Connect with us

AFRIQUE DE L’OUEST

SÉNÉGAL – Barthélemy Dias attaque le redécoupage proposé par Macky Sall

Publie

le

Le maire de Mermoz Sacré-cœur, Barthélemy Dias, a exprimé son indignation dans ce nouveau projet de découpage surtout dans le département de Rufisque. Pour lui, cette reconfiguration n’est qu’un deal conclu entre le gouvernement du Sénégal et certains membres véreux de l’opposition. Sur sa page facebook, ce vendredi 7 mai 2021, il a posté un message dans lequel il dénonce cette décision prise pour cette partie de la région de Dakar et qui, selon lui, cache des intérêts purement politiques. 

Barthélemy Dias n’a pas tardé à réagir au nouveau découpage proposé par le chef de l’Etat Macky Sall. Le membre de Taxawu Senegal voit dans cette décision des calculs politiques du gouvernement de connivence avec une partie de l’opposition. “L’histoire retiendra que cette agression contre DAKAR, se fait avec la complicité d’une certaine opposition et dans les jours à venir nous prendrons nos responsabilités. Tous les problèmes du Sénégal sont liés aux calculs des dealers de l’opposition. », a déclaré Barthélemy Dias sur sa page Facebook.

Pour le maire de Mermoz Sacré-cœur, c’est le moment de continuer à faire face au régime actuel au nom de la démocratie et du respect des droits des sénégalais. Selon lui, ce projet, corollaire de calculs politiques, ne doit pas passer. « Seule la lutte libère,…« , a-t-il dit en guise de conclusion.

A rappeler qu’avec ce projet de redécoupage de cette zone, beaucoup de choses vont changer. La commune de Keur Massar créée en 1996 sera érigée en département. Sangalkam et Jaxaay deviennent des arrondissements. Médina Thioub sera rattaché à la commune de Sangalkam et Niacoulrab à celle de Tivaouane Peulh et Niaga. Jaxaay va ainsi rejoindre le département de Keur Massar. Ce n’est pas tout, la commune de Bambilor va perdre 5 villages au profit de la commune de Sangalkam : Kounoune, Kounoune Ngalap, Keur Daouda Sarr, Keur Ndiaye Lo, Cité Mbaba Guissé. Par conséquent, la commune de Bambilor comptera désormais 14 villages au lieu de 19. Un autre changement sera également noté dans la commune de Jaxaay-Parcelles-Niakoulrap créée en 2011. Avant cette nouvelle configuration, elle faisait partie du département de Rufisque mais désormais elle sera affiliée au département de Keur Massar.

Advertisement
Continuer la lecture
Advertisement
Cliquez ici pour commenter

Laisser un commentaire

AFRIQUE

NIGERIA – L’armée libère les derniers enfants enlevés à Kogi

Publie

le

Au Nigéria, l’armée annonce avoir secouru les dernières victimes d’un enlèvement survenu fin avril dans l’État de Kogi. Au total, sept enfants et deux adultes ont été libérés à l’issue d’une opération de recherche menée pendant plusieurs semaines.

L’attaque avait ciblé un orphelinat non enregistré, situé dans une zone isolée. Des hommes armés y avaient enlevé 23 enfants ainsi que plusieurs adultes. Si la majorité des victimes avait été relâchée peu après, un groupe restait introuvable jusqu’à cette intervention militaire.

Selon les autorités, les personnes secourues comprennent cinq garçons, deux filles et deux femmes adultes, présentées comme les épouses du responsable de l’établissement. L’armée évoque des « efforts soutenus de recherche et de sauvetage » ayant permis de localiser et libérer les otages restants.

Cette affaire met en lumière les failles structurelles liées à l’existence de structures sociales informelles échappant au contrôle de l’État. Les autorités locales avaient en effet précisé que l’orphelinat opérait illégalement, sans enregistrement officiel ni supervision administrative, dans un environnement difficile d’accès.

Au-delà de ce cas, l’incident illustre une tendance plus large : la multiplication des enlèvements de masse comme levier financier pour des groupes armés. Dans de nombreuses zones rurales du Nigeria, où la présence sécuritaire demeure limitée, ces pratiques sont devenues récurrentes.

Advertisement

Le pays fait face à une crise sécuritaire multidimensionnelle, mêlant insurrection djihadiste, activités de groupes criminels armés — souvent qualifiés de « bandits » —, conflits entre agriculteurs et éleveurs, ainsi que tensions séparatistes dans le sud-est. Dans ce contexte, la protection des populations civiles, en particulier les plus vulnérables, reste un défi majeur pour les autorités.

Continuer la lecture

AFRIQUE

MALI – Bamako sous pression, le blocus djihadiste s’intensifie

Publie

le

Le Mali s’enfonce davantage dans une spirale de violence et de désorganisation, alors que des images diffusées le 6 mai montrent des véhicules incendiés à Kenieroba, sur un axe stratégique menant à Bamako. En cause : un blocus imposé depuis le 30 avril par des groupes djihadistes, paralysant les principales routes d’approvisionnement d’un pays fortement dépendant du transport routier.

Cette pression logistique s’accompagne d’une escalade meurtrière dans le centre du pays. Des attaques coordonnées ont visé les villages de Korikori et Gomossogou, faisant au moins plusieurs dizaines de morts selon des sources locales et sécuritaires. Ces assauts ont été revendiqués par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda.

Selon des observateurs du WAMAPS, le bilan pourrait dépasser la cinquantaine de victimes, avec des villages pillés et incendiés. Ces violences s’inscrivent dans une logique de représailles, notamment contre la milice Dan Nan Ambassagou, accusée de multiples exactions dans la région.

Sur le terrain, la confusion persiste. L’armée malienne affirme avoir mené des opérations ciblées contre des groupes armés, annonçant la neutralisation d’une douzaine de combattants, sans fournir davantage de précisions.

Parallèlement, la crise prend une dimension politico-militaire. Des arrestations et enlèvements visant des figures de l’opposition et certains militaires alimentent les tensions internes. Le parquet militaire évoque des “preuves solides” de complicités dans les attaques récentes, tandis que des voix critiques dénoncent une purge déguisée.

Advertisement
Continuer la lecture

AFRIQUE

MAURITANIE – Deux députées de l’opposition condamnées à quatre ans de prison

Publie

le

En Mauritanie, la condamnation de deux figures parlementaires de l’opposition ravive les inquiétudes autour de la liberté d’expression et des tensions identitaires dans le pays. Lundi, un tribunal de Nouakchott a prononcé une peine de quatre ans de prison à l’encontre de Marieme Cheikh Dieng et Ghamou Achour, à la suite de publications critiques visant le pouvoir en place.

Au cœur de cette affaire, des messages diffusés sur les réseaux sociaux dans lesquels les deux élues remettaient en cause la gouvernance du président Mohamed Ould Ghazouani. Elles y dénonçaient notamment des inégalités structurelles au sein de la justice mauritanienne, accusée de marginaliser certaines composantes de la population, en particulier les communautés noires et les descendants d’esclaves.

Le parquet avait retenu des charges lourdes, évoquant une atteinte aux symboles de l’État ainsi qu’une incitation à troubler l’ordre public. Pour la défense, il s’agit avant tout d’une sanction politique visant à faire taire des voix dissidentes dans un contexte de plus en plus tendu.

Le silence des autorités après le verdict contraste avec les réactions indignées de plusieurs acteurs de la société civile. Parmi eux, Biram Dah Abeid, figure emblématique de la lutte contre l’esclavage en Mauritanie, a dénoncé une décision « profondément politique », saluant le courage des deux députées qu’il considère comme des symboles de résistance face aux injustices.

Continuer la lecture
Advertisement

DERNIERS ARTICLES

FACEBOOK

PUB

NEWS +