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SOCIÉTÉ

SÉNÉGAL : Manifestation monstre : La plateforme “Aar li nu bokk” encore dans la rue.

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Dans le cadre de sa lutte pour la transparence dans les contrats pétroliers et gaziers, la plateforme “Aar li nu bokk” est sortie ce vendredi 21 juin 2019 dans les Allées du Centenaire à Dakar, la capitale sénégalaise. Leur objectif : exiger de l’Etat de mettre la lumière sur les accusations portées sur Aliou Sall le frère du président Macky Sall à travers une émission d’enquête de la chaîne anglaise BBC “Africa Eye”.

Cette fois-ci, la manifestation a été bien autorisée par le préfet de Dakar. La mobilisation a été de grande envergure. Des milliers de personnes ont été présentes dans les rues de la capitale pour ce rassemblement. Les contestataires ont brandi le drapeau national scandant “Sunu pétrole ! Sunu 400 000 mille !” pour exiger la lumière sur les contrats d’hydrocarbures signés entre l’Etat du Sénégal et les compagnies pétrolières étrangères.

Les manifestants ont décrié les agissements du Chef de l’Etat Macky Sall et de son frère Aliou Sall sans oublier Frank Timis, l’homme d’affaire d’origine polonaise, au coeur de ce scandale socio-économique aux transactions douteuses selon la BBC. A travers ce mécontentement populaire, les sénégalais lui reprochent non seulement d’immiscer sa famille dans les affaires de l’Etat mais aussi de faire un favoritisme flagrant qui étonne l’ensemble des citoyens. Et pourtant séparer sa famille des choses étatiques, fut l’un de ses programmes de campagne électoral sur lequel les Sénégalais l’ont élu à la présidence. Ces derniers ont longtemps combattu l’ancien président Abdoulaye Wade l’accusant de vouloir faire une dévolution monarchique en faveur de son fils Karim Meïssa Wade.

Aujourd’hui, avec ce scandale qui explose, les sénégalais révoltés, demandent autant à l’Etat qu’au gouvernement, des explications sur ce dossier brûlant qu’est la gestion du pétrole et du gaz national.

Malal Tall, plus connu sous le nom de “Fou malade”, membre du mouvement citoyen “Y’en a marre”, a soutenu que “ce combat a un seul nom qui est le Sénégal, ce n’est pas le combat d’une seule personne et celui de tous les sénégalais.”

Le Coordonnateur de ladite plateforme “Aar li nu bokk” Cheikh Tidiane Dièye, le leader du Pastef Ousmane Sonko, le maire de Mermoz Barthélémy Diaz, les activistes Guy Marius Sagna et Karim Xrum Xaq ainsi que des mouvements d’étudiants et de la société civile ont été à ce rassemblement de grande ampleur.

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SOCIÉTÉ

ALGÉRIE – Au moins 25 morts après la chute d’un autocar à Boumerdès

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Un grave accident de la route a endeuillé l’Algérie vendredi, après la chute d’un autocar dans un ravin près de la ville de Boumerdès, à l’est d’Alger. Selon la Protection civile, le drame a fait au moins 25 morts et des dizaines de blessés.

D’après les premières informations, le véhicule aurait quitté la chaussée pour des raisons encore indéterminées avant de basculer dans le ravin. Les secours, intervenus aux alentours de 9h40 (heure locale), ont pris en charge au moins 44 blessés, tandis que le bilan humain reste provisoire et susceptible de s’alourdir.

Cet accident est considéré comme l’un des plus meurtriers survenus dans le pays ces dernières années. Il relance les inquiétudes persistantes autour de la sécurité routière en Algérie.

Plusieurs drames similaires ont été enregistrés récemment. En août dernier, un bus avait chuté dans un ravin près d’Alger, faisant 18 morts. En décembre, un autre accident dans la région de Béchar avait coûté la vie à 14 personnes après le renversement d’un autocar.

Selon les autorités chargées de la sécurité routière, les facteurs humains, notamment l’excès de vitesse, demeurent la principale cause de ces accidents. En 2025, le pays a enregistré 3 838 décès et plus de 37 000 blessés sur les routes, illustrant l’ampleur du phénomène.

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SANTÉ

RD CONGO – La propagation d’Ebola inquiète au-delà des frontières

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L’épidémie d’Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo met en lumière les fragilités structurelles d’un système de santé confronté simultanément à l’insécurité et à un manque de ressources. Face à une propagation jugée « rapide et étendue » par l’Organisation mondiale de la santé, la riposte s’organise dans l’urgence, sans garantie de maîtrise à court terme.

Dans la province de l’Ituri, notamment à Bunia, les structures sanitaires peinent à absorber l’afflux de patients, alors que des centaines de cas suspects et de décès ont déjà été signalés. L’envoi de matériel médical et le déploiement d’experts internationaux témoignent d’une mobilisation accrue, mais insuffisante face à l’ampleur des besoins.

La situation est d’autant plus préoccupante que la souche identifiée, dite Bundibugyo, ne dispose pas encore de vaccin largement accessible ni de traitement validé. Cette contrainte scientifique ralentit considérablement les efforts de containment, obligeant les équipes à s’appuyer principalement sur des mesures de prévention, d’isolement et de suivi des contacts.

Sur le terrain, les conditions d’intervention restent extrêmement complexes. Dans plusieurs localités comme Rwampara, les équipes médicales évoluent dans des zones instables, parfois sans équipements suffisants. L’insécurité persistante entrave les opérations de dépistage et complique l’identification rapide des chaînes de transmission.

L’extension géographique de l’épidémie accentue les inquiétudes. Des cas suspects ont été signalés dans le Nord-Kivu, notamment à Butembo et Goma, carrefour stratégique déjà fragilisé par des tensions armées. Cette évolution fait craindre une diffusion plus large, difficile à contenir.

Au niveau politique, Félix Tshisekedi a appelé à la vigilance, tandis que Denis Mukwege insiste sur la nécessité de garantir un accès humanitaire sans entrave. Les partenaires internationaux, dont les États-Unis, ont commencé à déployer des mesures de soutien, combinant aide financière et dispositifs de prévention aux frontières.

La dimension régionale du risque se précise déjà. L’Ouganda a confirmé des cas liés à des mouvements transfrontaliers, signalant une possible propagation au-delà des frontières congolaises.

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AFRIQUE

RD CONGO – L’OMS alerte sur une propagation “rapide et inquiétante” de l’épidémie d’Ebola

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L’alerte sanitaire se renforce en Afrique centrale. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est déclaré « profondément préoccupé » par l’ampleur et la vitesse de propagation de l’épidémie d’Ebola qui touche actuellement la République démocratique du Congo. Selon les autorités sanitaires congolaises, la situation est déjà critique. Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba, a annoncé un bilan provisoire d’environ 131 décès et 513 cas suspects recensés à travers le pays. Une dynamique inquiétante qui pousse les autorités à accélérer les mesures de riposte.

Propagation régionale

L’épidémie dépasse désormais les frontières congolaises. En Ouganda, deux cas ont été confirmés, dont un décès enregistré dans la capitale Kampala. Cette extension géographique renforce les craintes d’une crise sanitaire régionale majeure. Face à cette situation, l’OMS a officiellement classé la flambée comme une urgence de santé publique de portée internationale, son plus haut niveau d’alerte. Un comité d’urgence devait être réuni afin de coordonner la réponse mondiale et définir les stratégies de contrôle.

Une souche sans traitement

L’épidémie actuelle est causée par la souche dite Bundibugyo du virus Ebola, particulièrement préoccupante. À ce jour, aucun vaccin ni traitement spécifique validé n’est disponible contre cette variante, ce qui complique considérablement les efforts de containment. Depuis son apparition, Ebola a causé plus de 15 000 décès en Afrique au cours des cinquante dernières années, confirmant sa dangerosité et sa capacité à provoquer des crises sanitaires majeures.

Une course contre la montre

Les autorités congolaises, en collaboration avec les partenaires internationaux, s’organisent pour contenir la propagation : surveillance accrue, isolement des cas suspects, sensibilisation des populations et renforcement des capacités hospitalières. Mais la rapidité de diffusion du virus et la forte mobilité dans certaines zones urbaines et frontalières rendent la situation particulièrement complexe, transformant cette épidémie en véritable course contre la montre.

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