FOOTBALL
SÉNÉGAL-PAYS-BAS – « Le foot, c’est l’efficacité »… Les Sénégalais méritants mais pas assez réalistes
FOOTBALL Les Lions de la Teranga et les Oranje ont offert un beau spectacle pour lancer définitivement la Coupe du monde. Les Néerlandais ont su faire le dos rond avant de conclure dans les dernières minutes et l’emporter 2-0
- Le Sénégal s’est incliné en toute fin de match face aux Pays-Bas après une belle bataille, pour son entrée en lice dans la Coupe du monde.
- Privés de leur star Sadio Mané, et pas aidés par leur gardien Edouard Mendy auteur d’une grosse boulette, les Lions de la Téranga n’ont pourtant pas démérité.
- Il y a de quoi être optimiste pour le prochain match face au Qatar, qui sera déjà décisif pour la qualification.
20 Minutes : De notre envoyé spécial à Doha,
Longtemps, on a cru tenir un 0-0 de ceux qu’on aime regarder, avec du mouvement, de l’engagement et une envie d’aller de l’avant. Et puis Frenkie de Jong a sorti sa baguette magique pour envoyer un ballon téléguidé sur la tête de Cody Gakpo, dont on saluera au passage la superbe course et le parfait sens du timing. Meilleur que celui d’Edouard Mendy. Piégé par la position médiane du ballon – ni trop avancé, ni trop vers la cage – le gardien de Chelsea s’est troué sur sa sortie sans conviction.
Mendy se savait sûrement en retard, alors il a sorti les poings pour la photo, comme pour dire « regardez, j’ai essayé ». Une pathologie que l’on retrouve habituellement plutôt chez les joueurs de champ qui ont la flemme de mettre la tête sur un duel aérien. Sur le second but, l’ancien Rennais a été mis à terre par une frappe gentillette de Memphis Depay. De passage dans le coin, Klaasen a terminé le boulot. 2-0, merci, au revoir. Le football dans tout ce qu’il a de plus cruel à offrir.
L’absence de Mané ne s’est pas faite sentir
« C’était un match de très haut niveau, très compliqué, mais plutôt équilibré, selon moi le score ne reflète pas la physionomie du match », a réagi Aliou Cissé en conférence de presse. Le résultat qui ne reflète pas le scénario, un grand classique du genre. Sauf que pour le coup, il est difficile de donner tort à l’entraîneur sénégalais.
Même privée de Sadio Mané, son équipe a réussi à faire mal à son adversaire. 15 tirs à 10, 4 cadrés contre 3 pour les Pays-Bas, qui ont marqué sur leur première frappe cadrée. Il serait malhonnête de parler de domination nette des Lions de la Téranga, mais on peut a minima dire que ces derniers méritaient mieux. Au fond, qu’avaient de plus les Néerlandais ? Dans un multiverse où Andries Noppert n’était pas aussi fort, Boulaye Dia et Idrissa Gueye seraient repartis avec un but chacun. Cissé :
Les Sénégalais restent optimistes
Même analyse du côté de Dia. « On a eu beaucoup de situations de frappe où on aurait dû faire mieux mais c’est comme ça, c’est le jeu. On avait établi un bon plan : rester en bloc et les presser par moments, on a eu des contres sur lesquels on leur a fait mal. » Pas vraiment de frustration dans les paroles de l’ancien attaquant du Stade de Reims, plutôt de l’espoir pour la suite, malgré l’absence de Sadio Mané, qui manque forcément. « On connaît ses qualités, on sait ce qu’il nous apporte sur le terrain et en dehors, ajoute Dia. Oui, il nous manque, mais on est un collectif, 26 joueurs, et on donne tout. »
Pas de fatalité ni de résignation dans les paroles de l’ancien attaquant rémois. Le contenu du match contre les Pays-Bas pousse à l’optimisme. « On a eu beaucoup de mouvement, on a fait beaucoup de bonnes choses. On va mettre les mêmes ingrédients pour essayer de gagner le prochain match. » Ça sera contre le Qatar. Au jeu des premières impressions, on ne se fait pas trop de souci pour les hommes d’Aliou Cissé. « Le deuxième match contre le Qatar sera très difficile, conclut le sélectionneur. Mais on doit faire en sorte de le gagner. Et cela peut nous motiver d’avoir perdu. Tout n’a pas été mauvais. » Sauf peut-être Edouard Mendy.
Source : 20 minute / Par William Pereira
FOOTBALL
GHANA – Coupe du monde 2026 : Accra célèbre un nul plein de symbole
À Accra, des centaines de supporters se sont rassemblés pour suivre la rencontre entre le Ghana et l’Angleterre, conclue sur un match nul (0-0) lors de la Coupe du monde.
Malgré l’absence de buts, la prestation des Black Stars a été largement saluée par les supporters, fiers de voir leur équipe rivaliser avec l’une des grandes nations du football mondial. Pour beaucoup, ce résultat dépasse le simple cadre sportif et revêt une dimension symbolique face à l’ancienne puissance coloniale.
« Cela montre que le football évolue. Ce n’est plus celui d’avant. Aujourd’hui, nous avançons, et c’est ça le vrai football », a confié un supporter, Nana Kojo, à l’issue du match.
Sur le plan du jeu, la rencontre a pourtant été dominée par l’Angleterre, qui a largement pris l’initiative avec 19 tirs contre un seul pour le Ghana. Mais les Three Lions ont manqué d’efficacité, incapables de concrétiser leurs nombreuses occasions, notamment en fin de match.
Les deux sélections avaient pourtant bien lancé leur tournoi. Le Ghana s’était imposé (1-0) face au Panama, tandis que l’Angleterre avait dominé la Croatie (4-2). Ce nul relance les enjeux dans le groupe, où aucune équipe n’est encore assurée de la qualification pour les phases à élimination directe.
Historiquement, l’Angleterre restait invaincue face aux sélections africaines en Coupe du monde, une série qui tient toujours, mais qui a été sérieusement bousculée par la solidité défensive ghanéenne.
Les prochains matchs seront décisifs : l’Angleterre affrontera le Panama, tandis que le Ghana croisera la Croatie, avec pour objectif une place en huitièmes de finale. Un cap que les Black Stars n’ont plus franchi depuis leur parcours mémorable jusqu’en quarts de finale en 2010.
Dans le même temps, dans le groupe K, la République démocratique du Congo s’est inclinée (1-0) face à la Colombie, alors que le Portugal a surclassé l’Ouzbékistan (5-0), porté notamment par un doublé de Cristiano Ronaldo.
FOOTBALL
SÉNÉGAL – NORVÈGE : Le match de la dernière chance pour les Lions ?Chronique d’ Amadou Thiam
Battue lors de son entrée en lice face à la France, la sélection sénégalaise aborde un tournant majeur de sa compétition avec un affrontement crucial contre la Norvège. Au-delà du simple résultat, c’est la capacité de réaction du groupe qui sera scrutée, dans un contexte où l’erreur n’est plus permise.
Malgré un score défavorable lors du premier match, les hommes de Pape Thiaw avaient pourtant affiché des séquences de jeu maîtrisées, notamment en première période. Organisation défensive solide, transitions rapides et occasions franches non concrétisées : le Sénégal avait montré un visage compétitif sans parvenir à faire la différence au tableau d’affichage.
Face à la Norvège, la problématique reste identique : convertir les temps forts en efficacité offensive. Car l’adversaire du soir se présente avec des certitudes. Portée par une dynamique positive et une attaque prolifique, la formation scandinave a démontré sa capacité à accélérer le jeu et à exploiter les espaces, comme en témoigne sa récente performance face à l’Irak.
L’enjeu pour le Sénégal sera donc double : contenir la puissance offensive adverse tout en améliorant son réalisme dans les trente derniers mètres. Le défi tactique s’annonce exigeant, notamment face à des joueurs de classe mondiale capables de faire basculer une rencontre à tout moment.
Dans ce contexte, la responsabilité collective sera déterminante. Les cadres devront répondre présents, tandis que le staff technique sera attendu sur sa gestion du tempo et des ajustements en cours de match, après les critiques suscitées lors de la précédente rencontre.
Une victoire permettrait au Sénégal de se relancer pleinement dans la compétition et de reprendre la maîtrise de son destin. Un résultat nul maintiendrait une marge de manœuvre, mais obligerait à une performance sans faute lors de la dernière journée.
Au-delà du terrain, c’est toute une nation qui retient son souffle. Entre attente populaire et exigence de résultats, les Lions jouent bien plus qu’un match : ils jouent leur avenir dans le tournoi.
FOOTBALL
CONGO – Mission CAN 2027 pour Claude Le Roy, le retour d’un vieux stratège
Le Congo-Brazzaville fait le choix de l’expérience pour tenter de relancer sa sélection nationale. Le technicien français Claude Le Roy a été officiellement nommé à la tête des Diables Rouges, marquant ainsi son retour sur un banc qu’il connaît déjà pour l’avoir occupé entre 2013 et 2015.
Lors de son premier passage, l’entraîneur avait réussi à redonner une dynamique positive à la sélection congolaise, avec à la clé une qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations 2015. Cette campagne reste l’une des dernières grandes performances du Congo sur la scène continentale, les Diables Rouges ayant terminé en tête de leur groupe avant de voir leur parcours s’arrêter en quarts de finale.
Depuis cette période, la sélection n’a plus réussi à s’illustrer au même niveau. Absente des phases finales de la CAN depuis près d’une décennie, elle peine à retrouver une stabilité sportive et des résultats à la hauteur de son potentiel. C’est dans ce contexte que le retour de Claude Le Roy s’inscrit comme une tentative de reconstruction.
À 78 ans, le technicien français se voit confier une mission claire : qualifier le Congo pour la Coupe d’Afrique des Nations 2027, dont l’organisation est prévue conjointement en Tanzanie, au Kenya et en Ouganda. Un objectif ambitieux au regard des difficultés rencontrées ces dernières années, mais qui repose sur l’expertise d’un entraîneur reconnu pour sa connaissance approfondie du football africain.
Cette nomination marque également une nouvelle étape dans la carrière de Claude Le Roy, qui enregistre ainsi une douzième expérience à la tête d’une sélection nationale. Figure emblématique du football sur le continent, il a dirigé plusieurs équipes majeures, dont le Cameroun, le Sénégal, le Ghana et le Togo, construisant au fil des années une réputation de bâtisseur.
Le pari des dirigeants congolais est désormais clair : s’appuyer sur un profil expérimenté pour redonner une identité compétitive aux Diables Rouges et tenter de les ramener sur la scène continentale. Reste à savoir si ce retour aux sources permettra au Congo de renouer avec le succès et de tourner la page d’une décennie sans résultats marquants.
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