, perçues comme des repères dans un environnement artistique en constante évolution. Le succès individuel devient alors un levier collectif, nourrissant l’ambition des nouvelles figures de la scène musicale.

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