AFRIQUE DE L’OUEST
SENEGAL : Abdoul Mbaye : la relaxe pure et simple.
Le verdict du Tribunal de Dakar, la capitale du Sénégal a prononcé une relaxe pure et simple à l’encontre de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye jeudi 18 mai 2017.
Ce dernier a été traduit devant la cour de justice par son ex-épouse Amiante Diack pour complicité de faux commis dans un document administratif et usage de faux.
Cette dernière reprochait à son ex-époux, président de l’Alliance pour la citoyenneté et e travail (ACT), d’avoir falsifié leur certificat de mariage qui était sous le régime de la monogamie et de la communauté des biens afin de lui priver de ses droits.
“Je n’ai jamais cessé de croire en la justice de mon pays, bien que reconnaissant que l’un de ses pans, sans doute mineur, a donné l’impression de s’être mis au service du Pouvoir exécutif”
Utilisant abusivement une affaire totalement privée, certains de mes adversaires politiques ont cherché à me salir, me traînant dans la boue, utilisant les voix heureusement peu crédibles d’hommes ou femmes politiques de leur clan et de quelques journalistes à leur solde pour alimenter tout ce dénigrement, toute cette vindicte.
Mon seul engagement politique en valait-il la peine ? Ce qui est certain c’est que jamais ils ne m’ont découragé. Je suis resté debout dans l’attente du jour de vérité. Il est aujourd’hui venu.
Je remercie tous mes soutiens, et d’abord mes avocats et ma famille, celle de sang et celle de mes compagnons politiques. Je remercie les chefs de partis qui n’ont jamais cessé de me manifester leurs encouragements.
Sénégalais debout ! Pour poursuivre la refondation de notre République et de ses institutions” a déclaré Abdoul Mbaye dans un communiqué adressé à la presse.
Au final, le juge qui été en charge de cette affaire judiciaire, n’a pas suivi le Procureur qui avait requis un an de prison ferme contre l’ancien ministre.
AFRIQUE
BURKINA FASO – Ibrahim Traoré dément toute rivalité au sommet de l’État
Au Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a tenu à dissiper les rumeurs de tensions internes au sommet de l’État. Lors d’une intervention à Ouahigouya le 16 juillet, le chef de la junte a affirmé sans ambiguïté qu’il restait l’unique décisionnaire du pays.
« Il n’y a pas deux capitaines dans un bateau », a-t-il déclaré, en réponse aux spéculations alimentées par l’absence prolongée de plusieurs figures influentes du régime.
Au pouvoir depuis le coup d’État de septembre 2022, le jeune officier de 38 ans dirige le pays dans un contexte marqué par une insécurité persistante liée aux attaques djihadistes. Le Burkina Faso s’est par ailleurs rapproché du Mali et du Niger, eux aussi gouvernés par des régimes militaires.
Ces dernières semaines, la disparition de la scène publique de certains hauts responsables, considérés comme proches collaborateurs du chef de l’État, a suscité interrogations et rumeurs. Parmi eux, le commandant Oumarou Yabré, figure clé de l’appareil sécuritaire et patron des services de renseignement, n’a plus été aperçu depuis fin mai.
Des sources sécuritaires indiquent qu’il ne fréquenterait plus son bureau et que son dispositif de sécurité aurait été réduit. Plusieurs de ses proches auraient également été interpellés ou enlevés, dans un climat de tension accrue.
D’autres personnalités liées à son entourage ont récemment perdu leurs fonctions, notamment au sein d’entreprises publiques et de l’administration. Par ailleurs, l’absence du capitaine Kiswendsida Azaria Farouk Sorgho, considéré comme une figure importante du régime, alimente également les spéculations. Sa dernière apparition remonte à la mi-mai.
Face à ces interrogations, Ibrahim Traoré a réaffirmé sa ligne de fermeté, assurant qu’aucune rivalité interne ne saurait remettre en cause son autorité. Il a également mis en garde contre toute forme de déviation au sein de son entourage, promettant des sanctions sans concession.
AFRIQUE
CÔTE D’VOIRE – Six responsables du PDCI libérés après neuf mois de détention
Six responsables locaux du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), principale formation d’opposition en Côte d’Ivoire, ont été remis en liberté lundi, après plusieurs mois de détention. L’information a été confirmée par leur avocat, Ange Rodrigue Dadje.
Selon ce dernier, la décision a été prise à l’issue d’une audience devant la chambre antiterroriste tenue le 20 juillet. Les militants concernés, détenus depuis environ neuf mois, ont pu regagner leurs domiciles. Aucune précision n’a toutefois été fournie quant aux motifs exacts de leur libération.
Ces arrestations s’inscrivaient dans un contexte politique particulièrement tendu, à l’approche de l’élection présidentielle. Entre fin septembre et début octobre 2025, plusieurs dizaines de partisans de l’opposition avaient été interpellés à Abidjan et dans d’autres localités du pays.
En mai dernier, deux autres responsables du PDCI avaient déjà bénéficié d’une mesure similaire, portant à huit le nombre de cadres du parti libérés ces derniers mois.
La période électorale a été marquée par de nombreuses tensions, notamment l’exclusion de figures majeures de l’opposition telles que Tidjane Thiam, président du PDCI, et l’ancien chef d’État Laurent Gbagbo, tous deux écartés de la course à la magistrature suprême par des décisions judiciaires.
Par ailleurs, plusieurs dizaines de militants et responsables politiques ont été arrêtés ou emprisonnés durant cette période. Des centaines de civils, accusés d’avoir pris part à des manifestations interdites, ont également été condamnés, tandis qu’une dizaine de personnes ont perdu la vie dans des violences liées au processus électoral.
Le gouvernement dirigé par le président Alassane Ouattara a, de son côté, rejeté toute accusation de détentions à caractère politique.
Parmi les autres figures récemment remises en liberté figurent Moïse Lida Kouassi, ex-ministre de la Défense sous Laurent Gbagbo, ainsi que Ibrahim Zigui, tous deux libérés au début du mois.
AFRIQUE
SÉNÉGAL – ONU : Macky Sall remercie le président Diomaye Faye pour son soutien officiel
L’ancien président sénégalais Macky Sall a réagi, ce 20 juillet 2026, au soutien officiel apporté par l’État du Sénégal à sa candidature au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU).
Dans un message publié à la suite du communiqué du ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, l’ex-chef de l’État a exprimé sa gratitude envers les autorités sénégalaises, adressant des remerciements appuyés au président Bassirou Diomaye Faye.
Cette prise de parole intervient alors que la candidature de Macky Sall entre dans une phase décisive. Pour espérer accéder à la tête de l’ONU, l’ancien dirigeant devra obtenir le soutien d’un nombre significatif d’États membres, ainsi que l’aval du Conseil de sécurité, avant une éventuelle validation par l’Assemblée générale.
Au-delà de l’ambition personnelle, cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large de la diplomatie sénégalaise, qui cherche à renforcer son influence sur la scène internationale en soutenant l’accession d’un ancien président à la direction de l’organisation mondiale.
-
AFRIQUE3 mois .SÉNÉGAL – 24 nominations en Conseil des ministres de ce mercredi 29 avril 2026
-
ECONOMIE3 mois .SÉNÉGAL – Forum PRICE 2026 : La diaspora sénégalaise à l’épreuve du réel
-
AFRIQUE3 mois .MALI – Kidal, Gao, Tombouctou : le nord sous pression
-
AFRIQUE3 mois .MALI – L’avocat Mountaga Tall enlevé à Bamako dans un climat de crise
-
AFRIQUE2 mois .MALI – Kidal sous le feu : L’armée malienne hausse le ton
-
AFRIQUE3 mois .MAURITANIE – Deux députées de l’opposition condamnées à quatre ans de prison
-
AFRIQUE3 mois .SÉNÉGAL – Forum International de Dakar 2026 : L’Afrique face à son destin sécuritaire
-
AFRIQUE DE L’EST2 mois .ÉTHIOPIE – À Addis-Abeba, le président Emmanuel Macron change de ton sur l’Afrique


